Cependant Moïse vous a don
circumcisioneni ; (non quia ex Moïse né la circoncision (bien qu'elle ne
est, sed ex patribus) et in sabbato circuincidilis hominem,
soit pas de Moïse, mais des patriarches) : et vous circoncisez le jour du sabbat.
23. Si circumcisionem accipit ! 23. Or, si un homme reçoit la homo in sabbato, ut non solvalur lex [ circoncision le jour du sabbat, afin -Moisi ; mihi indignamini, quia totum , que la loi de Moïse ne soit point viohominem sanum i'eci in sabbato. | lée, comment vous indignez-vous
I contre moi, parce que j'ai rendu un homme sain tout entier un jour de [ sabbat ?
Ici Notre Seigneur leui' montra leur tort, même d'après leurs usages el Iryditions. Pour com])rcndre ce raisonnement il faut savoir : 1** Que la loi de Moïse ordonnait de circoncire les enfants au huitième jour, ('etto loi date d'Abraham, mais (?llc a \o<-u une non-
velle lorce par Moïse. 2" Les traditions des Juifs, qui regardaient comme un manquement à loi de faire des remèdes le jour du sabbat, leg.irdaient aussi comme un péché et même plus grand peut-être mais au moins aussi grave, de répandre du sang, de faire une plaie c'était un des travaux défendus et punis de mort. 3° Cependant la Tradition veut que quand le huitième jour d'un enfant tombe le jour du sabbat, on fasse la circoncision ce jour, non parce que cette loi est plus ancienne que celle de Moïse, mais parce que la loi de Moïse ordonne que la circoncision d'un enfant se fasse le huitième jour ; tellement que, hors le cas du huitième jour, la circoncision ne pouvait jamais se faire le sabbat. 4° Il faut savoir que, d'après ces traditions, une raison de santé était suffisante pour remettre la circoncision du huitième jour à un autre temps; et cela était autorisé par la conduite de Moïse, qui n'avait pas fait circoncire les Israélites tout le temps qu'ils étaient à voyager dans les déserts.
D'après cela on comprend ce raisonnement de Notre Seigneur auquel les Pharisiens ne pouvaient répondre. « .l'ai fait une œuvre le jour du sabbat, et vous voilà «tous dans l'étonnement, parce que j'ai enfreint la « loi du sabbat. Cependant, je vais vous montrer que « vous en faites autant avec une raison inférieure à la «mienne. î Propterea) Vous circoncisez un enfant le « huitième jour, et par là enfreignez plus gravement « les lois de vos traditions que je n'ai fait, et vous ne « le faites que pour ne pas manquer à une loi de « Moïse, qui ordonne en généaal la circoncision d'un « enfant le huitième jour, quoiqu'elle ne spécifie pas le « sabbat. Après cela vous vous irritez contre moi, parce ft que j'ai enfreint selon vous une loi grave de vos
'( liadilions, pour une raison plus importante, puis- « qu'il s'agissait de guérir un homme tout entier, ('e- « pendant, la santé d'un homme doit passer avant une « loi particulière. La circoncision . d'après ces mornes « traditions, est inférieure à la sanlé entière d'un homme. « D'ailleurs la loi de la ciiarité va avant tonte autre « loi.
24. Nolile judicaresecundiiiii faciem, sed juslutn jiidiciiim judicato.
24. Ne jugez point s.iir l'apparencv, mais rendez un juste jugement.
Par tout ce que iNotre Seigneur leur vient de dire il leur prouve qu'en justice ils ne devaient pas chercher à le faire mourir, et que, s'ils le voulaient faire mourir, c'est en cela même qu'ils enfreignaient la loi qui leur défendait de juger selon les préventions particulières, mais selon la justice. Et il était évident qu'en ce jugement ils ne jugeaient pas selon la justice, mais par haine contre Notre Seigneur.
2.5. Dicebant ergo quidam ex Jerosolymis : Nonne hic est, quem quaerunl interficere?
•Sfi. Kt ecco palam ln((iiitur, ci nihil ei-dicunt. Numqiiid vere cognoverunl jn'incipes qnia liic esL C.hrisUis?