‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 7 sur 278 · N et D lisent eveuoey au lieu d’eËeveuoev · texte numérisé non relu

N et D lisent eveuoey au lieu d’eËeveuoev

4, N seul: meow au lieu de toxw.

sans doute d'éviter le bruit, l’attroupement; il craignait l'enthousiasme charnel qu’excitaient ses miracles. Mais il ne résulte pas de là que les derniers mots : «Vu qu'il y avait foule en ce lieu, » soïent destinés à exprimer ce motif. Ils font plutôt ressortir, comme le pense Hengstenberg, la possibilité de l'évasion. Jésus avait aisément disparu au milieu de la foule qui se pressait en ce lieu. C’est sans doute là le sens que prétend exprimer la leçon du Sinait. : év pécw. Néanmoins elle est inadmissible , aussi bien que l’autre variante du même Ms. dans ce verset (évesvoey). — ’Exvsvw, proprement : faire un mouvement de la téle pour éviter un coup, d’où : s’esquiver.

V. 44 et 15. «Après cela, Jésus le’ trouve dans le Temple et lui dit: Te voilà rendu à la santé; ne pèche . plus, de peur qu'il ne t’arrive quelque chose de pire. 45 Get homme s’en alla rapporter” aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri. » — Le malade était peut-être venu dans le Temple pour y offrir un sacrifice d'actions de grâces. L’avertissement que Jésus lui adresse suppose certamement que sa maladie avait été soit l'effet , soit la punition du péché; mais 1l faut se garder de conclure de cette parole, comme on l’a fat souvent, que la maladie résulte toujours du péché mdividuel ; elle peut avoir pour cause , dans bien des cas, l’altération de la vie collective de l’humanité par le péché (voir à IX, 3). —- Par quelque chose de pire que trente-huit années de souffrances , Jésus ne peut entendre que la damnation.

Dans la révélation que l’impotent fait aux Juifs, il ne faut voir ni une prédication dictée par la reconnaissance (Chrysostome, Grotius, etc.), ni une dénonciation malveillante

{. N soul : toy Tefepameumevov, au lieu de œutov. 2. Au lieu d'avnyyee, D K U A 20 Mnn. lisent axnyyetks ei N G L [tolis- Syr. COp. etrev.

(Schleiermacher, Lange), ni un acte d’obéissance envers les autorités (Lücke, de Wette, Luthardt) , ni enfin la proclamation hardie d’un pouvoir supérieur au leur (Mevyer).. C’est tout simplement la réponse qu'il n’a pu faire au v. 438 ét qu'il fait maintenant à la décharge de sa responsabilité, la violation du sabbat pouvant entraîner pour lui la peine de mort, v. 16. 18. Comp. Nomb. XV, 35.

V. 16. «C'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus", parce qu'il faisait de telles choses le jour du sabbat.» Au& voùto, c'est pourquoi, résume ce qui précède et en même temps est expliqué par la phrase qui termine le verset : (Parce que...» — Le mot dtwxeuv, poursuivre, indique la recherche des moyens de nuire. — En faveur de l’authenticité des mots suivants dans le T.R.: EE is cherchaient à le faire mourir,» on peut alléguer le n&Xhov, encore davantage, v. 18. Mais on peut dire, et avec plus de probabilité encore, que c’est ce mot-là qui à provoqué cette glose. — L'imparf. éxote, il faisait, exprime malignement que la violation du sabbat est passée chez lui à l’état de principe ; il est coutumier du fait. Cette idée se perd entièrement dans la traduction inexacte d’Ostervald et de Ralhet : «parce qu'il avait fait cela.» — Le pluriel +aÿra rappelle peut-être la double violation du sabbat : la guérison et le port du fardeau.

Remarquons ici deux analogies entre Jean et les Synoptiques : 4° Dans ces derniers aussi, Jésus est souvent obligé de faire ses miracles comme à la dérobée, et même d’imposer silence à ceux qu'il à guéris. 2 C’est aussi à l’occasion des guérisons sabbatiques que, d’après eux, le conflit

part des Mnn. It* Syr®*. Ces mots sont omis dans N B G D L [tplerique Vo, Syrer COp.

Le discours de Jésus : v. 17-47.

Trois pensées principales sont développées dans ce discours essentiellement apologétique :

1° Jésus justifie son œuvre par le rapport de dépendance qui existe entre son activité et celle de son Père : v. 17-30.

9° Comme la réalité de cette relation ne reposait que sur l'affirmation personnelle de Jésus , il en donne pour garantie le témoignage de Dieu même: v. 31-40.

3° Enfin, appuyé sur ce témoignage du Père, il passe de la défense à l'attaque et dévoile aux Juifs la cause réelle de leur incrédulité, l'absence du vrai esprit théocratique : v. 41-47.

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