‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 121 sur 139 · CHAPITRE I. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. a

affirmer qu’il se joint au radical tan, et que (comme il faut le supposer en zend) la nasale finale de la racine disparaît devant le suffixe. Mais la suppression de la nasale n’aurait par elle-même rien de surprenant , puisqu’on la remarque pour le radical tan joint aux suffixes ta, tavat, tvâ et ti us, et il ne s’agirait que d'étendre au suffixe lha (qui n’est peut-être ici que ta, comme nous le dirons plus bas) la règle relative au retranchement de la nasale.

Quoi qu’il en soit de cette difficulté, c’est à cette dernière explication que je m’arrête, fondé sur la signification métaphorique de créer que l’on peut donner au radical tan, et sur l’autorité d’Anquetil qui avait reçu des Parses cette traduction : « qui fait tout naître, • |>our l’adjectif viçpatatha, en sanscrit viçvatata. Quant à la particule conjonctive tcha qui suit cet adjectif, je ne pense pas quelle soit destinée à marquer la présence d’un nouvel objet d’invocation-; elle unit seulement l’idée de « qui produit tout » avec le sujet de la lune dans son plein ; c’est comme si l’on disait : « la lune pleine « et qui fait tout naître; • elle est destinée à marquer d’une manière plus précise un rapport que nous verrons plus d’une fois indiqué entre la lune (dépositaire des germes) et la production des choses, sur laquelle les Parses lui attribuent une influence directe. J’ai cru, d’après cette analyse, pouvoir négliger cette particule dans ma traduction.

Les autres mots de notre texte présentent les variantes ordinaires. Le n” 6 S lit et il faut lire achaonê comme

dans les deux Yaçnas zend-sanscrits : le J» ô de notre Vcndidadsadé me paraît fautif. Les manuscrits que nous venons de citer lisent avec notre Vcndidad-sadé asahc ; c’est achahê qu’il faut écrire avec le n° 6 S. Au reste, nous traduirons, en conservant en grande partie l’interprétation d’Anquetil :

• J’invoque, je célèbre la pleine lune qui fait tout naître, (génie) « pur, maître de pureté. »

" Pinini, VI, i, 3-;.

•JOü/O^ .4mqui(

TRADUCTION DE NÉH10SE.NGB.

MM^AllfH JTÇ3T?R gpgui^q i

ïfimt ^TT^mr^ h nM'^i^ninW ijuziw4 «jw$ i

(Ms. Anq. n* a F. pag. 10.)

TRADUCTION DANQUETIL.

« J’invoque et je célèbre les Gâhanbars saints et grands, Me- - dïozercm.... (qui est) saint, pur et grand ,M. »

Les deux premiers mots formant l’invocation sont écrits comme au paragraplie précédent par les deux manuscrits. Le n° 3, p. 6 , oublie le viràma après le n final de GaliambArân. Le n* a a yurumn, et le n* 3 aussi fautivement gurum. Ce dernier ms.

répète deux fois par erreur samaya. U lit samutchtchayâl au lieu de samutchtchayân : le n* a parait, au premier coup d’œil, suggérer cette lecture. Le n° 3 lit fautivement jrrc/jpndm , nous suivons le n* a. Le n* 3

omet le commencement du nom du Gâlianbar, il n'en donne que djartimanàmanum ; le n* a a aussi ruUnanam , nous rétablissons l‘4 long. Le n* 3 oublie le signe de l'accusatif aprè.» panyâtmakarh ; il écrit encore âkâsasya. Le u*a avait primitivement yhanakâlam ; une main moderne a mis audessus de la ligne un petit 7 la à j>eine re connaissable. Or, le n* 3 écrit également ghana, moins la correction intetiinéairc ; ce qui pourrait fournir une nouvelle preuve qu’il a été copié sur le n* a et avaut que la correction eût été faite.

,l# Zend Avala, tom. I, a* part. pag. 84

Page 1