‹ Commentaire sur le Lévitique précédé d'une traduction nouvelleChapitre 42 sur 48 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

LA SAINTETÉ CHEZ LES PRÊTRES Chap. XXL, XXIL.

Chap. 21.

Après avoir montré dans les chapitres précédents, depuis le chapitre 11, comment le peuple d'Israël tout entier doit se conduire pour qu’on reconnaisse en lui le peuple de Dieu, le législateur en vient à établir certaines obligations particulières pour les prêtres qui étaient appelés plus directement encore que les simples fidèles à être les représentants de l’idée de sainteté. La vie des prêtres, médiateurs de lPancienne alliance, devait, plus encore que celles des autres Israélites, être assujettie à de nombreuses restrictions, privations, ablutions, qui étaient à la fois une salutaire discipline, une école d’obéissance et une image de la grande œuvre de la purification de leur cœur à laquelle ils devaient s’appliquer principalement.

Si nous cherchons à saisir l'esprit des instructions renfermées dans ces deux chapitres, nous verrons qu’elles s’appliquent également aux ministres de la nouvelle alliance. Eux aussi, ils doivent se conduire de manière à se montrer en toutes choses « les modèles du troupeau » (I Pier. 5: 3) et s'abstenir de tout ce qui pourrait porter atteinte à la considération due à leurs saintes fonctions. Les ecclésiastiques doivent bien se pénétrer de la pensée que leur liberté est soumise à plus de restrictions que celle des laïques, quant à la manière de vivre, le vêtement, les lieux que l’on peut fréquenter, les alliances que l’on peut former, etc. etc. Plusieurs églises protestantes accordent à leurs ministres une trop grande latitude, ce qui tient probablement en partie

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