‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint LucChapitre 13 sur 58 · LE TITRE DE L'EVANGILE · texte numérisé non relu

LE TITRE DE L'EVANGILE

La forme la plus brève se trouve dans n BF : /-arà Aouxav. La plupart des Mjj. lisent : eùayy&tov x.axà Aouxàv. Le T. R., avec quelques Mnn. seulement : to koltol Aouxàv eùayy. Quelques Mnn. : to xaTa Aouitav ayiov eùayy.

Selon plusieurs savants (Reuss, Gesch. der Heil. Schr. N. T. § 177), la préposition y-axà, selon, signifierait non :

composé par, mais : rédigé selon la conception de Ainsi,

bien loin d'affirmer la composition de notre évangile par le personnage désigné, ce titre la nierait plutôt. Ce sens ne nous paraît pas admissible. Non seulement la préposition kcctol peut en grec s'appliquer au rédacteur lui-même, comme le prouvent les expressions suivantes : fl xttt&Ma&réa TCsvTaTeuyos (le Pentateuque selon Moïse) chez Epiphane ; 71 xaô' 'Hpoàofov tGTopta (l'histoire selon Hérodote) chez Diodore ; MaT0aioç... ypa<pri 7i:apa^oi>; to y-orr' aÙTov eùayye^iov (Matthieu ayant mis par écrit l'évangile selon lui) chez Eusèbe (H. Eccl. III, 24-). Mais cette préposition doit avoir ce sens dans notre titre. Car 1° les titres de nos quatre évangiles ont trop de conformité entre eux pour provenir des auteurs de ces écrits; ils ont donc été formulés par l'Eglise, quand elle a formé la collection des évangiles. Or le sentiment de l'Eglise a toujours été, aussi loin que nous pouvons le poursuivre, que ces écrits avaient été composés par les personnages désignés dans les titres. 2° A l'égard du troisième évangile en particulier, un autre sens n'est pas

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