CHAPITRE I. a
doute voulu indiquer une montagne particulière ; et comme d’autres textes nous apprennent que la source de toutes les eaux est la source Ardouisour, et que cette source est placée sur le Bordj, tout nous invite à croire que c’est à cette dernière montagne que se raj>porte, en dernière analyse, la description de notre texte.
Il ne nous reste plus, pour compléter l’examen de ce paragraphe, qu’à expliquer les deux derniers mots qui le terminent. Le premier, apaçlcha, que tous les manuscrits lisent de la même manière, est le génitif du nom substantif ap (eau), lequel ne diffère du sanscrit ap , qui a le même sens, que parce que le mot zend se décline au singulier. Il est même possible que ce substantif ait eu aussi en sanscrit les trois nombres; du moins avons-nous déjà trouvé ap au génitif singulier dans le composé apùnaptri, et je remarque que Forster, sans doute d’après Vôpadêva ou ses commentateurs, décline ap au singulier. Au reste, la déclinaison du ap zend se développe conformément aux règles de l’analogie indienne. C’est du radical que vient le génitif ap-açtcha, dont le sens est « et de l’eau. » Les deux mots mazda dhdtaydo sont lus et séparés ainsi par un point dans le n° 3 S; mais le n* a F, pag. 7, lit en un seul mot , et
le n° 6 S n’aspire pas le d de ddtaydo, Cette der-
nière orthographe me parait la meilleure, car la 'dentale douce de ddtaydo ne peut être virtuellement aspirée ; si elle est ainsi écrite dans trois manuscrits, cela vient de l'habitude où sont les copistes de substituer ordinairement le dh au d, quand cette lettre est médiale. Au reste , ce mot est un composé adjectif se rapportant à apaçtcha; la désinence est aydo , pour le sanscrit dyds, la voyelle finale du thème ddta souffrant en zend un guna, tandis qu’en sanscrit elle prend un vriddhi. Réuni au mot qu’il modifie, cet adjectif signifie « de l’eau donnée par Mazda. •
Après l’analyse précédente, nous pourrons traduire comme il suit notre paragraphe, en conservant à chacun des mots qui le composent sa signification propre :
a56 COMMENTAIRE SUR LE YAÇNA.
«J’invoque, je célèbre le haut, le divin sommet, source des » eaux, et l’eau donnée par Mazda. •
U£gJU .AUUiM
■fOO/é^ •)ot)'-*uü" •jol^
(Lignes 8 6 — 10 a.)
TRADUCTION DE NERJOSENGH.
fïTO^TTfïT tipMH ïnf%m^Er ^ *tthï tj4rt^rmat^TOrT-
ijUq(|=ff H •»
(Ms. Anq. n* a F, pag. 7.)
TRADUCTION d’aNQCETIL.
« Je prie et j’invoque (le Gâh) Evcsroutrcn, (qui veille) sur la vie « (des êtres animés, et qui est) saint, pur et grand WT. »
Ce texte est consacré à l’invocation du génie sous la protection duquel est placée la portion de la nuit qui s’étend depuis le coucher du soleil jusqu’à minuit. Anquctil le nomme avec les Parses Eves routren ; Nériosengh transcrit son nom d’une manière plus conforme
1,4 VARIANTES DE LA TRADUCTION DF. KÉRIOSENCa.
Les deux ms», écrivent mnwmfrayd/w avec un anusvâra ; le n° 3 S lit toujours u bref au lieu de u long, et le n0 a F double le n sous r. Lo n° 3 écrit avec u bref aibi-
çrarthama. Le n° 3 donne nâmnt, ce qui est fautif; le même manuscrit lit encore râga au lieu de rdtra , et le» deux dernier» mots aussi fautivement qu'à l’ordinaire, punyàtmani punyagurri.
l” Zend Avetta, loin. I, ae part, pag.83.