II
de Jésus, en conséquence de ce qu'on ne le voyait pas paraître : (Les Juifs donc le cherchaient à la fête et disaient : Où est-il donc? 19 Et il y avait grande rumeur à son sujet dans les foules! Les uns disaient : C’est un homme de bien. D’autres disaient: Non, il égare la multitude.. 13 Toutefois, personne ne parlait de lui librement, à cause de la crainte qu’on avait des Juifs.» — Ce récit justifie là conduite pleine de prudence de Jésus. Au milieu de cette agitation populaire, sa présence dès le commencement de la fête eût facilement amené une catastrophe. — Nous retrouvons ici le contraste qui ressort continuellement dans notre évangile entre ceux que la lumiére ature et ceux qu'elle repousse. — Le terme yoyyvouéc désigne des rumeurs dans les deux sens, bienveillant ou hostile. — Les 6yào sont les groupes de pèlerins: — Ayaxo6ç signifie ici un homme droit, en opposition à un imposteur (Qil égare le peuple»). — Tov 6yàov (v. 12) désigne le bas peuple qui se laisse facilement séduire , en opposition aux dignitaires. — Il n’est point nécessaire de donner au mot ’Iovdæior un sens différent dans les:v. 11 et 43. Cest bien la portion hostile du peuple, avec les chefs de la nation à sa tête. Ils lé cherchaient dès le commencement de la fête; et leurs dispositions hostiles bien connues comprimaient la libre expression des sentiments de la multitude ; car ceux-là même qui disaient : C’est un imposteur, ne le faisaient pas avec une entière indépendance : ils affirmaient par servilité une chose sur laquelle ils n’étaient pas encore au clair. La pression venant d’en haut pesait sur tous.