XIV. LA CUVE D’AIRAIN
(Chap. 30 : 17-21.)
(17) L’Eternel parla encore à Moïse, disant : (18) Tu feras aussi une cuve d’airain et sa base en airain, pour les ablutions; et tu la placeras entre la Tente d’assignation et l'autel et tu y mettras de l’eau. (19) Et Aaron et ses fils s’y laveront leurs mains et leurs pieds ; (20) lorsqu'ils voudront entrer dans la Tente d’assignation, ils se laveront avec l’eau, afin de ne pas mourir; de même lorsqu'ils voudront s’approcher de l’autel pour officier, pour faire fumer une offrande consumée pour l'Eternel. (21) Ils laveront leurs mains et leurs pieds, afin de ne pas mourir ; et ce sera pour eux un statut éternel, pour lui et sa race dans leurs générations.
Le mot hébreu (kior) que nous rendons par «cuve, » signifie proprement « vase à laver. » L’Ecriture ne parle niée sa forme ni de ses dimensions : on croit qu’elle se composait d’une vaste coupe, de laquelle l’eau coulait dans un bassin plus large mais peu élevé qui en formait « la base » (ou pied). Elle était destinée aux ablutions que les prêtres devaient accomplir avant de remplir aucune fonction, symbole de la purification journalière par le sang de Christ dont nous avons besoin ; comp. Jean 13 : 8. La place que cette cuve occupait
doit être remarquée ; nous la trouvons dans le parvis près de la porte du tabernacle, de même que le saint baptême se trouve à l’entrée de la vie chrétienne, et qu’il doit être en quelque sorte renouvelé (par un acte de foi) à l’entrée de chacune de nos œuvres et de nos journées ; mais elle était placée entre le tabernacle et l’autel des holocaustes, en sorte qu’on n'y arrivait qu'après avoir passé devant l'autel, parce que toute purification a pour condition préalable une expiation ; c’est ainsi que le baptême tire toute sa vertu du sacrifice de Jésus-Christ, comme le montre I Jean 5 : 6. — «Pour ne point mourir, » de même qu’ils ne devaient point officier sans être revêtus du costume sacré ; voy. 28 : 45.