‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 122 sur 139 · CHAPITRE I. j · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. j

Ce paragraphe et les six autres qui vont le suivre ne se trouvent ni à cette place, ni rédigés en ces termes, dans le Vendidad-sadé lithographié; mais ils font partie du Yaçna proprement dit, et, à ce titre, nous avons dû les rétablir dans notre Commentaire. On peut les comparer au premier chapitre du Vispered, qui commence à la page 6 du Vendidad-sadé lithographié. C’est à ce premier chapitre que j’ai emprunté la traduction d’Anquetil donnée ici; les points indiquent que les paragraphes du Vispercd ont subi quelques suppressions; et, en effet, l’invocation des génies qui va suivre n'est qu’en abrégé dans le Yaçna , comme Anquetil l’a fait remarquer lui-mêm’e 1M. Nous n'avons donc eu, pour établir le texte de ce paragraphe, que les trois manuscrits du Yaçna , et nous n’avons pu nous servir du Vendidadsadé que d’une manière partielle. D’un autre côté, n’étant pas astreints, comme nous le sommes par notre plan pour les autres parties du Yaçna, à suivre un manuscrit que nous prenons pour base, mais dont nous critiquons les leçons, nous avons directement établi le texte de nos paragraphes tel que la comparaison des manuscrits nous autorise à le lire. Nous écrivons donc acltahê avec le n” 6 S, au lieu de des deux autres

Yaçnas; mais nous séparons par un point jappai) et jyui «gga>, ce que ne fait pas le n° 6 S.

Le seul mot de ce paragraphe qui nous soit inconnu, le nom du Gâhanbar invoqué, se compose de deux parties dont la première, maidhyôi, n’est lue maidltyô (au nominatif) que dans

le n“ 3 S; elle est séparée par un point de zarcmayâi, excepté dans le n" a F. Le mot qui forme la seconde partie du composé est lu ammj zaramayâi dans le n* 6 S. Cette leçon ne diffère de celle qui est le plus généralement adoptée, que par l’emploi de la voyelle i pour a , dont elle n’est souvent qu’une dégradation.

,M Zend Avesta, loin. 1 , 2* part. pag. 84, noie i.

Ici, c'est à l'étymologie de déterminer si £ est scheva, ou bien s’il représente a; car, dans le premier cas, le thème primitif serait zarémaya pour zarmaya; dans le second, il serait zaramaya.

La réunion de ces deux mots dont les Parses ont fait un nom propre, se prête, selon Anquetil, à deux sens très-différents l’un de l’autre; il les traduit, en effet, par « grand et d’or, » ou par «qui adoucit, qui affaiblit ,5Î. » Rien dans le rôle de ce génie n’offre le moindre rapport avec la signification qu’ Anquetil donne de son nom, si ce n’est que les mots * qui. adoucit • semblent se rapporter à un autre emploi du mot Medïozerem, lequel désigne aussi, au rapport des Parses, une espèce d’huile qui sert de breuvage aux bienheureux; c'est môme de ce dernier emploi du mot que les Parses dérivent le nom donné au Gêhanbar 155. Nous ne trouvons pas plus de secours dans la glose de Nérioscngh, qui détermine seulement le rôle cosmogonique de Medïozerem; car après avoir défini d’une manière générale les Gâhanhars, par « les réunions des temps , les époques de la création des choses « créées, » il ajoute que Medïozerem est l’époque de la création de l’éther. Cette donnée s’accorde parfaitement avec celles de l’Afrin du Gâhanbar, morceau écrit en pazend, et entremêlé de quelques citations de l’Avcsta. Voici la partie de cet Afrin qui se rapporte le plus directement au nom qui nous occupe; elle commence par la citation tronquée d’un texte zend, qui donne le nombre de jours que comprend la période désignée par le nom de Gâhanbar Medïozerem.

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