‹ Commentaire sur la règle de Saint BenoîtChapitre 32 sur 171 · Non detractorem (ibid · texte numérisé non relu

Non detractorem (ibid

Désormais, jusqu'au soixante-troisième, les instruments ont, semblet-il, le dessein d'ordonner moralement, non plus notre vie de relation, mais notre vie isolée, personnelle. Viennent d'abord une série de conseils négatifs. Les sentences précédentes nous ont mis en garde contre les mœurs séculières qui fomentent la discorde parmi les hommes : celles-ci avertissent le moine de s'abstenir des autres « actes du siècle » qui sont incompatibles avec la dignité chrétienne. La colère et tout son cortège de vices ayant été bannis déjà, il restait à flétrir l'orgueil, la gourmandise, la paresse ; la luxure le sera par les cinquante-neuvième et soixantetroisième instruments, et l'envie par le soixante-cinquième. Saint Benoît condamne spécialement cette disposition, assez coutumière aux désœuvrés et aux paresseux, qui est le murmure, l'esprit difficile, critique, médisant.

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