‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 123 sur 139 · jyjiuÇ^ .j«£t XüijÇ · texte numérisé non relu

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Ce passage est traduit de la manière suivante par Anquctil : < (Au • bout de) quarante-cinq (jours est le Gibanbar) Medïoierem, (dans « le mois) Ardibehescbt, (du jour Kliorscbid au jour) Dèe (pé-mchcr). « En quarante-cinq jours, moi Ormuzd, avec les Amscbaspands, j'ai

u* Ms. Anq. n* 3 S, pag. 38a. Le ms.

lit tchithward, je rétablis tchalhtrarc que je crois plus correct. Je lis de même dathuchâ, au lieu de daihtuô du manuscrit. Je ne m'éloigne encore de la lecture du n“ 3 qu'en deux points : i* en lisant tchèr au lieu de tchèU (quarante), le aeod ne possédant pas ce caractère U que le pazend imite du pehlvi ; 3° en lisant bût et non bât , les copistes employant indilTércmmenl à la fui des mots t ou /;enfm, en séparant le dernier but par un point du mot précédent sarmayê. Le n° 4 F. pag. a5i, autre manuscrit qui contient les lesrhts, s'accorde avec le n“ 3 S d'une manière remarquable : il réunit en un mot les deux parties des noms d 'Ardîbchescht et de Ducpumihir, la seconde fois que ce mot se présente. Il lit encore ma idhydi. Au reste, le seul mot de ce texte qui mérite attention, est tchathwarcça tem , que l'on trouve uniformément écrit de cette manière, soit en deux mots, soit en un. Comparé nu sanscrit, le mol tchathware, dans lequel IV final est tcheva, offre quelque intérêt en ce qu’il suit plutôt l'analogie des formes qui. comme le latin quatuor et le gothique fid-

vôr, développent le thème tchatur, Le zend n’a pas tchatur pur; il n'a que tchathuarè, qui , dans la déclinaison , devient régulièrement tchathicArâ (nom. plur. masc.), et tchathru, qui sert concurremment avec tchathware dans les composés, mais qui est souvent employé à part, et qui répond alors au thème tchatur. On voit claire ment que tchathru n’est autre chose que tchatur, dont la voyelle est déplacée, de sorte que la liquide r tombe sur la dentale, cl la force de se changer en aspirée. Ainsi , en même temps que l'on trouve dans les textes tchathware zaÿhra (quadrupède), on voit tchathrutchachma (qui a quatre yeux), tchathrugaocha (qui a quatre oreilles) , tekathramâhya (de quatre mois), et tchathnulaça (quatorzième). Mais je ne me souviens pas d'avoir vu tchathruçata pour quurante. Le mol thehatur se développe devant fata.iion pas autant toutefois qu’en sanscrit, où tcha tvâri... se présenté sous la forme d’un pluriel neutre. Le «end ne connaît pas non plus l'insertion de la nasale qui, dans ce nom de nombre, ainsi que dans quelque» autres, précède le çata (çat) final.

« bien travaillé : j’ai donné le ciel; j'ai ensuite célébré le Gâhanbar155, « et lui ai donné le nom de G.lli Medîozerem. Dans le mois Ardi- * behescht, prenant du jour Dée pé-mehcr au jour Kborscbid (du « i5 au 1 1), le jour Dée pé-meherà la lin, c’est le Medîozerem lis. »

Il appartient aux personnes familiarisées avec les dialectes modernes de la Perse de déterminer si Anquctil a, comme je le crois, fidèlement traduit les phrases pazendes, ainsi qu’il les nomme, de ce passage. Cependant il est encore, même dans ces phrases, assez de traces de zend pour que nous soyons excusables de les avoir citées dans un travail spécialement consacré à l'ancienne langue de l’Arie. Le commencement de ce morceau est évidemment emprunté à un texte zend ; mais la source n’en est pas indiquée, et le texte lui-même n’est pas complet. Littéralement rendu en latin, il signifie : « quin- « que et quadraginta Maidhyozarmæ puritatis excellente creatoris. » La tradition conservée dans le commentaire pazend nous apprend qu’ici Acliavahista est le nom du second mois de l’année persane ancienne, lequel répond au mois d’avril, selon Ilyde, et que le commentaire pazend écrit ço-iyjyu) Arda b i Inst. Le titre de créateur, ou, si l’on veut, de donateur, désigne, selon la même autorité, le jour nommé Daépa mihir, ou, comme l'écrit Anquc-

til, Dée pè-meher. Ce mot signifie • le créateur sur Millira, ou qui » précède Mithra. •

11 est facile de reconnaître que, pour trouver ces désignations diverses dans le texte zend précité, il est absolument besoin d'avoir recours à la tradition; car le texte lui-même ne donne qu'une série de mots mis au génitif, et dont le sens est tel que nous i’avons ex-

li* Anquctil écrit invariablement Gdhan bar, le mot que les fragment» pazend» qui composent le second volume du Zend Avesta, lisent, comme on le voit par le texte précité , Gahanbàr. S’il faut en croire Hydc, l'orthographe véritable devrait être Gâlidn-

W r, c'est-à-dire lemporam vices. Voyez les remarques qu’il a faites à ce sujet, Vet. Per$. liehy. etc. pag. 16a, ed. 1760. On trouve souvent dans les lest lits pazend» Gèhbdr et Gahbâr.

m Zend Avesta, tom. Il, pag. 8a

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