El addiixit eiun ad Jesum
Inluilus aiitt^m oiim Jésus, dixit :
Tu es Simon , filius Jona : tu vocaberis Cephas. quod inlerpreiaUir Pplrus.
43. In craslinum vohiit exire in Galilaeam, el invenit Phiiippuni. Kt
41 . Il renconlra d'abord son frère Simon, et lui dit : Nous avons trouvé le Mes.sie [ ce qu'on interprète par le Christ.)
4'2. Et ill'aniena a Jésus. Et Jésus l'ayant regardé, lui dit : Tu es Simon, fils de Jona : tu seras appelé Céphas, ce qu'on interprète par Pierre.
43. Le lendemain Jésus voulut aller en Galilée ; il trouva Philippe,
dicit ei Jésus . Sequere me. et lui dit : Suis-moi
Saint André, comme cela arrive ordinairement à ceux qui ont été nouvellement attirés k Notre Seigneur, eut de suite un désir ardent de communiquer son bonheur à ceux qui lui étaient chers. Il va de suite trouver son frère et lui annonce qu'il a découvert le Messie. Saint Jean-Baptiste le lui a fait connaître, il l'a ensuite vu lui-même, il a joui de sa présence, et a goûté un grand bonheur. Sa foi était déjà sans doute, sans hésitation, et il amène de suite son frère pour qu'il ait aussi le bonheur de le voir.(*
Quand Simon Pierre arrive. Notre Seigneur le regarde d'une manière spéciale. Ce regard signifie l'élection spéciale de cet apôtre pour être le fondement de l'Église. Notre Seigneur lui dit : « Tu e.^ Simon, (îltus Jona. » Il l'appelle par sou nom et par celui de son père, pour lui montrer que la grandeur et la puissance souveraine dont il sera revêtu n'est qu'un don de son Père céleste; et que Pierre, de sa nature et du di^oit de ses ancêtres, n'est rien que faiblesse et bassesse, à ce point que les
'*; La vocation de saint Pierre, de sairvt Philippg et de Naihanaël curent lieu le second jour. C'est ce jour que Notre Seigneur s'en alla en Galilée, et arriva le troisième jour à Cana près Capharnaiim, où il s'arrêta et préchi )?«= our.'! qui suivirent Iss Tiores de Cana. Note du Y. Peru.,
oi
hommes n'y iaisaieut pas attention seulement, mais que-, pai' la \ertii divine dont Notre Seigneur le revêtira , ii sera appelé Pierre pour la force et la stabilité qu'il recevra. Notre Seigneur dit vocaberis au futur, parce que Simon Pierre ne reçut ce don impartant pour l'Église qu'après l'Ascension de son Maître.
44. Etal autPiVi Pliilippus a Belhsaida, ci\ilaifc Aiidrett et Felri.
45. InveniL Pliilipiiiis Nalhanael et dicil ei : Quem ^c•ripsi^ .Voyses in .'ei^e . el proplieiae, invei'iin'is Jesuui, filiui). Joseph, a Nazarelii.
4i. Or Ptiilippe élait d? Beth- Sdïile, de la même ville qu'André et Piene.
4-5. Pliilippe trouva Nalhanai^', et lui dii : Non? a\onslro ivé ce ui q e Moyse a écrit d.ms la loi el ensuite U'> pro;liéiei, Jésus, fils de Joseph, de ."\;!'/arei!i.
Philippe eiiî le même zèle qu'.*^ndré. 11 va aussitôt trouver son ami Nalhanael, que quelques-uns croient être saint Barthélémy apôtre, et lui annonce le Messie. Sa foi sur le .Messie paraît avoii- été alors obscure; il l'appelle iils de Joseph, el il ne se doutait pas encore que ce fût le Fils de Dieu ; ii ne voyait que l'homme eu lui, mais un houime-Messie.
46. Et dixii ei Nalhar-ael : A Nazareth poie.'i iiliqiiid bo'ii ps>e?
Dicit ei f hilipyus : Veiii, et vide
46. El .Nathanaël lui dit : De Nazareth peut -il \eiiir quelque cho^e de bon? Phili()pe lui dit :
ViL'iis, el vois.
La bonne âme de Nathanaël était pleine de prévention contre les habitants de Nazareth, parce qu'il les connaissait pour être très-mauvais, comme ils rétai'jiit en elfeî. Quant ;i Joseph et à Marie, il n^ les connaissait pas; ils vivaient si cachés qu'ils é'.aient à peine connus dans le pays. D'ailleui-s, les !iabi!ants de Nazareth élaient si méi-hants, qu'ils nélaient guère capables de discerner le grand trésor qu'ils possédaient ; car l'esprit de la chair ne saurait discerner ce qui est de l'esprit de Dieu. Or.
si .Marie et J(.>seph avaient été connus pour ce qu'ils étaient, ce n'eut [)u être que par les habitants du pays où ils demeuraient, et ceux-ci ne les connaissant pas, lie pouvaient les faire connaître de réputation aux étrangers.
On voit dans ces paroles le cœur du bon Nathaoaëi, les désirs qu'il avait pour le Messie et l'estime et l'amour qu'il avait pour sa personne. Mais la parole de Philippe est bien remarquable : «Viens et vois. » Il fallait que la vue et la présence de Notre Seigneur fût un spectacle ravissant pour les bonnes âmes. Philippe a été auprès du divin Agneau pendant très peu de temps, et son âme était transportée. Il était si pénétré de la vue et de la présence do son Maître, qu'il est persuadé qu'il n'en faut pas davantage pour faire disparaître les préventions de Nathanaël, et pour le faire croire, comme il croyait lui-même. ïl ne S3 trompa pas. Nathanaël. quoique plein de préventions, suivit Philippe, dans le grand désir qu'il avait de voir le Messie.
47. Vidit Jésus Nalhaiiael veni- I 47. Jésus vitvenir à lui Nathanaël, «ntem ad so, et dicil do eo : Ecce | et il dit de lui : Voici vruiment,un Tere Israelila. in quo dolus non est. Israélite, on qui il n'y a point d'artifice.
Quand Nathanaël fui près de Notre Seigneur, J.ésus le voyant venir à lui, dit des choses à sa louange. Notre Seigneur peut louer quelqu'un en face, parce qu'en même temps il donne sa grâce pour qu'on en profite et qu'on n'y perde rien. Et une parole semblable sortie de la bouche de Notre Seigneur est moins une louange qu'une grâce, qui augmente la vertu qu'il loue dans la personne. On voit par ces paroles q\ielle complaisance Notre Sei-
tçueur met dans les âmes simples. Celte vertu de simplicité, en eflet, est une de celles qui attire le plus de grâce clans une à me.
48. Dici ei Nallianael : Unde me | 48. Nathanaël lui dit : D'où me nosti? Respoiidit Jésus, et dixil ei : 1 connaissez- vous? Jésus répondit et i^riusquani le l Piiilippus vocaret , I lui dit : Avant que l'hilippe t'appecum esses sub ficu, vidi te. j lât, lorsque lu étais sous le figuier,
! je l'ai vu.
49. Respondit ei [Nathanael, et j 49. Nathanaël lui répondit : Rabbi, ait : liabbi , lu es Filius Dei, Ui es vous êtes le Fils de Dieu, vous êtes rex Israël. I le roi d'Israël.
Nathanaël, toujours dans ses préventions, ne dit pas Rabbi en commençant à parler ; il demande d'où Notre Seigneur aurait pu le connaître pour pouvoir affirmer ce qu'il dit de lui. Par là il fait voir qu'il ne croyait pas encore qu'il était le Messie. Car Nathanaël n'allait pas par deux voies ; s'il avait voulu savoir si c'était par esprit de prophétie que Notre Seigneur avait parlé ainsi, il n'aurait pas pris un détour poui- le demander.
Mais un petit mol de Notre Seigneur suffit pour éclairer une bonne âme, sincèi"e et de bonne foi. comme celle de Nathanaël, dont les préventions venaient de sa bonté et de sa simplicité même. Pour une âme docile, une parole de Notre Seigneur est assez pour la remplir de foi et d'amour. Notre Seigneur, en s'adressant à Nathanaël, accompagna sa parole de sa vertu, qui la fit pénétrer jusqu'au fond de son âme. Et Nathanaël n'eut pas même l'idée de chercher par quel moyen Notre Seigneur avait pu connaître que saint Philippe l'avait trouvé sous le figuier. C'en était assez pour lui; la vue de Notre Seigneur, sa divine parole et la grâce puissante dont elle était accompagnée, tout cela avait éclairé son esprit et rempli son cœiu-.
Ces paroles ciiii le sigiiitieiil tl'abord la eoniiaissance que Notre Seigneur a de toutes choses et qu'il montre à Natiianaël; en second lieu cette vue est une vue de miséricorde et de prévenance. C'est ainsi ([u'au moment où nous ne pensons pas même à lui , Notre Seigneur nous voit d'un œil de bonté et de miséricorde, et nous prévient de sa grâce divine, pour nous disposer à nous donner à lui, quand le moment déterminé pour cela sera arrivé. Ce moment était arrivé pour Nathanaël; il emploie des moyens conformes à ses desseins de miséricorde; il envoie Philippe, il fait venir Nathanaël, il lui parle, et l'éclairé.
oO. Rpspondit Jésus, et dixi ei :
0"ia dixi libi : Vidi le sub ficu, credis : iDajus his videbis.