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Tel était le droit civil de Rome, avant l’établissement du droit prétorien. Il est sans utilité de dire que, dans le cours du temps, la qualité d'ager romanus fut d’abord étendue à tout le Latium, et ensuite à toutes les terres de l'Italie, au sol Italique.
- La domination de Rome s'étant étendue sur les Provinces situées en dehors de l'Italie, les habitants de ces provinces, non encore admis au privilège de citoyen romain, qui ne fut concédé que sous Caracalla à tous les sujets de l'Empire, quoique soumis au pouvoir de Rome, se trouvaient privés du bénéfice des lois romaines, sous le rapport de la transmission des biens provinciaux, qui, étant res nec mancipi, restaient sans mode légal d'aliénation.
Ce fut alors que le droit prétorien vint à leur aide, et adoucit la rigueur du droit civil par l’introduction, dans le droit romain, d’un mode nouveau de transmission. (Comme nous l'avons vu, le sol romain seul se transmettait par le contrat revêtu des formes de la mancipation, d'après le droit quiritaire, ex jure Quiritium, qui ne s’appliquait pas au sol provincial, par là frappé d’inaliénabilité. Ce sol provincial restait, pour ainsi dire, hors la loi.
Pour remédier à cette anomalie, les Préteurs imaginèrent de substituer à la mancipation, la possession des biens ou tradition réelle de l’héritage quifaite dans certaines conditions légales, supléerait à la mancipation dont elle atteindrait