‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 113 sur 139 · CHAPITRE I. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. a

les manuscrits donnent généralement ce mot avec un .sy s dental, je pense que l'orthographe primitive doit avoir un ch, comme on le voit par un passage du Yaçna, conservé par le plus ancien de nos manuscrits 1M. D’une part, en effet, le s dental du mot hasiti est dans les conditions nécessaires pour devenir ch; et d’autre part , je crois qu’on peut identifier chili avec le sanscrit

fèflrt kchiti (terre et demeure). Déjà nous avons plus d’une fois constaté en zend la substitution d’un ch au sanscrit kch par le retranchement de la gutturale; ici le fait me semble d’autant moins douteux que Nériosengh traduit quelquefois le mot qui nous occupe par « la bonne habitation. ■ Nous pourrons donc admettre que les Parses ont attribué à ce terme zend le sens d'habitation (ou de terre), et que ce sens est confirmé par l’analyse étymologique qui nous donne le radical Jjsg pour 1%, et le suffixe ti.

Mais il faut avouer que cette explication nous avance peu quant au sens definitif de ces deux mots, ydiryayâoçlcha huchitâis. Que faut-il entendre par « annui boni domieilii? * La question que nous nous adressons ici, nous la reproduirons dans d’autres passages où se rencontre ce substantif, notamment dans ceux où il est joint au nom de Babman, comme aussi dans un texte où le même radical iftp est employé en qualité de verbe , et où Nériosengh continue à le traduire par habiter ,M.

I^a première question qui se présente est celle de savoir si yâirya doit être pris ici dans un sens d’extension, c’est-à-dire comme substantif signifiant Gàhanlar, ou s’il faut en faire un adjectif, comme l’indique la forme grammaticale. Dans le premier cas, huchitâis sera

Ms. Anq, n° 6 S, pag, a5ï; dans ce passage , le mot chili se trouve trois fois et en composition avec les mots hu, rdmd et darcyhâ.

lM Le radical sanscrit kchi s’écrit en tend iki lorsqu'il est verbe et qu’il n’est précédé

d'aucun préfixe qui se joigne immédiatement à lui. Ce changement du k ch en i k par le déplacement de la sitUante , se retrouve encore dans quelques autres mots tends, quoique, à vrai dire, il ne soit pas très-commun.

j78 commentaire sur le yaçna.

un adjectif possessif, et l'on traduira littéralement, « le Gâlianbar, « qui a de bonnes habitations. » Mais cette traduction est fort obscure, et rien dans la suite de notre passage ne paraît de nature à l’éclaircir. Les Gâhanbars, au les six fêtes destinées A commémorer les six époques de la création, seront tout A l’heure invoqués successivement chacun par leur nom; et il est permis dès lors de se demander pourquoi il est ici question du Gâlianbar, au singulier. On ne peut s’expliquer cette invocation spéciale, qu’en supposant que le texte a voulu désigner ici le Gâlianbar dans lequel on se trouve. Quant à l’adjectif «qui a de bonnes habitations,» il me paraît tout à fait inintelligible, si l’on n'en étend pas le sens de cette manière : « favorable aux maisons. » Mais, je le répète, cette traduction n’est pas fort satisfaisante; et si tel est bien le sens du texte, il faut supposer qu’il cache une allusion à quelque particularité relative aux Gâhanbars, qui m’est jusqu’à présent inconnue. Dans le second cas, c’est-à-dire, si ydirya doit être pris comme un adjectif, le mol apn/yipi signifiera «une bonne habitation;» mais les mots • une bonne habitation annuelle » n’olfrcnt pas à l’esprit un sens intelligible, et quelque vague que soit la première interprétation, elle me parait encore préférable A celte dernière. La difficulté réside probablement dans le sens qu’il faut attacher à • bonue demeure, » ou « bonne terre, » qu’on le prenne comme un substantif ou comme un adjectif. Les moyens de comparaison dont je puis disposer jusqu’à ce moment, me laissent hors d’état de préciser davantage le sens de ce passage difficile.

Les mots suivants ont tous été rattachés par Anquclil au nom de Behram; mais nous allons voir que Nériosengh en comprend autrement les rapports, et que son opinion se trouvera justifiée par l’analyse du texte. Il faut remarquer d’abord que le premier mot, amahclcha, est joint à la copule enclitique Icha. laquelle nous indique la présence d’un objet nouveau d'invocation; il en faut dire autant de vcrëthraglinahétcha et de vanainlyâoçlcha. La particule

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