‹ Commentaire sur l'ExodeChapitre 36 sur 45 · XI. LE SACRIFICE PERPÉTUEL · texte numérisé non relu

XI. LE SACRIFICE PERPÉTUEL

(Chap. 29 : 38-46.)

33. Voici ce que tu offriras sur cet autel : des agneaux d'un an, deux par jour, perpétuellement. (39) Tu offriras l’un des agneaux le matin et le second agneau, tu Poffriras vers le soir ; (40) de plus un dixième de fleur de farine pétrie avec un quart de hin d'huile fine et une libation d’un quart de hin de vin, pour l’un des agneaux: (41) et le second agneau, tu l’offriras vers le soir, avec une oblation et une libation comme le matin; ce sera un parfum agréable, une offrande consumée pour l'Eternel. (42) Tel sera l’holocauste perpétuel offert par vos générations, à la porte de la Tente d’assignation, devant l'Eternel, là où je vous assignerai pour vous parler ; (43) j'y assignerai les enfants d’Israël et elle sera sanctifiée par ma gloire, (44) Je sanctifierai la Tente d’assignation et l'autel; je sanctifierai aussi Aaron et ses fils, pour qu’ils soient mes prêtres. (45) Et je résiderai au milieu des enfants d'Israël et je serai leur Dieu; (46) et ils connaîtront que moi, l'Eternel, je suis leur Dieu, qui les ai fait sortir du pays d’Egvpte, pour résider au milieu d'eux, moi, l'Eternel, leur Dieu.

Outre les sacrifices extraordinaires institués pour les jours de fêtes, de sacre, etc., 1l devait y en avoir un lous les jours, matin et soir. Ce spectacle sans cesse renouvelé de la mort d’une victime innocente devait entretenir chez les Israëélites d’un côté l'horreur du péché et la repentance, de l’autre la foi aux promesses du Dieu qui pardonne et qui avait institué ces cérémonies comme un gage de son pardon; mais en même temps il les poussait à soupirer après la venue de Ce- Jai qui seul pouvait accomplir une expiation vraiment efficace (Héb. 10 : 11-13). Sous la nouvelle alliance, nous devons éprouver chaque jour, à toute heure, et plus particuliérement le matin et le soir, le besoin de nous placer par la foi devant «l’Agneau sans défaut et sans tache » (1 Pier. 1 : : 19), pour pleurer nos péchés et pour obtenir une nouvelle assurance de notre réconciliation avec Dieu. C’est aussi avec

raison que l’église catholique invite chaque jour ses enfants à venir faire dans la messe la commémoration du sacrifice de Golgotha. Il est à regretter que les églises protestantes aient abandonné une coutume aussi propre à entretenir la foi à la grande doctrine de l’expiation. — Nous savons pourquoi c’est un « agneau » qui devait être immolé et pourquoi il devait avoir l’âge d’un an (voy. explication de 12 : 3-5). — « Vers le soir, » expliqué à l’occasion de 12 : 6. — L’offrande de l'agneau, sacrifice expiatoire, devait être accompagnée d'un sacrifice non sanglant, symbole de reconnaissance. — « Dixième, » il faut (comme le prouve Nomb. 28 : 5) sousentendre : « d’un épha » ; sur cette mesure voy. l'explication de 46 : 36. — « Huile fine, » littéralement : « huile d'olives , concassées » ; voy. l’explication de 27 : 20. — Le « hin, » mesure pour les liquides, qui, selon l’opinion des rabbins, équivalait à 72 œufs. — Les expressions de la fin du verset AA ont été expliquées à l’occasion du verset 18. — Le verset 42 donne l’explication du nom : « Tente d’assignation. » Proprement c'était dans le lieu très saint seulement que Dieu se manifestait ; mais le tabernacle tout entier était ainsi nommé par ce qu'il renfermait le lieu de la manifestation et on pouvait dire des enfants d'Israël qu’ils y étaient « assignés » (appelés, convoqués) en la personne de Moïse, leur représentant, et plus tard en celle des grand-prêtres. — Le verset 43 et les suivants promettent que Dieu lui-même « par sa gloire » (c’est-à-dire, par sa présence glorieuse, par une émanation de lui-même) imprimera au tabernacle et aux prêtres le caractère de sainteté qui était représenté par les cérémonies qui viennent d’être instituées. Les bénédictions que les Israélites devaient recevoir dans ce lieu de culte, devaientles convaincre toujours mieux que l'Eternel (Jéhovah) était véritablement leur Dieu, le Dieu tidéle, qui ne laisserait point inachevée l’œuvre glorieuse qu’il avait commencée en les retirant du pays de la servitude.

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