‹ Commentaire sur l'ouvrage de FilangieriChapitre 52 sur 57 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Du sacerdoce.

«Lortqoe le culte pabKc fat établi... diverses cantes obli- «gèrent les pères de famille, d'abord les seuls prêtres,... « à se démettre du ministère du culte , et à choisir un cer- ' « tain nombre d'individns, pour leur confier exclusivement « les fonctions sacrées. Le sacerdoce forma donc un ordre « distinct. »

LÎT' y, cbap. V, p. 95.

Ce nVst pas toujours conformément au mode que Filangieri indique, c^est-à-dire comme délégation du pouvoir politique, que la puissance sacerdotale parvient à constituer un ordre distinct. Chez plusieurs nations, la marche est précisément in* verse ; c est le sacerdoce qui , se constituant avant tout autre pouvoir, remet entre des mains subalternes lé soin de diriger les affaires du monde visible, en se réservant néanmoins sur ses agents Tinspection suprême au nom de la religion.

Cette différence tient à une distinction que, jus* qu'à ce jour, tous les écrivains ont méconnue. Sui* vaut les climats et les circonstances locales ou accidentelles, le pouvoir sacerdotal suitou; précéda le pouvoir temporel.

Quand les peuplades sortent du fétichisme par les seuls progrès de Tintelligence , alors les prêtres, qui ont peu d^autorité dans le fétichisme, demeurent long-temps dans une position secondaire.

Ainsi chez les Grecs des temps héroïques , Farinée entière souffre qu'Agamemnon insulte et chasse le père de Chryséis ; ce n'est que lorsque la peste ramène dans les âmes effrayées une superstition plus qu ordinaire, que le fils d'Atrée se voit forcé à rendre au pontife sa fille captive. Même alors, Calchas tremble de s'expliquer et d'encourir la colère d'un roi; et dans VOdyssée, Ulysse tue sans scrupule le prêtre qui assistoit aux festins des prétendants.

Il n'est pas de notre sujet de rechercher si, antérieurement aux temps héroïques , les Grecs n'avoient pas été soumis à des corporations sacerdotales comme les Égyptiens, et presque tous les peaples de l'antiquité. Lors même que ce fait , qui est assez probable; seroit démontré, il n'en resteroit pas moins certain qu^une révolution, dont les détails sont inconnus et les traces obscures, délivra les Grecs de ce joug, et qu'en le brisant ils retombèrent dans le fétichisme. Leur marche fut dès*lors ce qu'elle eût été, s'ils n'eussent jamais eu de grands corps de prêtres.

Quand au contraire par un effet du climat, de la difficulté de se procurer la Subsistance physique, du besoin de repousser, à l aide d'ouvrages qui supposent des calculs plus ou moins scientifiques et qui exigent des travaux assidus et pénibles, les attaques d'une nature toujours menaçante, et sur-tout par le genre de religion que ces circonstances favorisent, je veux dire l'adoration des astres et des éléments, des corporations sacerdotales se forment à côté du berceau de la société naissante; les prêtres, d'abord seuls rois, seuls juges, seuls législateurs, délèguent

SUR l'ouvrage de FILANGIERI. 263 à des subordonnes quUls choisissent le pouvoir temporel, Tadministration de Pétat, la conduite de la guerre.

C'est ce qui est arrivé en Egypte, oil le régne des dieux précéda celui des rois, et dura dix-huit mille ans, si nous en croyons les annales de cette contrée (i); en Ethiopie, où lés prêtres envoyoient au prince Tordre de se tuer, et probablement aux Indes, que toutes les traditions religieuses nous présentent comme longtemps gouvernée par les bramines.

Quand le pouvoir temporel se constitue ainsi , le sacerdoce dont, il est l'ouvrage s'applique toujours , et il réussit momentanément à le tenir dans sa dépendance. Mais tôt ou tard les rivalités éclatent, et les délégués deviennent les émules et bientôt les ennemis de leurs maîtres.

L'histoire nous offre par-tout le spectacle de cette lutte acharnée.

Tantôt les livres indoux racontent que les Cutte<ries ou guerriers, enfants du soleil, devinrent orgueilleux, secouèrent le joug des bramines, et firent peser sur eux des vexations cruelles. Parasurama, le sixième Avatar de la race de la lune (2), bramine lui-même , mais courageux comme un Cutterie , vengea sa caste opprimée. Il vainquit ses adversaires en vingt et une batailles rangées, remplit de leur sang des lacs entiers, partagea leurs biens, et poussa si loin la sévérité que les bramines mêmes dont il réta-

(l) Diod., I, a 9 3.

(a) Schlegel, Sagesse des Indiew, p. i84<

blîi l'empire s'affligèrent de la destruction qu'il avoit opérée (i). Tantôt ces livres rapportent que Bein ou Vena, fils de Rucknan, parvenu au trône par la fuite de son père, défendit tout culte envers les dieux et toute justice entre les hommes. Il imposa silence aux bramines, et les chassa d'auprès de lui. Il contracta ensuite avec une femme de leur caète une union sacrilège. Il permit que d'autres suivissent cet exemple, et que les enfants des dieux se confondissent avec les enfants des hommes. Quarante-deux castes mêlées naquirent de ces alliances coupables ; alors les bramines le maudirent, et lui ôtèrent la vie. Comme il étoit sans postérité, ils frottèrent ses mains l'une contre l'îiutre, et de son sang naquit un fils tout armé, savant dans les saintes sciences, et beau comme un dieu; de sa main gauche les bramines firent sohir une fille qu'ils lui donnèrent en mariage. Il gouverna avec justice, protégeant ses sujets, maintenant la paix, punissant les désordres, et honorant les bramines (2). On ne peut méconnoitre dans ces traditions le souvenir des combats que se livrèrent aux Indes les deux pouvoirs (3).

(i) Mythologie des Indoux, I, 280-290.

(a) Rech. asiat., V, a 52.

(3) Nous pourrions multiplier les citations. Souvent les livres indiens attribuent la destruction du monde à la diminution du respect pour Tordre sacerdotal. Lors de cette catastrophe, dans le secdnd âge, disent-ils, il y eut un petit nombre d'individus delà caste des bramines, de celle des commerçants, et de celle des artisans qui furent épargnés ; mais il n*y. en eut aucun de la caste des guerriers on princes , parcequ'ils avoient tous abusé de leur force et de leur autorité. Au renouvellement du monde , une nouvelle caste de gou-

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L-impiëté des rois d'Egypte envers les dieux du pays , dit Diodore, a donné lieu à de fréquentes révoltes(i). Deux rois que les annales écrites par les prêtres traitent de tyrans et de rebelles, Chéops et Chéphren , firent fermer les temples pendant trente années (2). Le prêtre Sethos, à son tour, s'étant emparé du trône, enleva aux soldats les terres qu'ils possédoient (3) ; mais après sa mort il y eut contre les prêtres une nouvelle révolution. Douze rois furent institués ; Pun d'eux se replaça sous 1 autorité ou la protection sacerdotale pour supplanter ses collègues, et il obtint, par le secours des oracles, le gouvernement de l'Egypte entière (4). Il est même à croire que, dès le temps de la théocratie, avant l'établissement des rois temporels, de pareilles révolutions avoient agité l'Egypte, et que ces révolutions

vernants fut créée ; mais pour qu'elle ne fut plus aussi disposée à s* égarer, elle fut tirée de la caste des bramioes, et Rama, le premier de cette nouvelle caste, fut le protecteur des pnétres, et ne se dirigea que par leurs conseils. Voyez Mayer, Dictionnaire mythologique, art. Vog, pag.' 482-4^4- ^^ ^^^^ ^^ Menou font mention de plusieurs races de guerriers devenues sauvages et barbares, c'est-à-dire s'étant affranchies du pouvoir sacerdotal et de la division en castes. Schlegel, loc. cit., p. i84-i85; Lois de Menou, X, 43-4^' Les livres indoux parlent encore d'un bramine de Magadba qui fit périr Nanda, roi du pays, et plaça sur le trône une dynastie nouvelle. As. Res., U, 139.

(i) Diodore, I, 2, 3.

(a) Hérodote, II, 124-127. M. Denon remarque que ce fut durant cette lutte religieuse que fut construit le seul palais qui ait appartenu aux rois d'Egypte. Voyage en Egypte, II, 11 5.

(3) Eiérod., U, 11 5.

(4) Hérod., II, i4i-i52. Heeren Africa, 687.

sVtoient opérées, tantôt entre les prêtres, et tantôt contre eux(i).

UÉthiopie, qui, sous le rapport de la religion, ne doit guère être distinguée de TÉgypte , fut le théâtre de dissensions encore plus meurtrières ; les prêtres de Méroé condamnèrent à mort les rois, et Tun de ces derniers, Ergamenès, contemporain du second Ptolémée, fit massacrer dans leurs temples mêmes tous les prêtres de Méroé (2).

On connoît la fête annuelle célébrée en Perse en commémoration du renversement des mages, et pen-

(i)Te] est le sens le plas naturel du récit d'Hérodote sur le règne des huit anciens dieux, des douze dieux postérieurs , et des divinités subséquentes qui naquirent de ces douze dieux. « Dans les «temps anciens, dit-il, les dieux aVoient régné en Egypte; ils « avoient habité avec les hommes, et il y en avoit toujours un qui « exerçoit la souveraineté ; » c'est-à-dire que , dans ces temps , l'Egypte avoit été gouvernée par les prêtres, et que ce gouvernement théocratique aura été appelé du nom du dieu auquel étoit attaché le grandr>prétr& qui jouissoit de l'autorité souveraine. Larcher, Essai de chronoL, chap. I , $. lo. Vraisemblablement ces grandsprêtres se disputèrent et s'arrachèrent l'autorité suprême. La caste des guerriers, la secondé de l'état, paroît aussi s'être soulevée contre la première; mais celle-ci remporta la victoire. Hérodote, II, 4< • Voyez Larcher, Notes, II , 460, qui mentionne une inscription destinée à conserver la mémoire de cet événement. Malgré le mauvais succès de cette tentative, le gouvernement sacerdotal devenant chaque jour plus oppressif, le peuple chercha un refuge dans l'autorité royale. Le premier roi de l'Egypte fut Menés* Ses lois sur la religion limitoient l'empire du sacerdoce. Diodore , I. Elles lui attirèrent le courroux de cet ordre, qui, ayant regagné son influence sous ses successeurs, autorisa ou obligea Technatis à faire graver sur une colonne des malédictions contre Menè^. Plut. , De /s. et Osîr; Larcher, ChronoL dHérod.y VI, 180-^7. Depuis ce temps, la lutte entre les deux pouvoirs fut constante et acharnée.

(2) Diodore, III, 6.

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dant laquelle les membres de cette caste, bien quVUe eût reconquis un grand pouvoir, ëtoient obligés de se dérober aux regards du peuple (i).

La même lutte s^aperçoit plus obscurément en Étrurie , parceque son histoire nous est moins connue; mais Tordre donné aux Rutules par leur roi Mézence de lui présenter les prémices qu^ils avoient coutume de consacrer aux dieux^ pourroit bien nV voir été qu un effort de la royauté contre le sacerdoce (2).

Si nous voulions passer des peuples de Fantiquité aux nations modernes, ou, pour parler plus exactement, aux nations découvertes dans les temps modernes, nous rappellerions que les Mexicains, après leurs migrations , durant lesquelles ils avoient , comme les Juifs, été conduits par des prêtres, se choisirent, les uns plutôt, les autres plus tard, des chefs temporels (3). Au Japon, le dairi ou micaddo réunissoit anciennement au pouvoir spirituel Tautorité politique la plus absolue. II délégua l'administration des intérêts terrestres à un ministre qui, despote d^abord au nom de son maître , le devint bientôt en son propre nom. Une garde placée auprès du pontife, sous prétexte de lui rendre hommage^ le mit hors d'état de rien entreprendre (4) ; et depuis trois siècles, réduit à des titres illusoires, privé de toute

(i) Hérodote, HI, 79.

(a) Macrobe, Satum,, III, 5.

(3) C'est ainsi qu'Acamapitzin fut choisi par les Tenochkan , l'âA ]352 de J. G.

(4) Mayer, DicHonn, mythoL^ art. Dairi ou Coub^.

influence réelle, il n'a conservé que le privilège de créer des dieux qu'il charge du gouvernement de l'univers, et qui, dans des entrevues secrètes, lui soumettent les comptes de leur gestion. Sur la terre, il confère des dignités sacerdotales à ceux que lui indique le koubo (c'est le nom du chef temporel)^ et il fait l'apothéose de ce dernier quand la mort le frappe (i).

Le grand lama a éprouvé le même sort au Thibet^ et tel a été encore celui des califes dépossédés par les Emir-al-omra.

On voit combien la marche du pouvoir sacerdotal est loin d'être dans tous les cas aussi régulière que Filangieri le prétend. Il n'a été dirigé dans ses observations sur cette matière que par une étude assez superficielle du polythéisme grec et romain, les autres polythéismes n'étant que trè» imparfaite ment connus à Tépoque à laquelle il écrivoit.

Encore, en traitant de la religion romaine, a-t-il tout-à-fait méconnu l'esprit du sacerdoce , tel qu'il résultoit à Rome de la combinaison de deux cultes opposés entre eux. Les suites dé cette combinaison demanderoient pour qu'elle fût expliquée (ce qu'elle n'a

(i) La chronologie de cette révolution se trouve très clairement exposée dans le Dictionnaire mythologique, article Japon. La puissance du dairi commença à décliner sous le soixante-seizième dairi^ nommé dans les annales de cet empire Koujac. Il régnoit l'an 1142 après J. G. Le quatre-vingt-unième dairi nomma un koubo ou général temporel ; et le cent septième, Fan i585 de notre ère, céda la puissance à l'un des successeurs de ce koubo. Ce nouveau monarque se fit appeler maître absolu, régna despotiquement , soumit le clergé même à des prêtres institués par lui, et réunit toutes les principautés auparavant indépendantes.

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encore été nulle part) des détails qui nous entraîneroient trop loin de notre sujet. Le sacerdoce romain se ressentoit des éléments constitutifs dWe religion dans laquelle s'étoient fondues à-la-fois les fables grecques et les institutions étrusques.

En Grèce, comme je Fai dit plus haut^ le sacerdoce nétoit point un corps et n^avoit aucune influence politique. En Etrurie comme en Egypte, le sacerdoce étoit le premier corps de l'état, et le pou-» voir politique étoit dans ses mains en très grande partie. Numa transporta à Rome le sacerdoce étrusque ; les Tarquins y firent triompher les légendes , et sur-tout Fesprit de la religion grecque. Le sacerdoce survécut à cette révolution, mais fut modifié par elle. Il s'ensuivit que , sans être aussi étranger qu'en Grèce à la constitution du corps social, ni aussi identifié qu'en Étrurie avec cette constitution , il demeura un pouvoir régulier^ qui marcha dans la direction imprimée à tous les pouvoirs par les circonstances.

Lors donc que Filangieri attribue au sacerdoce la disposition belliqueuse dupeaple romain, vu l'intérêt que le sacerdoce trou voit, dit-il, dans la guerre, parceque les dieux des peuples vaincus étant adorés dans le Capitole, et les Romains croyant réparer les outrages faits aux nations en adoptant le culte de leurs. divinités tutélaires, le sacerdoce voyoit se mul* tiplier avec les conquêtes les dieux, les temples, les offrandes, source féconde de richesses (i), il prend

(i) Voyez liv. I, chap.'7, p. 78.

un effet pour une cause. Le sacerdoce obëissoit à ia tendance guerrière : il ne la créoit pas. La guerre se faisant sans cesse dominoit le sacerdoce, comme les autres pouvoirs de Fétat. Les grandes dignités de la prêtrise appartenant, non de droit, mais de fait , aux hommes éminents dans Tarmée, et ces hommes étant en même temps investis des hautes fonctions civiles, la religion devist un instrument de leur politique conquérante.

Le motif que Filangieri allègue entroit pour si peu dans les déterminations du sacerdoce, que nulle part les dieux étrangers ne furent plus constamment et plus violemment repoussés qu^à Rome. Les ordonnances du sénat à cet égard sont connues, et elles sont innombrables. Les divinités des peuples vaincus ne surmontoient les obstacles que leur opposoient ces ordonnances que de deux manières: quelquefois publiquement, dans les temps de grandes calamités, parcequHl est dans Pesprit du polythéisme de chercher alors des secours de toutes parts; et c'est ainsi, par exemple, que s'introduisit à Rome la Cybéle de Pessinunte: d'autres fois secrètement, et par contrebande, parcequ'il est aussi dans l'esprit du polythéisme de persuader à ses sectateurs, en dépit du sacerdoce qui voudroit le monopole, qu'un dieu de plus est un protecteur de plus; et c'est de la sorte que se glissèrent dans l'empire les dieux égyptiens : mak le saeerdope romain eroyoit si peu que sçs maytm dlnflueAce et de richesse se multipliassent par l'introduction des dieux éti^ngers, que ces dieux arrivoient toujours malgré lui avec

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leurs propres prêtres, rivaux et ennemis des anciens. 11 n'y a qu'à remarquer combien fréquemment furent chassés les dieux et les prêtres de l'Egypte. L'adoration des divinités étrangères étoit pour les prêtres romains une diminution de profit et de pouvoir.

Ceci, je l'ai reconnu déjà, ne tient qu'indirectement à l'ouvrage de Filangieri, et je n'ai cru devoir me permettre ces courtes réflexions que pour prouver combien ses méprises sont nombreuses.

Que si quelqu'une de mes assertions choquoit sur certains points l'opinion de mes lecteurs; si, par exemple, ils s'étonnoient de ce que je refuse au sacerdoce grec toute participation au pouvoir politique, et m'objectoient la mort de Socrate, je répondrois que ce n'est pas ma faute si nos philosophes ont, la plupart du temps, voulu assigner aux faits remarquables de l'histoire ancienne des causes qui n'existoient pas, et ont ainsi accrédité des erreurs grossières. La mort de Socrate ne fut point Touvrage des prêtres, mais d'une faction politique : les prêtres la servirent, comme des instruments servent la faction qui les soudoie , comme les tribunaux dans tel ou tel pays servent le gouvernement. La religion fui bien le prétexte de la mort de Socrate ; mais le sacerdoce comme corps n'y trempa en rien. Il n'auroit pu y tremper ; les causes même religieuses étoient décidées par des juges civils. Mais je m'arrête. Pour établir une erreur , il ne faut qu'une ligne ; pour la réfuter, il faut des volumes.

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