‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 97 sur 278 · Au lieu de ote, N BLX Has lisent ev n nuepor · texte numérisé non relu

Au lieu de ote, N BLX Has lisent ev n nuepor

qu'il n’en est rien (p. 20 et 26); dans ce cas, comme dans celui du ch. V, Jésus avait foulé aux pieds non le sabbat mosaique, mais sa caricature pharisaïque. — Les mots rœhwy et xai (v. 15) sont tirés de l'impression de l’aveugle, que ces mterrogatoires fatiguent; car il en pénètre déjà l’intention. Ainsi s'explique aussi la brièveté un peu cassante de sa réponse. La scission qui s'était manifestée dans le public, se reproduit dans ce cercle restreint. Les uns, partant du statut sabbatique, contestent à Jésus toute mission divine, d'où résulte logiquement la négation du miracle. Les autres, partant du fait du miracle, concluent au caractère saint de Jésus et nient implicitement l'infraction sabbatique. Le choix de la prémisse dépend ici, comme toujours, de la hberté morale; c’est à ce point de départ que se séparent les amis de la lumière et ceux des ténèbres; le reste n’est plus qu'affaire de logique. — Il ne faut pas traduire 4uap- Tw)ç par pécheur. Les défenseurs de Jésus ne pensent point à affirmer sa parfaite sainteté; la terminaison whos exprime l'abondance, l'habitude; ainsi : un homme sans principes, comme les péagers. — La question adressée à l’aveugle au v. 17 a pour but de lui arracher une parole qui fournisse un prétexte de suspecter sa véracité. L’aveugle reconnait dans le miracle, conformément à l'opinion reçue (IL, 2), le signe d’une mission divine, et le déclare franchement.

V. 18-25. «Les Juifs donc ne crurent point qu'il eût été aveugle et qu'il eût recouvré la vue, jusqu'à ce qu'ils eussent fait venir le père et la mère de celui qui avait recouvré la vue; 19 et ils les interrogèrent, disant : Estce là votre fils, que vous dites être né aveugle ? Gomment donc voit-il à cette heure? 20 Les parents leur répondirent et dirent: Nous savons que c’est là notre

fils, et qu'il est né aveugle; 21 mais comment il voit maintenant, nous ne le savons; ou qui lui a ouvert les yeux, pour nous, nous ne le savons; il a de l’âge, interrogez-le‘ : il déclarera lui - même ce qui le concerne. 29 Les parents parlèrent ainsi, parce qu'ils craignaient les Juifs; car les Juifs étaient déjà convenus que si quelqu'un le reconnaissait pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. 23 C’est pour cette raison que ses parents dirent: Il a de l’âge, interrogez-le.»y — Dés ce moment, Cest le parti décidément hostile à Jésus (ot ’Tovdœtot) qui prend en mains la direction de l'enquête. Ils soupçconnent un compérage entre Jésus et l’aveugle, et font, par cette raison, comparaître ses parents. Des trois questions que renferme le v. 19, les deux premières, celles qui se rapportent à la cécité originaire de leur fils et à l'identité de cet homme avec lui, sont résolues aussitôt affirmativement par les parents. Il y a quelque chose de comique dans ces trois «dt par lesquels ils se déchargent sur lui de la solution de la troisième. — Le terme ovvetétetvro (v. 29) désigne une décision prise, et non un simple projet, comme le pense Meyer; cela ressort du mot ôn, déjà, et de la connaissance qu'ont les parents de cette mesure. — Il n'existait probablement à cette époque que le premier des trois degrés d’excommunication admis plus tard par les rabbins. Cette peine consistait dans l'exclusion de la synagogue et la rupture des relations domestiques pendant trente jours; elle pouvait être prolongée. Cest ici un nouveau jalon dans le développement des mesures hostiles à Jésus; c’est la transition entre l'envoi des huissiers (ch. VII et le décret du ch. XI. La lâcheté des parents prélude à celle du peuple entier.

1. N omet les mots autoy epwrnoate. B DLX [tplerige ]es placent avant nAtXLaV Eyet.

V. 24-34. «Ils appelèérent pour la seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et lui dirent : Donne gloire à Dieu; nous savons que cet homme est un méchant. 25 Lui répondit!: Si c'est un méchant, je ne le sais; je sais une chose : c'est que moi qui étais aveugle, maintenant je vois. 26 Ils lui dirent de nouveau? : Que t'a-t-il fait? Comment t'a-t-il ouvert les yeux? 27 Il leur répondit: Je vous l’ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté; pourquoi voulez-vous l'entendre de nouveau? Voulez-vous aussi devenir ses disciples? 928 Ils l’injurièrent et lui dirent: Toi, tu es disciple de cet homme; nous, nous sommes disciples de Moïse. 29 Quant à Moïse, nous savons que Dieu lui a parlé; mais celui-ci, nous ne savons d'où il est. 30 Cet homme leur répondit et leur dit : C’est ici une chose étrange”, que vous ne sachiez d’où il est; et cependant, il m'a ouvert les yeux. 31 Or, nous savons que Dieu n’exauce pas les méchants; maïs si quelqu'un l’honore et fait sa volonté, celui-là, il l'exauce. 32 Jamais on n’ouit dire que personne ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. 99 Si celui-ci n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire de pareil. 34 Ils répliquèrent et lui dirent: Tues né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes! Et ils le chassèrent dehors.» — À la suite de cette confrontation, une délibération intervient; le parti violent l'emporte; on décide d’arracher à l’aveugle le désaveu du miracle au nom du principe sabhatique, en d’autres termes d’anéantir le fait par la dogmatique. L’éxpression donner gloire à Dieu désigne l'hommage rendu à l’une des perfections divines

1. Les alexandrins retranchent xat euxev qu'ajoute le T.R. 2. NB D Itplerique Vo, omettent tax».

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