‹ Commentaire sur l'ExodeChapitre 18 sur 45 · I. LOIS SUR LE SERVICE DIVIN · texte numérisé non relu

I. LOIS SUR LE SERVICE DIVIN

(Chap. 20 : 22-26.)

22, 23. L'homme tombe dans de grossières erreurs quand il offre à Dieu un culte de sa propre invention (paganisme). Les Israélites auraient pu être tentés d'associer au culte de l'Eternel celui de dieux étrangers ‘ ; c'est pourquoi le législateur commence par rappeler la défense de l’idolâtrie (4er commandement), en la motivant par la grandeur, la puissance, les perfections de l'Eternel, manifestées avec tant d’éclat lorsqu'il avait « parlé des cieux. »

24-26. Prescriptions à suivre lorsqu'on aurait à construire un autel, soit avant l’érection du tabernacle (ainsi 24 : 4), soit dans la suite. « L’autel, » lieu du sacrifice, comme l’indique son nom en hébreu (mizebeak, dérivé du verbe zabak, sacrifier), était, en quelque sorte le centre du culte; c’est pourquoi il est mentionné en première ligne. (Voy. aussi dans mon Commentaire sur la Genèse l'explication de Gen. 8 : 20.) Sa construction ne devait pas être abandonnée à l’arbitraire ; tout devait être déterminé par le législateur ; ici il est question des matériaux à employer ; la forme (carrée)

! La particule hébraïque (ehf) que l'on peut traduire par « avec » (Ost. Mart.) ou « à côté de moi » (vers. de Laus.) exprime l’idée d’association, adjonction.

était probablement déjà connue par la tradition et nous la voyons fixée par une loi postérieure (27 : 1). Les premiers « autels » furent sans doute en terre (une petite élevation de la terre du côté du ciel), plus tard on en érigea aussi en pierres, mais d’après verset 25 il était interdit de les tailler et de les orner d’aucure manière ; elles devaient être telles que la nature les présentait, de la plus grande simplicité, et cela peut-être afin d'empêcher qu’on n’y attachât quelque pratique idolâtre. — Après « holocaustes » (expliqué à l’occasion de 10 : 25), nous trouvons un mot hébreu (chelamim) que nos versions rendent par « sacrifices de prospérité, » et qui le serait mieux encore par « sacrifices de reconnaissance » (vers. holland.) ; il provient du mot (chalom) qui signifie «paix, santé, bonheur. » — La seconde partie du verset 24 donne à entendre qu’il n'était pas permis d’élever un autel dans un lieu quelconque, on ne devait le faire que là où l’'Eterne] avait « fait souvenir de son nom, » c’est-à-dire où il s'était manifesté par quelque ordre positif ou par quelque délivrance, quelque bienfait; dans un lieu qu'il s'était ainsi consacré lui-même, l’offrande Jui était agréable et attirait la bénédiction sur ceux qui la présentaient: — Le verset 26 signifie probablement que l'autel devait être arrangé de manière qu’on y montât par un plan incliné et non par un escalier, afin d'éviter des mouvements du corps qui auraient pu blesser la pudeur. Dieu veut la pureté au dehors et au dedans.

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