N°: eheyey ouv au lieu de euxev ouy tav
aussi bien au pluriel œuaotia que nous trouvons v. 24, dans une parole toute semblable. Le péché est ici l'égarement du cœur, l'éloignement de Dieu, en général; au v. 24, ce seront les manifestations particulières de cette disposition. XIII, 33 Jésus parle aux apôtres, dans les mêmes termes que dans la fin de notre verset, de l'impossibilité de le suivre; mais pour ceux-ci, l'impossibilité ne doit être que momentanée (œor); car Jésus reviendra les chercher (XIV, 3). Pour les Juifs, au contraire, le pont entre la terre et le ciel est rompu par le rejet de celui sans lequel nul ne parvient au Père (XIV, 6). — A leur tour, et comme par une sorte de revanche, les Juifs renchérissent aussi sur la réponse qu’ils lui avaient faite VII, 35. Là, ils avaient fait de lui le Messie des païens; ici, ils font de lui celui des trépassés. Certes, disent-ils, si c’est dans l'Hadès que tu veux descendre, nous n'irons pas l’y rejoindre. Cette moquerie n’a pas besoin d’être expliquée par l’idée qu'un châtiment parüculier attendait dans l'Hadès ceux qui s’ôtaient la vie (Josèphe, Bell. jud. M, 8,5). — L'imparf. &keyoy, dans ces entretiens des Juifs avec Jésus, désigne l’objection comme posée et demeurant pour ceux qui la font.
V. 23-95. «Et il leur dit! : Vous êtes d’en-bas, moi je suis d'en-haut; vous êtes de ce monde, moi je ne suis pas de ce monde. 24 C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car, si vous ne croyez pas que c’est moi... vous mourrez dans vos péchés. 29 Ils lui disaient donc : Qui es-tu, toi ? Et Jésus leur dit: Précisément ce qu'aussi je vous affirme.» — Un abime sépare le ciel, patrie de Jésus, de la terre, patrie morale des Juifs (v. 23), et la foi en Jésus pourrait seule leur donner le moyen de franchir cet abîme (v. 24). Malgré le paral-