‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 104 sur 139 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

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(Lignes 10 b — 12 a.)

TRADUCTION DE NERIOSENGH.

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(Ms. Anq. n* 2 F, pag. y.)

Les deux mss. écrivent nimanitrnyâmi avecan anusvâra; le n* 3 S seul ne double pas le n sous r. La manière dont les mss. transcrivent, dans ce passage, le mot zend/rrh/a/, est une preuve du peu de rigueur et d'uniformité de l'orthographe pehlvie, que Nériosengh parait suivre exactement. C'est ainsi que ce même mot était écrit plus haut phréhadadâra. Je lis hûdjivaçn! avec le n° 2 , et en rétablissant l'orthographe ancienne dont on retrouve très-aisément la trace dans le manuscrit. Une main plus moderne a placé un ô après la syllabe hû, sans doute pour changer celle syllabe en hâ; et comme

cette correction n'était plus très-claire, on a ajouté au-dessus du groupe corrigé la syllabe hà elle-mémc. Cette syllabe est destinée à représenter le hu zeud, et elle nous offre un exemple rare de l’adoption, dans la glose de Nériosengh , de la prononciation des Parscs, reproduite fidèlement par Anquctil. 11 est singulier que le n° 3 S ait introduit dans ce mot la syllabe que le n° 2 ne place qu’en interligne. Se méprenant en outre sur la valeur de In syllabe hû, qu'il a lue hn , à cause de 1a ressemblance assez grande de ces deux signes , le copiste a écrit ce mot hnohddjivaçni , ce qui pourrait faire croire que le ms. n° 3 nété transcrit d'après le n° a par un écrivain qui ne comprenait rien au texte. Le n® 3 lit aviçruthrima avec un u

TRADUCTION d'aNQÜETIL.

• Je le prie et l'invoque (lui) qui donne l’abondance à tous ceux ■ qui vivent bien selon (la loi de) Zoroastrc, (et qui est) saint, pur « et grand lw. »

Le premier mot de ce paragraphe offre ici une particularité remarquable; c’est que les mots avec lesquels il est en composition, au lieu de porter la désinence du datif ou celle du génitif qui sont consacrées pour ces invocations, ont celle de l'accusatif. Il me semble que la raison de ce fait est dans la manière |>articulière dont on envisage le composé de frâdat. Dans les paragraphes où figure ce verbe , il n’est joint qu’à un seul mot pour former un composé de la même espèce que ceux qui sont si fréquents en grec, comme AM'IWpac. Dans ce cas, le second mot qui est réellement le complé-

bref, nous suivons le n® 2. J’ajoute de plus, après uundhyAyâh , un visarga que ne donne aucun des deux manuscrits. n® 2 donne smakâryint , et le n° 3 smukâryini ; je lis sama au lieu de sma qui est évidemment fautif.

Au lieu de pkatam, le n® 3 lit pulan i ; et pour pmvarddhayati , prarvadh raya ti , à cause du déplacement facile de la liquide r. Le n® 3 lit les mots suivants: djaralhuçtrâtémundm nf, puriyàtmani putiyagurvi. Le n® 3 lit mdtadèchu, nous suivons le n° 2. Le n® 2 lit tatkâryaut , et le n® 3 satkâryani; la correction était aussi facile que nécessaire. Je lis en outre âtchdréchu, avec deux A, quoique les deux mss. donnent le second bref. Je dois faire remarquer de plus , qu’au lieu du mot môbêdèchu, le n® 2 avait primitivement une accumulation de lettres fort peu intelligibles , au moins pour moi , lettres qui ont été effacées par une main moderne. Voici ce

que je crois pouvoir lire de ces lettres qui me paraissent représenter le mot Mobcd ; je reprends la première syllabe de ce mot , laquelle n‘a pas été effacée par le copiste: mâimuddnumâimavadècha. Le n° 3, qui est plus récent que le n* a , soit qu’il ait copié ce dernier manuscrit , soit qu'il en ait suivi un autre qui n'avait que le mot mâvêdcchu, ne donne aucune trace de ces lettres. 11 faut ajouterencorequele mot âtchâréchu était lu dans le principe par le n* 2, âtcharyéchu ; mais le signe qui marque un â et qui se place au-dessus de la ligne, quand ect â long a élc oublié, indiquait déjà la correction que nous avons faite. U est vrai qu'une main moderne, en effaçant le groupe ryi pour y substituer rê, a également fait disparaitre Yâ long ajouté sur tcha. Le n* 3 S ne porte aucune trace de ces corrections.

** Zend Avcsta, tom. 1 , 2* part. pag. 83.

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