‹ Commentaire sur la règle de Saint BenoîtChapitre 57 sur 171 · CHAPITRE XIV cx)mment célébrer les vigiles aux fêtes des saints · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV cx)mment célébrer les vigiles aux fêtes des saints

In Natalitiis Sanctorcm qualiter Vigiliae agantur. — In Sanctorum vero festivitatibus, vel omnibus solemnitatibiis, sicut diximus Dominico die agendum, ita agatur, excepto quod Psalmi, aut Antiphonae vel Lecliones ad ipsum diem pertinentes dicantur. Modus autem supradictus teneatur.

Des trois formes d'offices : le férial, le dominical et le festif, N. B. Père a déjà déterminé les deux premières, quant aux Vigiles et aux Matines ; il lui suffit maintenant de quelques lignes pour régler l'office festif, parce qu'il l'assimile à celui du dimanche. Le titre du chapitre restreint aux seules Vigiles l'assimilation, à tort peut-être, car saint Benoît s'exprime d'une manière générale, sans distinguer entre les Vigiles et les Matines ; il ne parlera pas davantage des particularités de l'office festif aux Heures du jour; aussi bien c'était pour les Vigiles surtout qu'il importait de fixer la mesure, modus, la quantité de la psalmodie et des lectures. Nous pouvons d'autant plus regretter l'extrême concision de N. B. Père que nous sommes insuffisamment renseignés par ailleurs sur l'office festif chez les moines d'alors.

Pour les fêtes du temps, pour les solennités commémoratives des mystères du Seigneur : Pâques, Noël, l'Epiphanie, etc. (celles que veut probablement désigner saint Benoît en écrivant : vel omnibus solemnitatibus), le calendrier monastique s'était adapté dès l'origine au calendrier des églises séculières. H n'en va pas de même pour les fêtes des saints. Quelques-unes, il est vrai, celles par exemple des saints Pierre et Paul, de saint Etienne, des saints Jacques et Jean, de saint André, de saint Jean-Baptiste, etc., furent de bonne heure communes à toute la chrétienté ; mais primitivement les fêtes des martyrs et celles, un peu plus tardives, des confesseurs ne se célébrèrent que dans les églises oii elles avaient une attache topographique, là du moins où les appelait un

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