CHAPITRE I. 3o
inventé quand l’cpoque qu’il désigne tombait sur l’un des deux équinoxes; cette époque peut s’être déplacée par la suite des temps et avoir passé d’un équinoxe au solstice d’été, point quelle occupe dans le thème de l’Afrin du Gàhanbar. Toutefois cette supposition du déplacement réel des Gàlianbars, quelque légitime quelle puisse être, ne me paraît pas une raison suffisante pour apporter aucun changement à leur disposition, telle qu’elle est donnée par le texte qui nous occupe.
Quant à la .seconde hypothèse, qui consiste à rattacher le zend chôma au radical sanscrit cham, d’où les grammairiens indiens dérivent l’adjectif sama (égal), elle ne me semble pas fournir une explication aussi satisfaisante. Il est vrai qu'en sanscrit, samâ (féminin) signifie année; mais si ce mot existait en rend, ne devrait-il pas plutôt s'écrire hama? Pour admettre que le chanta zend est le sama sanscrit, il faut croire que ce dernier vient d’une racine cham, qui aurait subsisté en zend dans chaîna; hypothèse que ne paraît pas favoriser la dérivation de samd (année), mot que l'on est porté i rattacher à sama (égal). En donnant au mot chama le sens d’année, le composé maidhyû chama signifiera peut-être, « relatif au milieu de l’an- « née; • mais le Gàhanbar de ce nom n’occupe pas cette place dans le thème de l’Afrin que nous examinons en ce moment. La leçon maidhyâi chama, • qui annum habet in medio, » donnerait un sens encore moins plausible. Cette explication me paraît, comme la précédente, inférieure à celle que j’ai présentée en premier lieu, et dans laquelle je crois pouvoir persister, jusqu’à ce que quelque texte nouveau donne les moyens de déterminer la signification précise de ce mot composé. Du reste nous devons, avec Anquetil, le regarder comme un nom propre, et traduire comme lui notre paragraphe :
« J'invoque, je célèbre MedIoschem(\Iaidhyôi chama), pur, maître • de pureté. •