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seulement. C'est ainsi que s'expliquent le plus naturellement ces mots: «Comme en cachelte.» ‘Q£s adoucit l'expression y xovrTo : Jésus n’était pas réellement un homme qui se cache, lors même qu'il agissait momentanément.comme tel. — Quelle triste gradation depuis la première Pâque.(ch.P, dans sa manière de se présenter à Jérusalem! Là, 4l était entré dans le Temple en Roi-Messie ; au ch. V, il était arrivé comme un simple pèlerin; ici, il ne peut plus même venir à Jérusalem en cette qualité : 1l est réduit à s’y rendre incognito. — Une hypothèse de Wieseler a fait fortune auprès de quelques interprètes. D’après ce savant, ce voyage serait identique avec celui dont parle Luc IX, 51 et suiv. Ce rapprochement est insoutenable. Jésus donne à son départ de Galilée (Luc IX) le caractère de la plus grande publicité ; il envoie deux à deux ses septante disciples dans toutes les villes et les bourgades où il doit passer (X, 1); il fait de longs arrêts (XHL, 22 ; XVII, 11); des multitudes l’accompagnent (XIV, 95). Et ce serait là se rendre à Jérusalem comme en cachelte ! Il vaudrait mieux renoncer à toute harmonie entre Jean et les Synoptiques que de l'obtenir en violentant ainsi les textes. L’exégèse constate simplement que le voyage dont Jean parle ici, est omis par les Synoptiques, aussi bien que ceux du ch. IT et du ch. V. Hengstenberg pense que ce voyage, en le réunissant avec le séjour en Pérée X, 40, correspond à Matth. XIX, let parallèles. Mais l’exégèse de ce passage de Matthieu par laquelle il cherche à obtenir ce résultat, est peu naturelle. Nous verrons au ch. X quelle est la vraie relation entre les voyages mentionnés par Jean ici, X, 22 et XI, 1 et les voyages rapportés par les Stop (Luc IX, 51; Matth. XIX, 1; Marc X, 1).
V. 11-15. Ces versets décrivent, Fe manière animée et dramatique, ce qui se passait à Jérusalem avant l’arrivée