‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 118 sur 139 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

TRADUCTION D’aNQLRTIL.

• Je prie et j’invoque les mois saints et grands, la (nouvelle) • lune (qui est comme) en elle-même, (et qui est) sainte, pure et ■ grande »

Avant de commencer l’analyse de ce paragraphe, nous remarquerons que les Yaçnas zend-sanscrits le font précéder de l’invocation du génie nomme Oschen, comme nous l’avons déjà observé au commencement du paragraphe IV de ce chapitre. La moitié du paragraphe IV et les paragraphes V et VI en entier se trouvent donc places ici, parce que, au lieu de commencer, comme le Vendidadsadé, l’énumération des Gâhs par Oschen, le Yaçna proprement dit part de Hàvan. Nous n’avons plus à nous occuper de ces paragraphes, puisque nous avons suivi l’ordre du Vendidad-sadé et que nous les avons examines dans l’endroit où ce livre nous les donne. Nous dirons seulement que l’invocation d’Oschcn est, dans le Yaçna, précédée de la formule ordinaire abréviation connue des verbes

qui ouvrent chacun de ces paragraphes. Cette formule est rendue

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Le n° a F Ut utmamasya ; tuais le groupe tta, placé dans l'interligne au-dessus de tmu, indique la correction que suit le n" 3. On désirerait conoaitre le sens que Nériosengh attachait à ces paroles : jxintchakasya , etc. ,

• qui mont. s qai primi optinu. » On voit clairement qu’il «‘agit ici des éléments, car la scolic do la marge supérieure signifie, « les « éléments dont Ia terre est le premier ; * et celle delà marge latérale, «la terre est le

• premier élément excellent. • Il suit de là

que paiitchaka pourrait se rapporter à la réunion des cinq éléments, s’il s'agissait ici du système indien ; mais comme les Partes ne reconnaissent, du moins aujourd'hui, que quatre éléments , on ne peut pas croire que panlchaka puisse avoir ce sens. Ces gloses , et les mots obscurs de la version de Nériosengh qui s’y rapportent, (ont allusion sans doute âquelque détail des opinions persanes dont la trace m’a échappé jusqu'à présent. Au reste, nous trouverons dans le paragraphe suivant une indication analogue.

,u Zaad Avata, loin. I, a* part. pag. 83.

dans Nériosengh par f'W^ZTTTR > / ' > t i fn , mots dont le second est écrit fautivement dans Je n“ 3 S sampurnaydmi, orthographe que nous avons rencontrée plus d’une fois.

Les trois premiers mots de ce texte nous sont connus; ils signifient : • aux mois maîtres de pureté. » Ils sont lus de la même manière par tous les manuscrits. Cependant la véritable orthographe d'asnhë est achahé. Les éléments du mot qui suit se sont

également déjà présentés dans notre analyse. Lus comme dans notre Vendidad-sadc par le n” 6 S, pag. 4. les mots anlarë mdoghâi sont réunis en un seul par les deux Yaçnas zend-sanscrils. Anquetil les traduit d’une manière bizarre, en ce qu’il exprime trop matériellement la signification du mot anlarë, qui n’est que le sanscrit anlara, sauf le changement de a remplacé par ë devant le m suivant. Nériosengh, et sans doute la glose pchlvic qu’il imite, n’ont fait que reproduire, de la manière la plus exacte qu’il leur a été possible, les éléments du mot zend. Le sens de ce composé n’en est pas moins clair; il ne peut signifier que « la nouvelle lune, » c’est-à-dire : • luna ■ interior, » pour dire « la lune cachée. » C’est le datif d’un nom masculin dont le thème est en a, et qui serait en sanscrit anlaramdsa, si antara entrait ainsi en composition avec le substantif nias. Quoi qu’il en soit, comme on a, ainsi qu’on le verra dans le paragraphe suivant, përënô mdoghâi, et que ce mot zend répond au sanscrit pùrnamâsa, il est permis de dire que le zend anlarcmâogha est formé de la même manière. Seulement, en sanscrit, les mots qui désignent les diverses phases de la lune sont des féminins en /, comme pârnamâsl. Je ne crois pas que ce composé, en zend, pas plus qu’en sanscrit, soit formé, comme l’entendent les Brahmanes, d’un adjectif avec le mot musa (mois). C’est plutôt, à ce qu’il me semble, mâs (lune), qui est remplacé par ntûsa, comme lamas l’est par lamasa, par exemple, à la fin d’un composé déterminatif.

L’adjectif achaoni, lu de la même manière dans le n” 6 S, doit s’écrire au contraire achaonc, comme dans les deux Yaçnas zend-

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