‹ Commentaire sur le Code civil du Bas-CanadaChapitre 67 sur 119 · Description d'un mariage Juif · texte numérisé non relu

Description d'un mariage Juif

214. Née de la liberté religieuse proclamée par la Réforme, et fille non reconnue du Protestantisme, la secte des Quakers en fut bientôt la plaie. L'on sait de quelles restrictions sévères, les croyances religieuses en dissidence avec TEglise établie, furent l'objet en Angleterre. Cependant les dissidents furent tolérés, pendant qu'à leur origine, les Quakers devinrent de la part de loi anglaise, les victimes d'un véritable ostracisme. Repoussés de toute communion avec les anglicans, communion qu'ils ne recherchèrent pas d'ailleurs, les Quakers ne leur cédèrent en rien en exclusivisme, et n'auraient pas plus voulu faire célébrer leur mariage devant un ministre de l'Eglise d'Angleterre, que ce dernier n'aurait voulu le solenniser. Force fut donc au Parlement anglais, en passant la loi de Lard Hardwicke, de prohiber entièrement le mariage des Quakers ou de leur permettre de le contracter suivant leurs propres

usages. La loi choisit cette dernière alternative ; et fit une réserve spéciale à cet effet ; réserve renouvelée par la loi de 1823 et celle de 1836.

Le mariage des Quakers contracté suivant leurs usages, était donc sanctionné en Angleterre, lors du traité de Paris, et il s'en suit qu'il fut apporté dans le Bas-Canada, par les sujets anglais, avec le reste de leurs coutumes matrimoniales. Nous avons vu plus haut, la Législature Canadienne leur accorder le droit de tenir des registres de l'État Civil.

La Religion des Quakers est simple et sans culte extérieur- Comme le reste de leurs pratiques, leur mariage est dégagé de toute forme symbolique et se fait sans l'intervention d'un niinistre, bien qu'il ne manque pas d'un caractère de grandeur dans sa simplicité môme.

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