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était-il resté profondément gravé dans la mémoire de l'évangéliste. Le terme ya£opuhæxov, trésor, désigne probablement lappartement où étaient déposés l'or et l’argent destinés à l'entretien du Temple et à d’autres buts pieux. Il ressort de Marc XII, #1 et de Luc XXI, 1 qu'on appelait aussi de ce nom les troncs ou coffres d'airain, au nombre de treize, destinés à recevoir les dons des fidèles. Ils étaient dans le parvis des femmes et portaient chacun une Imseription indiquant le but auquel était consacré l'argent qu'on y déposait. C'était en face de celui qui était destiné aux pauvres qu'était assis Jésus, lorsqu'il vit la veuve y mettre sa pite. Il est probable que l'appartement appelé trésorerie était celui où étaient gardées les sommes provenant de ces trones et qu’il était voisin de ceux-ci. Cette localité était ainsi presque attenante à celle où se trouvait la salle dans laquelle le sanhédrin tenait ses séances, entre le parvis des femmes et le parvis mtérieur (Keil, Handb. der bibl. Archüol., 1 partie, p. 146, note 13). Cette dernière circonstance explique l'importance qu'attache l’évangéliste à Pindication de cette localité; elle met ce discours en rapport avec la séance du sanhédrin dont le récit avait précédé (VIT, 45-39). C'était, en quelque sorte, sous les yeux et aux oreilles du sanhédrin, que Jésus enseignait quand il prononça de telles paroles. Les mots suivants : « Dans le Temple,» servent à faire ressortir le caractère sacré de la localité indiquée : «À la trésorerie, en plein Temple de Jérusalem!» Et le xai qui suit prend évidemment dans cette liaison le sens de et pourtant. S'il y avait un lieu où Jésus se trouvait sous la main et comme à la merci de ces ennemis, c'était celui-là; mais leur bras était encore paralysé par leur conscience,