‹ Commentaire sur l'ExodeChapitre 37 sur 45 · XII. L’AUTEL DES PARFUMS · texte numérisé non relu

XII. L’AUTEL DES PARFUMS

(Chap. 30 : 4-40.)

CHaAPp. XXX. — 1. Tu feras aussi un autel pour faire fumer l'encens, tu le feras en bois d’acacia. (2) Sa longueur sera d'une coudée, sa

largeur d’une coudée ; il sera carré; sa hauteur sera de deux coudées ; ses cornes feront corps avec lui. (3) Tu le plaqueras d’or pur, sa couverture, Ses parois tout autour et ses cornes, et tu lui feras une guirlande d’or tout autour. (4) Et tu y placeras deux anneaux d’or, au-dessous de sa guirlande, sur ses deux flancs; tu le feras sur ses deux côtés, et ils serviront à recevoir des barres, pour le porter par leur moyen; (5) Tu feras les barres en bois d’acacia et tu les plaqueras d’or. (6) Et tu le placeras en face du voile qui est devant l’arche du témoignage, en face du propitiatoire qui est sur le témoignage, lieu où je t’assignerai. (7) Et sur cet autel Aaron fera fumer lencens d’aromates, matin après matin ; il le fera fumer quand il arrangera les lampes; (8) et quand Aaron allumera les lampes vers le soir, il le fera encore fumer ; il y aura encensement perpétuel devant l'Eternel, dans vos générations. (9) Vous n’y offrirez point de parfum étranger, ni d'holocauste, ni d’oblation, et vous n’y répandrez aucune libation. (10) Et Aaron fera expiation sur ses cornes une fois l’an, avec le sang de la victime expiatoire; une fois l’an il le purifiera dans vos générations: il est très saint à l’Eternel.

Chez les Orientaux, qui attachent un grand prix aux parfums, l’encensement est un symbole de l’adoration, de l’élévation de l’âme à Dieu, une forme de la prière, surtout de la prière d’actions de grâces et d’intercession, aussi devait-il trouver place dans le culte public des Hébreux. L’Ecriture nous le représente comme un élément du culte des bienheureux (Apoc. 5 : 8). Les catholiques (romains et grecs) brülent de l’encens dans leurs temples ; cet usage a été abandonné par les protestants sans motif suffisant. — Il est à remarquer que l’autel des parfums était placé « en face du propitiatoire » ; il était bien dans le lieu saint, en deça du voile, mais sur la même ligne que le propitiatoire ; c’est le sens du verset 6. Cette position de l’autel le mettait en rapport avec le propitiatoire et devait rappeler aux prêtres officiants (et à tous les fidèles dont ils étaient les représentants) combien leur culte était encore imparfait et avait besoin de purification, et leur faire désirer la venue d’un pontife extraordinaire dont l’intercession aurait un plus grand prix devant Dieu, parce qu’elle aurait été précédée d’un acte parfait d’expiation. « Nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste ; car c'est lui qui est la victime de propitiation pour nos péchés » (T Jean2 : 1, 2). Qu'un « autel des parfums » soit aussi dressé dans notre cabinet pour recevoir matin et soir

nos actions de grâces et nos supplications au nom de Jésus- Christ! (Ps. 141 : 2) — L’autel des parfums devait être entièérement recouvert d’or, non qu’il fût d’une plus grande importance que l'autel des holocaustes qui était recouvert d’airain (27 : 2), mais parce qu’il était placé dans l’intérieur du tabernacle, figure des liéux célestes. Il devait, pour la même raison, être orné d’une « guirlande, » aussi bien que l'arche et la table (25 : 11, 24). — « Lieu où je t’assignerai, » expliqué par 25 : 22. — « Parfum étranger, » composé autrement que Dieu ne l'avait prescrit (voy. vers. 34-36). Dans le culte, comme en général dans le service de Dieu, nous devons nous garder de suivre notre propre volonté, notre propre sagesse. — Le verset 10 prescrit l’expiation qui devait se faire pour cet autel, une fois l’an, lors de la fête solennelle des expiations (voy. Lév. 16 : 18-90). La raison était la même que pour la purification de l’autel des holocaustes (29:80:37):

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