Ce qui lon appelle produite pa
particuliers à chaque espèce. Le temps où la folie s’est révélée pour la première fois, la durée des accès, ainsi que celle des intervalles lucides, et leur fréquence; l’état actuel de l’aliéné,
. surtout, sont d’une grande valeur dans l'investigation des
faits. Sa conduite envers l’autre conjoint et la nature de leurs
rapports antérieurs ou postérieurs au mariage; la durée de la vie commune ; voilà autant de faits à consulter. Car quoique
certains auteurs tiennent que la nullité produite par le défaut de raison est irréparable; que la co-habitation quelque longue qu’elle puisse avoir été et le silence de l’autre partie n’en peuvent pas couvrir les vices, comme quand il est question des nullités relatives engendrées par l'erreur ou la violence, ainsi que nous le verrons sous l’article 148, il est hors de tout doute, que la moralité du mariage et la co-habitation, impuissantes si l’on veut, à constituer une ratification va-
lable, ne soient d'un grand secours pour élucider la condition
mentale de l’insensé, à l’époque où le mariage a été célébré En effet qui doit mieux que les intéressés, l’autre conjoint surtout, sont en état d’en juger ? Et le fait que les parents de l'autre conjoint et ceux de cet insensé auraient librement consenti au mariage et à la vie commune, ne soulèverait-il pas des présomptions violentes, en faveur de la sanité d’esprit, de la
même manière qu'une séparation hâtive, motivée de la part ‘de l’autre conjoint sur l’aberration, entrainerait des probabilités ‘contraires.
Ajoutons que la faveur du mariage et l'autorité du fait accompli doivent faire pencher le doute d’une preuve contra-
‘dictoire du côté de sa validité ; que le juge qui doit consulter l'intérêt des familles, intérêt puissant dans tous les cas, et . surtout quand le fait de la folie est douteux, sans perdre de
vue celui du public et oublier le respect qu'il doit aux nullités rigoureuses prononcées par la loi, ne doit déclarer un mariage nul que sur une preuve convaincante, et nous aurons épuisé tout ce qui peut être dit d’utile à ce sujet.
76. Ce qui vient d’être dit de la folie à intervalles lucides, que l'on appelle folie intermittente, s'applique à la folie passagère produite par l'ivresse momentanée, et à la falie plus durable
causée par le délire provenant d’une ivresse prolongée ou de la maladie.
Pour ce qui est de l'ivresse momentanée, il paraîtrait impossible de dire qu’un mariage concerté d'avance, et consommé ensuite, serait déclaré nul par cela seul qu’un des conjoints, sinon, par impossible tous deux, se seraient trouvés ‘ dans un état d'ivresse lors de sa célébration. On présumerait ‘en ce Cas, que puisqu'il est resté assez de force physique aux conjoints pour prononcer les paroles requises pour constater le consentement, il leur est resté assez de raison pour comprendre le sens de leur engagement. Ce serait de l'instinct, un éclair peut-être, mais ce serait l'instinct et l'éclair de la raison ! Ce qui ne blesserait en rien le principe que, sans raison, on ne peut contracter.
Quant au délire, s’il ne comptait que d’une époque postérieure aux négociations du mariage, surtout aux fiançailles, Jon devrait dire ce quiaété dit de l'ivresse, que le conjoint avait conservé assez de raison pour donner un consentement valable au mariage, lors de la célébration. Il en serait autrement, si le délire était antérieur, s’il avait duré pendant tous les préliminaires des fiançailles, qu’il durât encore alors et se continuât jusqu’au mariage, surtout si la cohabitation n'avait pas eu leu ou qu’elle eût été abandonnée aussitôt après le retour de la raison, il en serait autrement. La cause offrirait alors un concours de circonstances abandonnées à la prudence -du juge et dont le poids pèserait contre le mariage.
Nous verrons sous le chapitre quatrième qui traite des “lemandes en nullité de mariage, par qui la nullité pour défaut de raison doit en être demandée, quand elle doit l'être, si elle est irréparable et absolue dans tout état de faits quelconques, ou si elle peut être couverte.
L'impuissance naturelle ou accidentelle existant lors du mariage le rend nul mais dans le cas seulement où elle est apparente et manifeste.
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77. Doctrir 78. Le Cod Code doit- 79. Suite, ( du ju le me la pe