‹ Commentaire sur la règle de Saint BenoîtChapitre 56 sur 171 · COMMENT CÉLÉBRER LES MATINES AUX JOURS DE FÉRIÉ · texte numérisé non relu

COMMENT CÉLÉBRER LES MATINES AUX JOURS DE FÉRIÉ

réciproque, une stipulation que nous faisons avec le Seigneur (sponsio) (1) ; au lieu d'imiter ces chrétiens dont parle Cassien : Cum in ecclesia haec oratio ah universa pïehe concinitur, Jiunc loeum taciti praetermittunt, ne scilicet semetipsos oUigare... videantur (2), les enfants de saint Benoît doivent s'approprier les paroles divines, se laisser citer en jugement (convenire) et corriger par elles : ils prononcent leur propre condamnation s'ils ne se pardonnent pas mutuellement et ne se remettent pas d'accord (autre sens de convenire).

Cette récitation solennelle de toute l'Oraison dominicale a'aura lieu qu'au commencement du jour et à la fin. Aux autres offices, ceteris vero agendis, on ne dira à haute voix que les dernières paroles seulement : Et ne nos inducas in tentaiionem, de façon à ce que tous répondent : Sed niera nos a malo. Même sous cette forme réduite, on aura pu mettre son âme d'accord avec la pensée de Dieu et grouper dans une même prière les intentions de tous.

(1) Adjunxît plane et addidii (Dominus) kgem, eerta nos conditione et sponsione consiriv.qens, ut sic nobis dimiiii délita poslulemus secundum quoi et ipsi debiioribus nostris dimiiiimus, scienies impeirar non posse quod pro peccatis petimus, nisi et ipsi circa deUtores nosiros paria fecerirmis (S, Cypriani De Orat. Domin,, saau. P, I*, IV, 636),

(2) ConlcU. IX, xxn*

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