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XIX-XX La tenue intérieure et extérieure pendant la prière

(1) Belire la préface générale de V Année Liturgique.

Pour la liturgie, comme pour les autres observances, N. B. Père a fait preuve d'un éclectisme intelligent. Son cursus est formé d'emprunts aux liturgies romaine et milanaise, aux liturgies monastiques d'Orient et d'Occident, avec quelques innovations et des parties personnelles. L'ensemble constitue un cadre solide et fixe, oii tous les détails importants sont prévus ; et sur ce point encore, saint Benoît voulait sans doute remédier à ce qu'avait de flottant la discipline monastique commune. Le cadre n'était pas d'ailleurs, nous le verrons, d'une rigidité absolue ; bien qu'on fût loin du temps des improvisations et de la parfaite liberté liturgique, une place était laissée encore à l'initiative des supérieurs. N. B. Père ne songeait évidemment qu'à régler le service divin dans ses propres monastères ; mais, parce que son œuvre était la plus complète, la plus sagace et la plus discrète qui eût paru jusqu'alors, elle devint peu à peu l'unique liturgie monastique et fournit des inspirations à la liturgie romaine elle-même. — Sous peine de transformer notre lecture de la Règle en un long travail d'érudition, nous devons abandonner à l'histoire générale des formes liturgiques et à l'histoire monastique l'étude des développements de l'office divin, chez les séculiers comme chez les moines, depuis les origines jusqu'à N. B. Père, et depuis saint Benoît jusqu'à nos jours. C'est toute l'histoire du Bréviaire qu'il nous faudrait entreprendre. On consultera avec profit celle de D. Suitbert Bàumer (traduite de l'allemand par D, R. Biron), et on trouvera là de multiples références. Le texte de saint Benoît nous fournira seulement l'occasion de quelques remarques historiques.

C'est au cœur même de la nuit que va commencer l'Œuvre de Dieu. Cet ofi&ce nocturne, le plus long de tous, est aussi le plus ancien. Il n'en faut point chercher l'origine dans l'attente d'un retour immédiat du Sauveur, de la irapouai'a, mais bien dans la grande Vigile pascale et dans les autres Vigiles que les premiers chrétiens célébraient, à l'imitation de celle-ci, le dimanche et certains jours déterminés. Le programme de la Vigile rappelait celui de la prière matutinale et sabbatique des sjmagogues. Elle était souvent suivie, après ou sans interruption, de FAgape et de la synaxe eucharistique : pas toujours cependant, et elle se distingue de la célébration des mystères. Affirmahant autem, écrit Pline à Trajan, hanc fuisse summam vel culpae suae vel erroris : quod essent soUti stato die ante lucem convenire, carmenque Christo quasi Deo dicere secum invicem...; quibus peradis, morem sihi discedendi fuisse, rursvsque coeundi ad capiendum cihum. Rattachée de très bonne heure à la Messe, la Vigile ou synaxe aliturgique a formé l'Avant-Messe ou Messe des catéchumènes. Le R""* D. Cabrol, après avoir relevé les analogies qui existent entre l'ordonnance de l'oflBce de nuit et celle de l'Avant-Messe, ajoute que « les autres offices se sont formés sur le modèle de l'ofl&ce de nuit, qui a

seul existé dans le principe comme office public » ; même dessin liturgique, en raccourci, pour les Laudes, les Vêpres et les petites Heures (1). Alors que les fidèles et le clergé lui-même ne pouvaient pas célébrer quotidiennement la Vigile, les moines y furent assidus dès l'origine, et chez tous nous trouvons l'office de nuit.

De OFFiciis DiviNis iNNOCTiBus. — Hiemis tempore, id est, a KalendisNovembris usque ad Pascha, juxta considerationem rationis, octava hora noctis surgenduin est, ut modice aniplius de média nocte pausetur, et jam digesti surgant.

Pour restituer la physionomie de l'office bénédictin primitif, il convient, chacun le comprend, de nous affranchir en esprit des conditions actuelles et des usages qui se sont établis avec le temps. D'abord, au lieu de déterminer l'heure de l'office nocturne selon la différence des quatre saisons, N. B. Père, pour simplifier, divise l'année en deux grandes portions : l'hiver, l'été. La première s'étend des calendes de novembre jusqu'à Pâques, la seconde de Pâques aux susdites calendes. On pourrait se demander sïl s'agit du jour même où tombent les calendes, c'est-à-dire du 1®' novembre, ou bien du jour où l'on commence à les compter, c'està-dire du 16 octobre; au chapitre XL VIII, en effet, l'expression a Kalendis Ociohris désigne certainement le 14 septembre, début du Carême monastique. Hildemar, interprétant la Règle d'après la coutume de l'Église romaine, entend par les calendes de novembre, soit le dimanche l®r novembre, soit le dimanche qui précède le l*^'" novembre lorsque cette date tombe aux trois premières fériés de la semaine, soit le dimanche qui suit lorsqu'elle tombe aux trois autres fériés. D. Calmet admet d'autant plus volontiers cette explication qu'elle lui paraît (à tort, semble-t-il) indispensable « pour concilier saint Benoît avec lui-même,... puisqu'il veut qu'on commence l'office et le Psautier tous les dimanches, et qu'on le continue pendant la semaine ». Donc, deux saisons liturgiques au lieu de quatre. Le dessein de N. B, Père est de proportionner l'office à la longueur ou à la brièveté des nuits.

Les anciens avaient aussi leur façon spéciale d'envisager les jours et les heures. Sans doute, chez les Romains, le jour civil allait de minuit à minuit et se divisait en vingt-quatre heures, que les astronomes considéraient comme égales ou équinoxiales ; mais dans l'usage courant on regardait la journée comme constituée de deux éléments : le jour et la

(1) D, Gabbol, les Origines liturgiques, appendice I, p. 317 et suiv.

nuit. La durée du jour et de la nuit variait naturellement selon les saisons ; et, pourtant, le nombre des divisions ou heures demeurait identique pour l'un et pour l'autre : douze heures de jour, prises entre le lever et le coucher du soleil, douze heures de nuit, prises entre le coucher du soleil et son lever. Avec midi et minuit comme points fixes, on comptait six heures avant midi et six heures après, six heures avant minuit et six heures après (1). La durée de chacune des heures se modifiait donc constamment. En hiver, les heures de nuit étaient plus longues que celles de jour, et c'était l'inverse en été ; aux seuls équinoxes de printemps et d'automne, le jour et la nuit s'égalisaient. La première heure du jour, à l'équinoxe, commence à ce que nous appelons six heures du matin ; h, première de la nuit, à six heures du soir ; et la huitième heure de la nuit, commençant à une heure du matin, est « pleine » à deux heures : hora odava flena.

N. B. Père appréciait les heures à la romaine (2). La huitième heure de la nuit dont il parle se déplaçait donc et glissait durant toute l'année, selon qu'on s'éloignait ou qu'on se rapprochait de l'équinoxe. C'est l'évaluation raisonnable de cette huitième heure qui déterminera le lever des moines : juxta consid^ationem rationis (les commentateurs entendent d'ordinaire ces paroles de la discrétion de la mœiure prise par N. B. Père). Remarquons de plus que saint Benoît ne dit pas à quel moment de la huitième heure aura lieu le réveil : cela aussi devait varier avec les safeons; probablement d'autant plus près du début de la huitième heure que les nuits étaient plus longues, d'autant plus près de la fin qu'elles étaient plus courtes. Peut-être l'Abbé fixait-il d'avance le moment exact du réveU pour chaque nuit, ou bien pour une semaine ou davantage, en prenant des moyennes. H était réellement besoin de tout un calcul pour assurer aux moines un repos sufiisant (3). S'il dure un peu plus de la moitié de la nuit (4), la digestion aura eu le loisir de

(1) Les vigUiae sont les divisions militaires de la nuit Tandis que les Grecs partageaient la nuit en trois veilles de quatre heures, les Romains la partageaient en quatre veilles de trois heures.

(2) D. Mège et d'autres commentateurs estiment pourtant que saint Benoît pajrtageait le jour et la nuit en vingt-quatre heures de durée égale.

(3) Le morne de S. Colomban était traité plus rudement : Lassus ad stratum veniat, ambukmsque dormitet, necdum ea^leto somno surgere compellatur {Régula, ix. P. L., LXXX, 216).

(4) Ici encore, les commentateurs ont des interprétations différentes. Il s'agit peutêtre non pas de se lever peu après le milieu de ce laps de temps qui constitue la nuit, mais d'obtenir une durée de sommeil égale à un peu plus de la moitié de la nuit. Pour cela, il faut combiner, selon les saisons, l'échéance de la huitième heure (au sens romaha) avec celle du coucher. Nous sommes, je suppose, aux environs des calendes de novembre : la nuit commençant à 5 heures du soir et se terminant à 7 heures du matin dure quatorze heures équinoxiales ; si les moines, éveillés à la huitième heure romaine, c'est-à-dire vers 2 h. 20 du matin, se sont couchés à 7 heures, ils ont donni un ijeu plus de la moitié de la nuit, c'est-à-dire sept heures et vingt nunutes (Cf. Haeft., l. VII, tract, ix, disq. iv, p. 777),

s'achever, et tous seront dispos à l'office divin. Les frères se couchant après les Compiles, qui se disaient à la tombée de la nuit, pouvaient dormir, en hiver, depuis six ou sept heures du soir jusqu'à deux ou même trois heures du matin environ. Tout le long de l'année, le lever oscillait, semble-t-U, entre une et trois heures ; la coutume du lever de minuit, comme le remarque D. Martène, vient d'une interprétation inexacte de la Règle et n'est pas conforme à la tradition.

La difficulté de calculer l'heure du réveil s'augmentait, chez les premiers moines, de ce qu'ils n'avaient ni horloges à sonnerie, ni réveille-matin. Bs devaient bien souvent se contenter de l'a peu près. Les anciens déterminaient les heures de jour d'après la hauteur du soleil, d'après la longueur et la direction de l'ombre ; ils avaient inventé, pour mesurer le temps, le« gnomon »,le cadran solaire, la montre solaire. Pour évaluer une durée, ils se servaient du sablier, de la clepsydre, de l'horloge hydraulique (1). Mais les moines n'avaient pas toujours ces instruments à leur disposition (2). Ils devaient alors prêter l'oreille au chant du coq ou suivre attentivement la marche des étoiles. Cassien fait observer que le religieux chargé d'éveiller ses frères ne doit rien relâcher de sa vigilance sous prétexte qu'il a l'habitude de les exciter à la même heure : Quamvis eum consuetudo diuma hora solita evigilare compellat, tamen sollicite jrequmterque steïlarum cursu praestitutum congregaiionis tempus explorans ad oraiionum eos invitât offidum (3). H nous est parvenu de saint Grégoire de Tours un curieux opuscule intitulé : De cursu steU larum ratio, gualiter ad offidum implendum deleat ohservari (4). La récitation d'une longueur déterminée de prières (5), l'appréciation de la quantité de cire qu'un cierge avait consumée ou de la différence de niveau dans l'huile d'une lampe étaient encore des procédés rudimentaires. La Règle du Maître veut que deux frères fassent la veillée et consultent souvent Vhorologium (6). C'est à l'Abbé en personne ou à un moine zélé, agissant sous la responsabilité de l'Abbé, que N. B. Père confiera le soin d'appeler à l'Œuvre de Dieu (chap. XLVII); mais il lui fallait bien prévoir les erreurs et les oublis, et nous l'entendrons consentir à ce qu'on abrège l'office, si le sommeil des moines a été malencontreusement prolongé.

(1) Cf. Daremberg et Saolio, Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines, art. Horologium.

(2) Cf. Haeft., 1. VII, tract, ix. — Calmet, in h. l

(3) Inst., II, XVII.

(4) Monumenia Germaniae Historica : Scriptores rerum Merovingiarum, 1. 1, p. 854 sq. (6) Voir l'histoire d'Adolios dans : Hist. Laus,, c. crv (Vitae Patrum, VIII. Ros-

WEYDE, p. 769).

(6) Cap. xxxi-xxxiL

Quod vero restât post Vigilias, a fratribus qui Psalterii vel lectionum aliquid indigent, meditationi inserviatur.

On ne se recouchait pas après l'office de nuit. Les anciens moines redoutaient que ce repos supplémentaire ne fît perdre aux âmes l'élan surnaturel qu'avaient imprimé les saintes veilles et ne fournît une occasion aux illusions diaboliques (1). Quelques législateurs, en particulier le Maître, et aussi des Abbés bénédictins, étaient cependant moins sévères. Même aux règles strictes il y avait des exceptions, dont on trouvera le détail dans D. Martène et D. Calmet : par exemple, lorsque les moines avaient été réveillés trop tôt, lorsqu'ils étaient souffrants.

Il eût été indiscret, pendant les Vigiles d'hiver, de prolonger depuis deux heures et demie jusqu'à six heures la psalmodie et les lectures. Celles-ci, nous le verrons, étaient très étendues en cette saison. Il restait pourtant jusqu'à Matines (c'est-à-dire jusqu'à Laudes) un intervalle de durée variable : les frères qui ont besoin d'étudier quelque chose (mot à mot : à qui il manque quelque chose du Psautier ou des leçons), le consacreront à cette étude. En style de basse latinité, ce terme meditari, dit D. Calmet, a souvent la signification d'étudier, d'apprendre par cœur, de réciter. Rappelons-nous qu'au temps de saint Benoît on accueillait dans le monastère des frères illettrés ou peu instruits et des enfants. Il fallait se mettre en état de suivre intelligemment l'office divin, d'y faire même fonction de lecteur ou de chantre. Dès le début de sa vie monastique, on travaillait à fixer dans sa mémoire tout le Psautier; on apprenait par cœur les leçons brèves, les formules liturgiques les plus usuelles. Ceux qui devaient lire chaque nuit l'Écriture ou les Pères dans des manuscrits aux abréviations nombreuses, maculés peut-être par l'usage et dont l'encre avait pâli, à la lueur d'une lampe fumeuse, et sans le secours des lunettes, ajoute D. Calmet : tous ceux-là avaient besoin ordinairement d'une préparation immédiate. Si le lecteur ne se faisait pas comprendre, les auditeurs n'avaient pas, comme nous, la ressource de recourir à leurs livres : car les bréviaires n'étaient pas inventés et les codices étaient rares. Tous enfin avaient besoin d'approfondir le sens des paroles sacrées. Et pour cette préparation, indispensable à la dignité de l'office divin, saint Benoît choisit les heures de silence et de recueillement; c'est un supplément aux deux heures de

(1) Cass., Inst, II, xn-xra ; III, v, — Cassien mentionne pourtant des exceptions : InsL, III, IV, vin.

iSt COMMENTAIRE SUR LA RÈGLE DE SAINT BENOIT

ledio divina assurées quotidiennement aux moines. Cette disposition de la Règle n'est pas périmée ; même aujourd'hui on ne s'improvise pas lecteur. C'est un spectacle douloureux que de voir un homme ayant appris le latin se débattre sur dix lignes de l'Écriture ou des Pères, multiplier les fausses coupures, les fautes d'accent,, les solécismes. Ne traitons jamais le Seigneur comme un barbare.

Mais les frères qui savaient leurs leçons et leur Psautier, que faisaient-ils donc jusqu'à Laudes? H y a tout lieu de supposer qu'ils ne retournaient pas se coucher. C'est un temps laissé à la dévotion des religieux ou à la disposition de l'Abbé, remarque D. Hugues Ménard ; saiat Benoît n'a point déterminé minutieusement l'emploi de tous les instants. Les moines coasaciaien.t ceax-ci à la prière et à la doctrine surnaturelle ; mais on chercherait en vain chea^ N. B. Père et les andwjs la prescription d'une demi-heure ou d'une heure d'oraison, encore moins la fixation d'une méthode (1). On nous demande parfois sérieusement quels pouvaient bien être alors « les sujets de méditation ». La sainte liturgie en fournissait d'innombrables et de toujours neufs. La. prière privée elle-même puisait sa sève dans la prière de l'Église et demeurait catholique, simple, vivante comme elle. Il n'était venu à la pensée de personne d'emprisonner les mouvements de Pâme dans des moules rigides et de substituer à la spontanéité joyeuse de leur expression la morne banalité de formules toutes faites. H n'est pas facile d'épuiser l'étude des psaumes, l'étude des autres portions de l'Écriture, l'étude des saints Pères, l'étude de l'histoire de l'Église et des saints : qui donc pourrait se flatter de n'avoir plus besoin de s'y appliquer? Et puis, alors mrâne qu'une longue pratique nous a familiarisés avec les prises liturgiques, et précisément à raison de cette habitude, il nous, faut revivifier toutes choses par une étude incessante, si nous ne voulons pas tomber dans une sorte de psittacisme, où la voix seule et les membres font leur ofiiee matériel, sans que l'intelligence intervienne. La psalmodie n'est-elle pas en péril de devenir un simple exercice de vocahae et de mémoire? ïoiait passe si facilement en nous dans la catégorie de Pinconscient et des réflexes.

A Pascha autem usque ad supradictas Kalendas Novembri», sic temperetur hora Yigiliarum agenda, ut parvissiroo intervalle, quo fratres ad necessaria

(1) Chez les Chartreux, il n'y a rien d'absolument déterminé au sujet de l'oraison mentale. Jusqu'au seizième siècle, rien non plus chez les fila de saint Dominique et de saint François, ni même aux origines de la Compagnie ée Jésus, Cl P, Boutibb, TEvoluHon de la piété (Etudes, t. CXX [1909], p. 187-211).

naturae exeant, custodito, mox Matutini, qui incipiente luce agendi sunt, subsequantur (1).

Au cours de l'été, ce n'est plus l'appréciation de la huitième heure qui détermiae le commencement de l'office de nuit : c'est la coïncidence qui doit exister entre l'heure où le soleil se lève et le premier office du jour. Encore que variable lui aussi selon les saisons, ce moment de l'aube est pourtant le point fixe d'après lequel on calculera l'heure du réveil II faudra qu'avant l'aurore on ait eu simplement le loisir de célébrer de courtes Vigiles ; entre cet office et celui du matin on ménagera seulement aux frères quelques instants pour les besoins naturels ; la méditation des psaumes et des leçons est renvoyée dans cette saison à un autre moment (2).

En dépit de la brièveté de l'office de nuit, les moines, qui s'étaient couchés plus tard qu'en hiver et levés presque à la même heure, avaient eu moina de sommeil : c'est pourquoi N. B. Père leur accorde la sieste, après le repas qui a lieu ordinairement à la sixième heure (chapitre XLVIII). Nous verrons aux chapitres XI et XIV les exceptions apportées aux dispositions du présent chapitre.

(1) Le « texte reçu » a modifié, pour le rendre plus clair, le texte original ; voici la leçon qu'adopte D. Butler : Sic iemperetur hora ut Vigiliarum Agenda parvissiwo iniervalb, quo fratres ad necessaria naturae exeant, tnox Matutini, qui incipiente luce agendi sunt, subsequantur. = MaiuUni, parvissimo mtervaiio..., mox mbsequantur Vigiliarum Agenda. Et il fait observer à bon droit que le mot Agenda eçt pri» substantivement, comme plus loin, au chap. xiii : il s'agit de VOpus Dei.

(2) Cassien motionne la soleimité matntinale (il s'agit de Laudes) qvae expleP'^ nocturnis psalmis et orationibus post modicum temporis intermiium solei m GalU^it monaileriis celebrari {Inst., III, iv).

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