‹ Commentaire sur l'ExodeChapitre 42 sur 45 · La communication si grave que les Israélites reçoi · texte numérisé non relu

La communication si grave que les Israélites reçoi

vent, provoque chez eux un mouvement de repentance et ils éprouvent le besoin de la manifester en se dépouillant des ornements plus ou moins riches qu’ils avaient portés depuis leur départ d'Egypte. Peut-être cet acte devait-il représenter qu’ils se sentaient « dépouillés » de leurs priviléges (comp. 92 : 29) ; d’ailleurs c’est pour l’homme sincèrement affligé de ses péchés un mouvement naturel de s'imposer quelque renoncement, quelque pénitence, de se priver de quelque jouissance, même innocente’. — Quelques traducteurs rendent le premier verbe du vers. 5 par le plusqueparfait, supposant

‘ Principe auquel il n’est pas assez fait droit dans la morale des protestants.

que les Israélites ne déposèrent leurs ornements que par suite d’un commandement positif de Dieu. Mais il est plus naturel de maintenir la succession des événements telle que l'historien sacré l’établit. Ce que le peuple avait d’abord fait spontanément, Dieu lui ordonne de continuer à le faire, afin d'entretenir chez lui la repentance. Nous ne sommes que trop portés à oublier nos transgressions et à abréger le temps de Ja repentance et des renoncements. — « De cou roide » expliqué à l’occasion de 32: 9. — I] faut traduire « si pendant un instant je montais avec toi, je pourrais te consumer. » C’est la même pensée qu’à la fin du vers. 3. Un peuple qui se trouve dans une position aussi grave, aussi périlleuse, a bien lieu de demeurer dans l’humiliation, d’en revêtir les signes extérieurs. En disant: «je saurai ce que j'ai à te faire, » Dieu donne à entendre que le pardon pourra être la récompense de cette humiliation.— La traduction de Martin et d’Ost. « vers la montagne d’Horeb » est inexacte; il y a dans le texte « depuis la montagne d'Horeb, » c’est-à-dire depuis cet événement arrivé au pied de lPHoreb*.

7-41. L'absence des ornements annonçait déjà que le peuple se trouvait dans un état de disgrâce et exposé à une réjection complète. Moïse en donne un autre signe en transportant hors du camp une tente où il recevait des communications de Dieu. Martin et Ost. ont eu tort de mettre simple-

ment « une tente » (ou pavillon), car dans l’hébreu le subs-

tantif est précédé de l'article qui indique qu’il s’agit d’une tente bien connue, déterminée (la tente). Il ne peut être question du tabernacle qui n’était pas encore construit, mais c'était une tente particulière (probablement celle de Moïse lui-même) qui, en attendant l'érection du tabernacle, servait à consulter l'Eternel, peut-être aussi à quelques actes du culte, Moise lui conserva sa destination, 1l lui donna même le nom que le tabernacle devait porter un jour (voy. explication de 27: 21), mais il la transporta hors du camp, pour

1 C’est à tort que les auteurs de la nouvelle version de Lausanne ont considéré le vers. 6 comme une parenthèse et les versets suivants comme la suite du commandement de l'Eternel (vers. 5). L’historien sacré se serait exprimé d’une manière fort obscure s’il avait voulu indiquer que ce qui est renfermé dans vers. 7-11 était un ordre de Dieu et non un fait accompli.

. marquer que son peuple avait mérité que son Dieu se retirât du milieu de lui. La privation de culte, de lieux de culte, de moyens de grâce en général, devrait nous être toujours très sensible et considérée comme un châtiment, au moins comme un sérieux avertissement. —\Les versets 8-11 montrent que, bien que le peuple fût sous un jugement, Dieu ne lui avait pas entièrement retiré ses révélations et qu’enveloppé de la nuée miraculeuse (comp. 13 : 21), il s’approchait de Moïse quand celui-ci entrait dans la tente d’assignation. C’étaient pour les fsraélites des moments très solennels que ceux où ces mystérieuses communications avaient lieu, et c’est ce qu'ils exprimaient en suivant Moïse du regard et en «se prosiernant » (en signe d’adoration) à la porte de leurs propres tentes. — Les mots « face à face » (vers. 11) indiquent seulement la proximité, l’intimité et ne sont pas en contradiction avec les vers. 20 et 23 qui prouvent que Moïse ne vit pas l’Elernel lui-même. — Sur la relation de Josué envers Moïse, voy. explication de 24 : 13. — Si Josué est appelé « jeune, » ce n’est que relativement à l’âge de Moïse, car il parait qu’à cette époque il avait une cinquantaine d’années. |

L'Alliance rétablie.

12-13. Ces versets ei les suivants renferment probablement le premier des saints entretiens qui eurent lieu entre Dieu et Moïse dansla tente d’assignation depuis son déplacement. Moïse continue à intercéder en faveur du peuple coupable ; il avait déjà beaucoup obtenu; mais ilespéraitobtenir davantage. Exemple dela persévérance dans la prière. Il désiraitêtre plus amplement informé au sujet de « l'ange » qui devait accompagner le peuple (32 : 34; 33 : 2), ayant déjà pressenti que Dieu avait retiré à Israël l’un de ses plus précieux priviléges. — A l'appui de sa prière, il rappelle à l'Eternel (dernière partie du vers. 19) les assurances qu'il avait reçues de sa faveur. C’est ainsi que nous devons dans nos prières rappeler à Dieu soit ses promesses, soit les expériences personnelles que nous avons faites de son amour. C’est aussi sur sa dignité de Fils etsur l’amour du Père que l’Intercesseur suprême fonde sa médiation. — Moïse demande à Dieu de lui faire connaître

« sa voie, » c’est-à-dire de l’éclairer au sujet de ses dispensations envers Israël ; il pensait trouver dans ces nouvelles lumières un moyen pour avancer lui-même dans la connaissance de Dieu et dans l’obéissance qui lui est agréable. Il termine en faisant valoir les actes et les paroles qui avaient manifesté la volonté de Dieu de faire d'Israël « son peuple, » choisi et favorisé entre tous.

14-16. Le vers. 14 annonce que l’Eternel, révoquant sa menace de n’envoyer qu’un ange ordinaire, consent à envoyer comme auparavant l’Ange qui était d’une façon particulière son représentant, le Maleak Jehovah, (voy. explication de 3 : 2, 3), qui dans Esaïe 63 : 9 est appelé «l’Ange de la face, » et que dans notre verset Dieu appelle « ma face, » parce que c'était en sa personne que Dieu se montrait. La présence de ce puissant protecteur devait rassurer Moïse contre tous les dangers et lui garantir l’heureuse issue du voyage vers la terre promise. C’est le sens de « je te donnerai du repos. » — Les vers. 15, 16 n’indiquent pas que Moïse n’ait pas reçu avec confiance la réponse de”l’Eternel à sa demande ; ils expriment seulement combien il attachait de prix à cette nouvelle faveur. — La fin du vers. 16 doit se traduire: « et si nous sommes distingués moi et ton peuple d’entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre. » — Il y a des commentateurs qui rattachent le vers. 17 à ceux qui précédent, le considérant comme une nouvelle réponse de l’Eternel aux paroles de Moïse dans vers. 19, 16. Mais ç’eut été une répétition inutile de la promesse renfermée dans le vers. 14; les paroles de Moïse s’expliquent facilement sans supposer qu’elles dussent provoquer une réponse ; enfin dans le texte hébreu le vers. 17 est séparé des précédents par un intervalle qui indique le commencement d’un nouveau paragraphe.

47-23. Le verset 17 s'explique par les versets 19, 13. Moïse avait demandé à Dieu de lui accorder une connaissance plus complète de ses conseils (et de sa personne, car le mot «voie » dans verset 13 renferme aussi cette idée), et Dieu déclare maintenant que « cela même » il veut l’accorder, et comme motif pour le faire il confirme les assurances que Moïse avait fait valoir au verset 12. — Le verset 18 montre

que Moïse à compris que Dieu veut l’exaucer et cette faveur

l’encourage à en solliciter une plus grande encore, celle de

voir « la gloire » de Dieu, par quoi il entendait probablement une vision de Dieu lui-même. Ce que Dieu peut accorder, il le promet. Il ne peut pas se montrer lui-même, sa personne (vers. 20, comp. Jean 1 : 18), il ne peut pas se montrer à l’homme sans voile, il ne peut pas manifester sa gloire toute entière ; mais il veut au moins faire connaître à Moïse «sa bonté, » celle de ses perfections à laquelle il était le plus fortement intéressé pour lui-même et en sa qualité de médiateur. Dieu lui promet aussi de « proclamer devant lui le nom de l'Eternel, » c'est-à-dire, de lui donner une connaissance plus complète de son être, de son caractère, de ses perfections (idées qui sont souvent représentées par «le nom» dans l'Ancien Testament ; voy. explication de 23 : 21), ce qui eut lieu ainsi que nous le voyons 34:5-7. — La dernière partie du verset 19 est citée par St. Paul dans Rom. 9 : 15 comme l’un des passages qui ,proclament l’absolue souveraineté de Dieu. [ei ces paroles devaient faire sentir à Moïse que iout ce qui serait accordé, soit à lui-même, soit au peuple, le serait par pure grâce. C’est aussi ce que nous ne devons jamais perdre de vue lorsque nous demandons ou que nous recevons de Dieu quelque faveur. — Au verset 21 il faut traduire : « Voici, il y a un lieu près de moi, » c'est-à-dire, un lie: où je me manifesterai. Ce lieu était sur le Sinaï, du sommet duquel l'Eternel parlait, en sorte qu’il pouvait dire

Cprès de moi. » — La « main, » par le moyen de laquelle

Dieu devait se voiler devant Moïse, était, comme l'indique 34 : 5, la nuée (celle de 13 : 21), et c'est probablement aussi à elle qué se rapporte le verset 23, où Dieu dit à Moïse : « Tu me verras par derrière, mais ma face ne se verra pas. »

CAP. XXXIV. — 1-4. L'ordre de renouveler les tables était un nouveau gage de pardon, un signe du renouvellement de l'alliance entre Dieu et son peuple. — C’est le « matin » (le mot est même répété au verset 2) que Moïse doit porter les pierres sur le Sinaï; voy. l'explication de 9 : 13. — La défense renfermée dans le verset 3 a le même but que

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celle de 19 : 12. Après le grand péché que le peuple venait de commettre, il importait plus que jamais de le pénétrer de la pensée de la sainteté de Dieu.

b-7. Aussitôt que Moïse a obéi à l’ordre divin, Dieu, de son côté, conformément à sa promesse (33 : 21-23), lui montre ce qui peut être vu de sa gloire. Moïse ne donne pas de détails sur ce qu'il lui fut donné de contempler ; il se borne à rapporter ce que Dieu lui fit entendre ; en effet, les paroles renfermées dans les versets 6 et 7 furent prononcées par l'Eternel et non par Moïse, comme on pourrait le croire d’après la Vulgate et les versions catholiques ; ce serait en opposition avec le contexte et avec 33 : 19, où Dieu a expressément annoncé qu’il « proclamera le nom de l'Eternel. » — Vu l'importance et la beauté de cette déclaration divine, nous en donnons une traduction aussi exacte que possible. «L’Eternel, l'Eternel est un Dieu tendre, miséricordieux, lent à la colère, riche en amour et en fidélité ; il conserve son amour à mille générations ; il enlève l’iniquité, la rébellion et le péché ; toutefois il n’absout certainement point, mais visite l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants, jusqu’à la troisième et à la quatrième génération. » Dans ses dispensations envers les hommes, Dieu fait paraître principalement son amour etssa sainteté ; mais, si l’on peut ainsi dire, c’est l’amour qui se montre avec le plus d'éclat ; « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rom. 6 : 20), et ce n’est pas au Nouveau Testament qu’il était réservé de nous apprendre que «Dieu est AMOUR » (f Jean 4: 8); déjà dans l’Ancien, dans l’histoire toute entière d'Israël, nous voyons sur le premier plan lamour, la miséricorde, la patience, le support. C’est pourquoi dans cette circonstance, où il s’agissait de faire connaître à Moïse les principales perfections de Dieu, c'est encore l'amour qui occupe le premier rang et qui est représenté avec la plus grande richesse d’expressions. Moïse avait besoin d’espérance, d'encouragement pour poursuivre sa tâche, souventsiardue, au milieu d’un peuple de « cou roide » ; et quoi de plus propre à l’encourager que d'apprendre que c’est dans le pardon que Dieu fait principalement consister sa gloire t Enfin, si quelque chose devait toucher le cœur des Israélites et entretenir chez eux une sé-

rieuse repentance, c'était bien cette déclaration que Dieu est «lent à la colère et riche en amour ! » — Le premier caractère de Dieu, que nous avons rendu par « tendre, » est désigné par un mot (rakoum) que l’on pourrait traduire aussi par : plein d’affection, plein d'entrailles ; le second (kanoun) représente l’amour de Dieu manifesté envers l’homme pécheur. — Nos versions rendent par « pardonner » le verbe hébreu (nasa) auquel nous avons laissé sa signification primitive « enlever, emporter » qui fait image ; comp. Ps. 103 : 12. — Les trois substantifs qui suivent ce verbe expriment au fond la même idée, cependant avec des nuances; le péché est considéré sous différents points de vue, d’abord comme un acte contraire au droit, à la justice (il est nommé 2niquilé, en hébreu havon, dérivé d’un verbe qui signifie «tordre, faire fléchir »), ensuite comme une révolte contre Dieu (rébellion, en hébreu pescha, dérivé d’un verbe qui signifie : se révolter), enfin comme une déviation du bon chemin (péché, en hébreu kataa, dérivé d’un verbe qui signifie « errer »). Voy. dans mon Commentaire sur les Psaumes l'explication de Ps. 1 : 1. — Cependant il était nécessaire (car l’homme abuse facilement de la grâce) de rappeler que la sainteté n’est pas absorbée par l’amour, et que Dieu n’est pas indulgent au point de ne plus savoir réprimer et châtier le mal lorsque les moyens de douceur n’ont pas produit leur effet. Cette idée est même exprimée dans l’hébreu avec énergie par la répétition du verbe (littéralement : « absoudre, il n’absout point »). — Nous avons expliqué à l’occasion de 20 : 5, 6 les conséquences, soit de l’obéissance, soit des transgressions des hommes pour leur postérité.

8, 9. La magnifique révélation qu’il vient de recevoir excite chez Moïse un mouvement d’adoration et d'humble gratitude, puis elle l'encourage à renouveler la demande qu’il avait déjà adressée à l'Eternel (33 : 15, 16) de ne point retirer sa présence à son peuple. Cette demande, il la motive cette fois par une considération qui au premier abord paraît étrange ; « car c’est un peuple de cou roide. » Dans le chapitre précédent (33 : 3) nous avions vu cette même indocilité du peuple alléguée par l’Eternel lui-même, comme un motif pour ne plus « marcher au milieu du peuple.» La contradic-

tion n’est cependant qu’apparente. Tandis que Dieu ‘annonce vouloir se retirer, afin de ne pas augmenter la responsabilité d'Israël par sa présence, Moïse, jugeant les choses à un autre point de vue, voit dans la disposition du peuple une cause de dangers et de difficultés qui rendent l'assistance de Dieu et Sa présence continuelle très désirable. — Remarquons comment Moïse sait se prévaloir des caractères sous lesquels Dieu s’était représenté (vers. 7). C’est ainsi que nous devons dans nos prières nous appuyer sur les ‘promesses de Dieu et sur les déclarations de l’Ecriture. — La fin du verset 9 doit se traduire : « tu feras de nous ta possession. » Même idée que dans 19 : 5.

10-26. En réponse à cette prière de son serviteur, Dieu lui confirme d’une manière plus solennelle encore l’assurance de son pardon et lui déclare que de son côté l'alliance traitée avec Israël (chap. 24), mais qui avait été brisée ou du moins suspendue par le culte -du veau d’or, était rétablie et qu’en conséquence il accomplirait des œuvres merveilleuses pour mettre son peuple en possession du pays de Canaañ. Après cette déclaration l'Eternel rappelle à Moïse que les Israélites ont de leur côté des obligations à remplir pour demeurer au bénéfice de l'alliance, et ces conditions il les indique en donnant dans les versets 11-26 un résumé des lois qui ont été consignées dans les chapitres précédents, depuis le chapitre 20. -- Sur les peuples du verset 11 voy. explication de 8 : 8. — Les versets 12-16 confirment la défense de 93 : 32, 33. — Au verset13 il est parlé des « bocages, » parce que plusieurs des cérémonies religieuses des paiens s’accomplissaient dans les bois, qui étaient considérés comme une sorte de sanctuaire naturel (voy. Le Peuple primitif par de Rougemont, I, 906, 907) et qui en outre étaient favorables aux actes d’impureté qui souillaient ces cultes. — « Dieu jaloux, » voy. explication de 20 : 5. — Dans les versets 15, 16 l'expression «se prostituer » pourrait être considérée comme une allusion aux impuretés du paganisme, cependant il est plus simple de la rapporter à l’idée indiquée par le mot «jaloux » du verset précédent, celle de l'union de Dieu avec son peuple. Il est facile de voir comment celle exhortation adressée aux Israé- Jites s'applique à nos relations avec les mordains et les im-

pies. — Le verset 17 fait allusion au veau d’or. — Le verset 48 se rapporte à la Pâque. — Les versets 19, 90 se trouvent expliqués à loccasion de 13 : 11-13. La fin du verset 20 s’explique le plus naturellement comme une invitation générale à ne pas négliger les’ diverses offrandes prescrites par la loi ; comp. 23 : 15. — La seconde partie du verset 21 rappelle que les travaux les plus pressants ne dispensent nullement de l’observation du sabbat. — La « fête des semaines » est celle de la Pentecôte (voy. 93 : 16); ainsi nommée parce qu’elle se célébrait sept semaines après la Pâque. La « fête de la récolte » est celle des tabernacles (23 : 16). — Au verset 23 les noms de Dieu sont accumulés (Seigneur, Eternel, Dieu d'Israël), sans doute afin de faire sentir combien était naturelle l’obligation de venir rendre un hommage public régulier à un Etre duquel on recevait des biens si variés et si abondants. — Le verset 24 est destiné à rassurer les Israëlites contre une crainte qui pouvait se présenter à leur esprit au sujet de ces pêlerinages aux trois grandes fêtes. « Cherchez avant tout le royaume de Dieu et sa justice et les autres choses vous seront données par-dessus » (Math. 6 : 33). — Le verset 25 renouvelle la défense d'employer du levain pendant la Pâque (voy. 13 : 18-90) et de garder quelque chose de l’agneau jusqu’au lendemain (13 : 10). — Le verset 26 est la répétition de 23 : 19.

27-98. Le résumé de la loi que Moïse venait de recevoir devait, aussi bien que la loi elle-même (24: 4-7), être conservé et transmis aux générations suivantes par le moyen de Ecriture et ce fut l’ouvrage de Moïse. Mais les dix cominandements (« les dix paroles ») devaient, comme la première fois (32 : 15, 16), être inscrits sur les tables par la main de Dieu lui-même, sans cela le rétablissement de l'alliance eût pu être considéré comme incomplet. En lisant le vers. 28 dans le texte hébreu on pourrait croire au premier abord que ce fut Moïse qui les écrivit, car les mots « il écrivit » n’y sont pas précédés du mot « l'Eternel » et semblent devoir être rapportés à Moïse, aussi bien que les verbes précédents ; aussi il y a des versions (Perret-Gentil, nouvelle version de Lausanne, anglaise) d’après lesquelles l’inscription sur les tables paraît attribuée à Moïse. Nous croyons que les autres

versions, bien plus nombreuses, qui ont introduit le mot « l'Eternel » (Ost., Martin, Sacy, version hollandaise, etc., et les commentateurs Keil, Gerlach, etc.), l'ont fait avec raison. Dans les langues modernes la clarté exigeait cette adjonction, tandis que l'historien hébreu pouvait s’en passer, d'autant plus que le sens véritable de la phrase était suffisamment déterminé par le vers. 1 de ce chapitre ainsi que par la tradition orale. Enfin il est un autre passage du Pentateuque qui constate positivement que les secondes tables furent, aussi bien que les premières, écrites par Dieu lui-même (Deut. 10 :2-4). — Cette nouvelle retraite de quarante jours sur la montagne (sur le sens symbolique du nombre quarante voy. l'explication de 24: 18), devait probablement procurer à Moïse le recueillement dont il avait besoin après l’émotion profonde qu’avait dû lui faire éprouver la chute de son peuple, et peut-être aussi être employée à recevoir de Dieu de nouvelles instructions devenues nécessaires alors que sa tâche était devenue considérablement plus difficile avec un peuple dont la dureté de cœur s’était manifestée par un éga-

- rement aussi grave. Ces quarante jours furent donc pour lui

comme les premiers, un temps de préparation, d’initiation. Nous devrions savoir nous ménager des retraites semblables au milieu d’une vie agitée et toute remplie de préoccupations terrestres, et cela surtout quand nous avons devant nous quelque œuvre importante à accomplir, quelque changement dans notre position, quelque décision à prendre, aussi à l'approche des fêtes religieuses, des communions, etc., etc. — Le fait que Moïse passa ces 40 jours sans prendre aucune nourriture, avait probablement déjà eu lieu lors de la première quarantaine, mais n’avait pas été mentionné à cette occasion. Ce jeûne extraordinairement prolongé, prélude et type de celui du Médiateur de la nouvelle alliance (Math. 4:14, 2), devait être pour Moïse lui-même une victoire de l'esprit sur la chair et par là même un secours pour les actes

d’humiliation, d’adoration, de contemplation et de foi, qu’il

avait à accomplir. Ce passage appelle notre attention sur le jeûne, trop négligé dans les Eglises issues de la Réformation, et cependant souvent recommandé par le Nouveau Testament (voy. entr’autres Math. 6 : 16; 17 : 21; Act. 13 : 2,3 ; 14 :

21; I Cor. 7: 5) aussi bien que par l'Ancien, ainsi que par l'exemple des hommes de Dieu de tous les temps. Le jeûne de Moïse était sans doute un fait exceptionnel et miraculeux, un acte de la puissance de Dieu, qui ayant créé notre corps, peut aussi quand il lui plait, Le soutenir et prolonger sa vie par des moyens extraordinaires. Aussi cet événement nous invite à nous confier en Lui dans tous nos besoins; c’est un commentaire de cette parole : « L’homme ne vit pas de pain seulement, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu.» Deut. 8 : 3. Comp. Math. 4 : 4.

29-55. Lorsque Moïse descendit de la montagne, son vi- "sage apparut rayonnant d’un éclat extraordinaire, dont il ne s'aperçut pas d’abord lui-même (beau type de l'humilité qui a toujours distingué les plus grands serviteurs de Dieu). I y a littéralement: « il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait, parce qu’il avait parlé avec Lui (Dieu). » Cette nouvelle distinction accordée à Moïse avait pour but d’augmenter le respect des Israélites pour sa personne, pour la loi qu'il avait promulguée, pour le Dieu dont il était le ministre; aussi St-Paul la considère comme un symbole de la gloire de l’ancienne alliance (I Cor. 3: 7). C'était chez Moïse un phénomèêne extraordinaire et miraculeux ; mais il se passe souvent quelque chose de semblable chez le fidèle ; à mesure qu'il avance dans la vie spirituelle, son âme en communion toujours plus intime avec Dieu réagit sur son corps, sur son expression, sur sa physionomie de manière à les ennoblir,

et en quelque sorte à les transfigurer. — La première im-

pression chez les Israélites en voyant Moïse ainsi rayonnant, fut un sentiment de terreur (30-31) tellement vif, qu'après leur avoir parlé cette fois à face découverte (32, 33 ; le vers. 33 doit se traduire : « Moïse acheva de leur parler, puis il mit un voile sur son visage ») il ne se présenta plus à eux dans la suite sans un voile qui leur dérobait sa gloire et qui était par là-même une figure des obscurités qui enveloppaient encore la révélation sous l’ancienne alliance (I Cor. 3 : 15- 45). — « Entrait vers l'Eternel » (vers. 34), c’est-à-dire dans la Tente d'assignation (33: 7-11).

200 EXODE XXXWY.

$ 10. La loi du sabbat rappelée.

(Chap. 35 : 1-3.)

CHAP. XXXV. — 1-58. La loi du sabbat avait sans doute été rappelée au peuple tout récemment (34:32), mais vu sa très grande importance (que Dieu avait lui-même fait comprendre à Moïse, 31 : 12-17), elle fut de nouveau promulguée avec une solennité particulière. Au moment où l'alliance venait d’être rétablie, il était opportun d’insister sur une institution si propre à en assurer le maintien et à prévenir de nouvelles transgressions. En tout temps l'observation du jour du repos est l’un des secours les plus efficaces pour nous rendre fidèles à nos engagements envers Dieu. — Au verset 2 il faut traduire : « le septième jour sera pour vous chose sainte, repos complet (le mot «repos» est redoublé dans l’hébreu) pour l'Eternel. » (Comp. 31 : 15). — La prescription du verset 3 (défense d’allumer du feu pour cuire les aliments, qui devaient donc être préparés d'avance, comme cela se pratique dans mainte famille chrétienne en Angleterre) montre jusqu'où l’observation du sabbat devait s'étendre.

$ 11. Appel pour la construction du tabernacle.

(Chap. 35 : 4-29.)

4-9. Moïse invite les enfants d'Israël de la part de Dieu à apporter les matériaux nécessaires pour la construction du tabernacle. Pour l'explication de ce morceau nous renvoyons à celle de 925 : 1-8 dont il est la répétition. — « Homme de bonne volonté » (vers. 5) rend assez bien l’idée. Il y a littéralement : « chacun dont le cœur est aisposé » (ce dernier mot correspond à un adjectif hébreu, dérivé du verbe « pousser » que nous avons vu employé dans 95 : 2).

10-19. Outre les matériaux il faut des ouvriers pour les utiliser. Dans l’égiise, comme dans la société civile, il y a diverses fonctions ; l’essentiel, c’est que chacun soit fidèle

dans la sienne, si humble qu’elle soit (Rom. 19 : 4-8). — « Hommes intelligents » (vers. 10). Littéralement : « sages de cœur. » [l s’agit ici des dons de l'intelligence et de l’habileté dans l'exécution plutôt que de qualités morales (comp. 31 : 1-6). — Les divers objets ont l’exécution est commandée ont été nommés dans les chapitres 25 à 30, et nous renvoyons le lecteur aux explications déjà données. — Le commencement du verset 11 doit se traduire : « La résidence et sa tente et sa couverture. » D'après les rabbins le premier terme désigne la charpente du tabernacle avec la première tenture (en fin lin brodé), le second la couverture en poil de chèvres, enfin le troisième les deux couvertures supérieures. — À la fin du verset 12 il faut traduire : «le voile qui le couvre » ; 1l s’agit du voile qui divisait le tabernacle en deux parties. — Au verset 14 il faut «le candélabre qui sert de luminaire. » — Le dernier mot du verset 18 désigne les « cordages, » destinés à assujettir les tentures du parvis aux pieux ; ils n’avaient pas été mentionnés dans les premières directions relatives au parvis (27 : 9 19).

20-29 nous fait connaître l’empressement avec lequel le peuple répondit à l’appel de son chef. Répondre de même aux appels pour les œuvres religieuses, les missions, l’entretien du culte, etc. — Au verset 21 la traduction de Martin et d'Osterwald est trop peu littérale et ne fait pas assez ressortir l’idée. Il y a : «Et tout homme dont le cœur l’y portait et tous ceux dont l’espritles y poussait, apporteront, etc. » H n’y avait donc aucune contrainte, aucune pression exercée sur les Israélites ; chacun ne donnait que pour autant qu’il y était disposé. Dans nos offrandes ce qui est agréable à Dieu, c’est la spontanéité, c’est le don de notre propre cœur. — Au verset 22 il faut traduire : « boucles, anneaux, pendants, colliers, tout ornement d’or ; tout homme qui promena une offrande d’or promenée devant l'Eternel. » Le verbe hébreu est le même que dans 29 : 24; il paraît que ces objets d’or (peut-être aussi les autres) étaient solennellement consacrés au service de Dieu par une cérémonie symbolique, semblable à celle qui avait lieu pour l’investiture des prêtres. Nos ver- Sions ne reproduisent pas ce détail, qui à cependant son intérêt. — Sur les monuments égyptiens on voit des femmes

qui « filent » (comme vers. 25), mais le tissage était l'ouvrage des hommes, selon l'usage de l'Orient. — Les mots du texte que nos versions rendent par « femme adroite, habile » signifient proprement «femme au cœur sage » ; même remarque que sur verset 10.

$ 12. Appel des ouvriers.

(Chap. 35 : 30-35; 36 : 2.)

30-35. Moïse communique au peuple les ordres qu'il avait reçus lui-même de Dieu relativement aux ouvriers chargés de construire le tabérnacle, de confectionner les vêtements sacrés, etc. Nous renvoyons à l’explication de 31 : 1-6. — Au verset 34 il est fait mention du don « d'enseigner, » accordé à Betsaleel et à Aholiab. Ils devaient en effet former et diriger les ouvriers d'ordre inférieur. — Traduction littérale de verset 39 : « Il les a remplis d'intelligence (littéralement : sagesse de cœur, comme vers. 10 et 25) pour exécuter tous les ouvrages de sculpteur et d'artiste et de broderie en azur, en pourpre, en cramoisi et en fin lin, et de tisserand, enfin pour faire toutes sortes d'ouvrages et d’inventions. »

Cap. XXXVI. — 1, 2. Perret-Gentil et la nouvelle version de Lausanne ont avec raison rattaché ces deux versets au chapitre précédent, car la forme des verbes, aussi bien que le contexte, indiquent qu'ils forment la conclusion du discours de Moïse. Betsaleel et les autres ouvriers désignés ne se mirent à l’œuvre qu'après avoir été « appelés, » ce qui est dit au verset 2. —- Dans l'hébreu nous retrouvons lexpression « sage de cœur, » expliquée à l’occasion de 39 : 10, de même au verset 2.

$ 13. Libéralite du peuple.

(Chap. 36 : 3-7.)

3-7. Les Israélites répondirent à l'invitation qui leur était adressée, avec un si grand empressement que l’on dut y met-

tre des bornes. Souvenons-nous-en quand nous voyons des œuvres de piété ou de charité qui languissent, des temples délabrés, des serviteurs de Dieu, pasteurs, missionnaires, dans la gêne! — Remarquons aussi (vers. 3) l'expression «chaque matin » (littéralement : « matin après matin »). C’était dès le commencement de la journée que les offrandes étaient apportées (comp. l'explication de 9 : 18). — Au verset 9 littéralement : «Le peuple multiplie ce qu'il apporte, plus qu’il ne faut, etc. »

$ 14. Confection du tabernacle.

Ce morceau ne renfermant que l'exécution des ordres donnés dans chapitre 26, nous renvoyons à l’explication de ce chapitre. La seule différence entre les deux morceaux c’est que notre chapitre (vers. 38) mentionne « les chapiteaux et les tringles » des colonnes qui soutenaient le rideau de l’entrée du tabernacle, détail omis dans 26:37. Nous voyons d’abord la confection des couvertures, 8-19 (comp. 26 :1- 14), puis celle de la charpente, 20-34 (comp. 26 : 15-30), enfin celle du voile et du rideau pour l'entrée, 35-38 (comp. 26 : 31-37).

$ 19. Confection des objets qui devaient être placés dans le tabernacle.

(Chap. 37.)

CHaAP. XXXVII. — Exécution des ordres donnés dans des chapitres précédents, auxquels nous renvoyons.

Confection de l’arche, 1-9 (comp. 95 : 10-29).

Confection de la table, 10-16 (comp. 25 : 23-80).

Confection du candélabre, 17-24 (comp. 95 : 31-40).

Confection de l’autel des parfums, 25-98 (comp. 30 : 1-10).

Confection de l'huile et des parfums, 29 (comp. 30 : 22-38).

$ 16. Confection des objets à placer dans le parvis.

(Chap. 38 : 1-8.)

CHaPp. XXXVIIE — Pour l’explication des 20 premiers versets nous renvoyons également aux morceaux correspondants dans les chapitres précédents.

Confection de l’autel des holocaustes, 1-7. (Comp. 27:1-8).

Confection de la cuve, 8 (comp. 30 : 17-21). Ce verset doit se traduire : « Il fit la cuve en airain et sa base en airain, avec les miroirs des femmes assemblées à la porte de la tente d’assignation. » On sait que les miroirs des anciens étaient en métal, et il paraît que la cuve des ablutions fut confectionnée (du moins en partie) avec les miroirs livrés par un certain nombre de pieuses Israélites qui sont désignées comme ayant coutume de s’assembler à la porte du tabernacle (il s’agit du tabernacle provisoire mentionné dans 33: 7-10). Le but de ces assemblées était sans nul doute religieux, peut-être le chant des louanges de Dieu comme dans 15 : 20, peut-être la prière, c’est aussi l'opinion des auteurs de la version des LXX, seulement ils ont traduit trop librement par « les femmes qui jeünaient. » Selon quelques-uns, ces femmes travaillaient pour confectionner le tabernacle, mais cette supposition est moins naturelle, d'autant plus qu'il est parlé de ces assemblées à une époque où il n’était plus question d'ouvrages à confectionner, voy. I Sam. 2 ; 22. L’explication que nous donnons de ce verset est appuyée par toutes les versions et par la plupart des commentateurs. Elle est beaucoup plus naturelle que celle de Bähr et de Neumann, qui consiste à supposer que le pied de la cuve était lui-même garni de ces miroirs et surtout que celle de Knobel qui prétend que le pied était orné de figures de femmes.

$ 17. Confection du parvis.

(Chap. 38 : 9-20.)

Comparez 27 : 9-19.

Il est parlé (vers. 17-19) des « chapiteaux » des colonnes,

nou mentionnés dans la première description. Au vers. 18 il faut traduire : «il avait vingt coudées de longueur, et cinq coudées de hauteur, formée par la largeur, comme les toiles

du parvis. »

$ 18. Valeur des métaux employés.

(Chap. 38 : 21-31.)

21. La meilleure traduction de ce verset assez difficile, paraît être celle-ci: « Voici le compte de la résidence, de la résidence du témoignage, dressé sur l’ordre de Moïse, par les soins des Lévites, sous la direction d’Ithamar, fils d’Aaron le prêtre. » Le mot hébreu {pekoudim) que nous avons rendu par « compte » (avec la plupart des versions) signifie : l’action de visiter, dénombrement ; (dans 30 : 13 nous l’avons traduit « inspection »). Ici il indique que l'on va faire cornaître la valeur des matériaux (on ne donne en réalité que celle des métaux) employés pour le tabernacle. La seconde partie du verset pourrait se rapporter au service ordinaire dont les Lévites étaient chargés par rapport au tabernacle, mais la construction de la phrase paraît indiquer qu'il s’agit plutôt d’une mission spéciale qui fut confiée aux Lévites, celle d'établir ce compte sous la direction d'Ithamar, ce qui préludait aux fonctions qu’ils eurent à remplir dans la suite.

22-23. Ces versets rappellent à l’occasion des comptes, . les noms de ceux à qui fut confiée la direction des ouvrages. — Au vers. 23 les versions d’Ost. et Martin traduisent : « Et avec lui Aholiab, fils d'Ahisamac, de la tribu de Dan, les ouvriers, etc. » Cette traduction est trop peu littérale. Il y a : « Et avec lui Aholiab, fils d’Ahisamac, de la iribu de Dan, sculpteur, inventeur et brodeur en azur, etc. » Cependant il va sans dire qu’en nommant Aholiab, l'historien sacré pensait aussi aux simples ouvriers qui avaient travaillé sous sa direction. |

24. « Or d’offrande ; » il y a dans l’hébreu « or promené, » le même mot que dans 39 : 29. —Le « talent » contenait trois mille sicles, comme on peut l’inférer de vers. 25, 26. La quantité totale de l’or peut ainsi être évaluée, d’après ce que

nous avons dit de la valeur du sicle du sanctuaire (voy. 30: 45) ; on arrive à une somme de 265,190 francs.

25-26. On fit alors un de ces dénombrements prévus par la loi de 30: 11-16, et comme le chiffre de ceux qui se trouvèrent avoir à payer le demi-sicle était de 603,550, on recueillit une somme de 301,775 sicles, ce qui devant former le produit indiqué au vers. 25, prouve que le talent renfermait 3000 sicles. — On peut supposer que les offrandes volontaires en argent (39: 9-24) n'auraient pas suffi pour procurer la quantité d'argent nécessaire, en sorte qu’il fallut avoir recours à l'impôt des dénombrements.

99-30. Encore ici « airain promené, » comme dans vers. 2%. — Parmi les objets confectionnés en airain, l’historien sacré aurait pu encore mentionner la cuve, mais il n’était pas nécessaire que l'énumération fût complète.

$ 19. Confection des vêtements sacerdotaux.

(Chap. 39 : 1-31.)

CHaP. XXXIX. — Nous renvoyons pour les détails à l’explication du morceau correspondant 98 : 6-42. ; Le vers. 3 explique (ce qui ne l’avait pas encore été) de quelle manière se fabriquaient les fils d’or qui entraient dans les broderies. — Au vers. 98 il faut traduire: « les mitres d'ornement. » — Au vers. 29 il n’est parlé que de l’écharpe du grand-prêtre, parce que celles des simples prêtres (28 : 40)

étaient probablement de même.

$ 20. Les ouvrages apportés à Moïse.

(Chap. 39 : 32-43.)

82. Au lieu de « pavillon du tabernacle d’assignation » (Ost., Mart.) qui est obscur, il faut : « résidence, qui est la tente d’assignation. » — À remarquer qu’on se conforma exactement aux ordres divins, transmis par Moïse. Exemple à suivre.

39. Traduire: « On apporta à Moïse la résidence; la tente avec toutes ses pièces, etc. » L’auteur sacré nomme d’abord « la résidence, » c’est-à-dire, l’ensemble de l'édifice, puis ses différentes parties, à commencer par « la tente, » mot qui dans ce verset paraît désignèr seulement les deux couvertures inférieures (celle en fin lin et celle en poil de chèvres), les deux supérieures étant nommées dans le verset suivant.

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