COSTUME DES AUTRES PRÊTRES
(40) Pour les fils d’Aaron tu feras aussi des tuniques ; tu leur feras des écharpes et des mitres, pour gloire et pour ornement. (41) Tu en revêtiras Aaron ton frère et ses fils avec lui, tu les oindras, tu rem- pliras leurs mains et tu les sanctifieras et ils seront mes prêtres. (42) Tu leur feras aussi des calecons de lin pour couvrir la nudité de la chair ; ils iront depuis les reins jusqu'aux cuisses. (43) Et Aaron et ses fils les porteront quand ils entreront dans la tente d’assignation, où quand ils s’approcheront de l’autel pour fonctionner dans le sanctuaire , et alors ils ne seront pas chargés d’iniquité et ne mourront point. C’est un statut éternel pour lui et pour sa postérité après lui.
Le costume des simples prêtres était moins riche que celui du grand prêtre ; ils n’avaient de commun avec lui que la tunique, les caleçons, et l’écharpe !
1 Le texte ne le dit pas expressément ; mais il est très probable que ces trois pièces chez les prêtres étaient semblables à celles de leur supérieur.
Il n’est fait aucune mention des chaussures des prêtres, sans doute, parce que, quand ils fonctionnaient, ils ne devaient point en porter, conformément à 3 :5. Le parvis et le tabernacle étaient considérés comme « terre sainte. » ?
Leur coiffure est désignée par un mot différent de celui que nous avons traduit par tiare ; on croit qu’elle était de même étoffe, mais moins élevée et plus pointue et dépourvue de lames d’or. Le mot que nous rendons par « mitres » l’est dans d’autres versions par « calottes » (Ost. Mart.) « bonnets » (Perret) — « pour gloire et pour ornement, » comme au vers. 2. — « Tu les oindras » (vers. 41). Dés la plus haute antiquité l’onction (d'huile) était considérée comme un symbole et comme un moyen de communication des grâces , divines, particulièrement des forces et des lumières nécessaires pour remplir une charge. — Nous avons (de même que les Septante) traduit littéralement par : «remplir les mains, » expression hébraïque que nos versions rendent par «consacrer, investir, » nous ne doutons pas en effet qu'il ne faille y voir une allusion à une cérémonie qui est décrite dans les vers. 22- 24 du chapitre suivant. — Le vers. 42 forme une sorte d’appendice, parce qu’il se rapporte à une pièce secondaire du costume sacré. Le mot traduit par « caleçons, » paraît signifier primitivement « enveloppe, » leur destination étant de voiler les parties du corps auxquelles se rattaché plus particulièrement l’idée de la transmission du péché originel ; comp. Gen. 2:95; 3: 7. Leur étoffe était probablement plus grossière que le « fin lin » des tuniques, des mitres, etc. En hébreu les deux mots sont différents. — Le vers. 43 se rapporte à l’ensemble du costume et pas seulement au vêtement mentionné dans le verset précédent. — « Sanctuaire » peut se rapporter ici à la fois au parvis (où était l’autel des holocaustes) et au tabernacle (où était l’autel des parfums). — « Tente d’assignation, » voy. explication de 27 : 21. — «Ils ne seront pas chargés d’iniquité et ne mourront point » s’explique comme le verset 35.