D M U Vss. ajoutent axo tou vuy devant auaptave
tué le terme de Zapider à l'expression plus générale de mettre à mort ? La troisième supposition me parait la plus probable.
V. 6. En quoi consistait le piége ? Plusieurs : S’il répondait : Ne lapidez pas, il contredisait Moïse, et on pouvait l’accuser devant le sanhédrin comme faux prophète ; s’il disait: Lapidez, il reniait son principe habituel de miséricorde envers les pécheurs. Mais, dans ce second cas, il n’y eût pas eu lieu à accusation. D’autres : Ils attendaient avec certitude une réponse dans le sens de la clémence et par conséquent une décision contradictoire à celle de Moïse. Mais le piége eût été trop faiblement tendu. Plutôt : S'il répond : Lapidez, on l’accuse auprès de Pilate, comme usurpant les droits de l’autorité romaine, qui s’était réservé, ainsi que dans tous les pays conquis, le jus gladii; s’il répond : Ne lapidez pas, on l’accuse auprès du sanhédrin et on le décrie auprès du peuple, comme faux Messie. C’est exactement la même combinaison que lorsqu’on lui pose la question du tribut à payer à César (Luc XX et parallèles). — L'acte de Jésus, à la suite de cette question, n’est pas simplement, comme on l'entend d'ordinaire d’après certains exemples tirés des auteurs grecs et des rabbins, une manière de s’isoler ou de témoigner son indifférence à l'égard de la question qui lui est posée. Nous accordons à Hengstenberg que cette explication ferait de l'acte de Jésus un pur jeu, incompatible avec sa dignité morale. Jésus, faisant le geste d’écrire, doit avoir réellement écrit quelque chose. Et ce qu’il a écrit ne peut être, à ce qu'il nous parait, que la parole qu’il prononce lui-même l'instant d’après (v. 7): la première partie, lorsqu'il se baissa et qu’il écrivit pour la première fois (v. 6); la seconde, lorsqu'il reprit de nouveau cette attitude (v. 8). En écrivant, Jésus faisait allusion à la fonction de juge que lui attribuaient en ce moment ses adversaires. Une sentence ne se prononce pas seulement ; elle s'écrit. Or la parole suivante de Jésus mérite bien le nom de sentence dans un double sens: n’est-ce pas la condamnation des accusateurs et l’absolution de l’accusée ?
V. Tet 8. L'art admirable, mais en même temps très-simple, de la réponse de Jésus au v. 7 consiste à ramener la question du domaine juridique où la plaçaient ses adversaires sur le terrain moral
auquel Jésus prétend pour Je moment restreindre sa compétence. Un juge en fonction peut sans doute juger et condamner tout en étant lui-même pécheur. Mais telle n’est point en ce moment la position de Jésus qui n’est point revêtu de la fonction officielle de juge (Luc XII, 14). Ce ne saurait être non plus la position de ceux qui lui adressent Ja question. Pour avoir donc le droit de se faire spontanément les représentants et les exécuteurs de la justice de Dieu, tout au moins faudrait-il qu’ils ressemblassent à Dieu par la sainteté par faite de leur vie. Il est évident que celte réponse suppose la théocratie asservie et privée, comme elle l'était réellement, de son antique constitution. Les interprètes qui, comme Lücke, Meyer æt tant d’autres, restreignent l'application du terme sans péché à V'adultère ou en général à l’impureté, affaiblissent étrangement la pensée de Jésus. « Si quelqu'un a péché dans un seul commandement, al est coupable à l'égard de tous» (Jacq. 11, 10). L’habïleté de cette réponse est donc de désarmer les juges improvisés de cette femme, sans cependant porter la moindre atteinte à l’ordonnance de Moïse. Le code demeure ; seulement, il ne reste personne pour lexécuter, du moins parmi les accusateurs.
V. 9. Si les pharisiens eussent été sincères dans leur indignation contre le crime de l’accusée, ils l’eussent conduite maintenant de Jésus auprès du juge. Leur départ est un aveu tacite de l’intention odieuse dans laquelle ils étaient venus et de leur défaite. — ILosoBUtepct ne désigne point une charge ; ce sont les plus âgés qui, comme les représentants les plus vénérables de la morale publique, marchaient en tête; et éoyatot ne signifie point les plus jeunes, où les derniers quant à la position sociale , mais simplement, comme dit Meyer, les derniers qui sortirent.
V. 10 et 11. Ce résullat constaté, Jésus fait sentir à la femme , par le ouèé yo, moi non plus, qu’il y avait pourtant là quelqu'un qui, même en appliquant la règle posée par lui au v. 7, aurait réellement pu lever la première pierre, s’il eût trouvé bon de le faire; mais celui-là même y renonce par charité et pour lui laisser de temps de revenir au bien: « Va, et ne pèche plus.»
Ainsi s’évanouissent toutes les inconvenances morales que Hengstenberg prétend trouver dans ce récit. Ce trait est digne de tout
PREMIER CYCLE. — CHAP. VIII, 7-12. 205 point de la sagesse, de la sainteté et de la bonté de celui à qui il est attribué. Il semble être à la base de ce sublime passage où saint Paul, se plaçant sous l'égide de Christ, jette le défi à l'univers entier : «Qui accusera ? Qui condamnera?» (Rom. VII, 33. 34.) IL ne peut pas plus avoir été inventé que tout autre trait de la vie inimitable de Christ. Ses caractères internes le placent chronologiquement à la même époque, que les autres faits semblables racontés par les Synoptiques immédiatement à la suite du jour des Rameaux (Luc XX; Matth. XXII, etc.). Une reconnaissance aussi explicite de l’autorité de Jésus de la part des membres du sanhédrin serait d’ailleurs difficilement compréhensible avant la scène de ce grand jour.
IE. Jésus, la lumière du monde : VII, 12-20.
Nous trouvons dans ce morceau: 1° un témoignage (v. 12); 2° une objection (v. 13); 3° la réponse de Jésus (v. 14-19); 4° une notice historique (v. 20).
V. 19. «Jésus, prenant de nouveau la parole, leur dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera' pas dans les ténèbres, mais il aura * la lumière de la vie. »-— Si nous maintenions dans le texte le récit de la femme adultère, le v. 12 devrait se rattacher à ces mots. du v. 2: «El s'étant assis, il les enseignait. » Mais le Tax, de nouveau, annonce plutôt un second témoignage, analogue à celui de VIE, 37 et suiv. Le vrai sens de ces premiers mots est celui-ci: «Jésus, après s'être ainsi appliqué un premier symbole, reprit la parole pour s’en appliquer un second.» Jean ne dit pas si ce second discours eut lieu le même jour que le précédent. Rien dans le texte ne force à admettre le contraire, quoique les arguments en faveur de cette supposition ne soient pas non plus décisifs. — Le terme
1. T. R. avec NDEHM A Lit teptxatnoet. 9 Mjj. 60 Mnn. Or. lisent TEPLTATNON.