CHAPITRE m
De Ii^ popolatton.
^ J« Tais exposer rapidement tons les moyens que les anciens • législateurs , et sar-tout ceux de la Grèce et de Rome , ont «imagines pour la multiplication de l'espèce humaine. •
tàr, II , chap. I , p. ao3.
Les idées de Filangieri sur la population doivent paroître aujourd'hui extrêmement communes ; elles Tutoient de son temps. Le marquis de Mirabeau, adoptant le même côté de la question que Fauteur napolitain, se place fort au-dessus de lui par le bonheur des expressions et la finesse des aperçus; et M. de Montesquieu, bien que sur cette matière il se trompe comme beaucoup d^autres^en dit plus néanmoins dans une de ses phrases que Filangieri dans ses huit chapitres.
Mais ce n'est pas seulement d^être usées et triviales que Ton peut accuser les idées qu^il nous présente, cW encore d^être les unes fausses, les autres très problématiques.
Elles se réduisent dans le fait à deux.
FilaD(j;ieri croit i^ que l'exemple des anciens dans leurs lois sur la population peut être utile aux na* tions modernes, et 2^ que Taccroissement de la population est toujours un bien.
La première de ces idées est en administration,