‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 131 sur 139 · CHAPITRE I. 3m · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. 3m

parties en un seul tout serait ici d'autant plus admissible que la première est une préposition, c’est-à-dire quelle appartient à une espèce do mots qui se joint d’ordinaire assez intimement aux mots qu’elle modifie. Je lis acliaonê avec les deux Yaçnas zend-sanscrits. Le n” 6 S lit à tort ajLug^gat; il en est de même de qu'il

joint au mot précédent, et que je corrige d’après les deux manuscrits précités; tous ont, comme à l'ordinaire,

Ce paragraphe donne le nom du troisième Gâhanbar, nommé, selon Anquetil, Peteschem, et signifiant « production excellente IW. » Nériosengh le désigne comme l’époque de la création de la terre, indication qui s’accorde avec celle de l'Afrin du Gàbanbar dont nous donnons le texte relatif à Peteschem.

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Anquetil traduit ce passage de la manière suivante : « (Au bout « de) soixante et quinze (jours est le Gâhanbar) Peteschem, (dans le

■ mois) Schahriver, (du jour Aschtâd au jour) Aniran. En soixante

■ et quinze jours, moi Ormuzd, j’ai bien travaillé : j’ai donné la

■ terre; j’ai (ensuite) célébré le Gàbanbar, et lui ai donné le

“* ZenJ Avesta, tom. Il, p. 84 ■ note a. n* 4 F lit hahyi. Le mime ms. divise à tort ,H Ms. Anq. n* 3 S, p. 384. 385-, o* 4 F, en deux mots ani-rü. Le o” 3 S lit paiti iha-

p»g. a56. Je lis khehathrahi, au lieu de mayi, je suis le n* 4 F. Nous verrons à la

khsathruhê que donnent les manuscrits. Le note 1 7 1 d’autres variantes de ce mot.

3 1 a COMMENTAIRE SUR LE YAÇNA.

■ nom de Gâh Pctcschcm. Dans le mois Schahriver (sixième mois), « prenant du jour Aniran au jour Aschtâd (du 3o au a5), le «jour Aniran h la fin, c’est Pelcschcm 1T0. »

Le nom du Gàhanbar est écrit, à la fin du texte pazend, paitis hamayê; ce qui est une altération de l’orthographe primitive, ou plutôt une combinaison de cette orthographe avec celle qu’ont adoptée les Parses. C’est cette dernière que suit Nériosengh dans sa traduction sanscrite; il est probable que la nasale finale m y a été introduite par analogie et à l'imitation des noms des autres Gâlianbars qui, en zend, sont ainsi terminés. Peut-être aussi les Parses ont-ils choisi l’accusatif de ce nom, qui se reproduit assez souvent et qui est paitis hahim, comme on le voit

dans le Vispcrcd nl.

Nous trouvons ici la préposition paitis, qui ne doit pas différer d’une manière notable, pour le sens, de la préposition paiti sans sifflante finale. La seconde partie du composé hahydi est le datif d’un thème hahya, qui pourrait être en sanscrit ou sasya, ou sahya. La grande vraisemblance que l’on trouve à supposer que les noms de ces époques ont un rapport plus ou moins direct avec les éléments dont elles rappellent la création , me porte à croire que le zend hahya n’est autre chose que le sanscrit FfTZj sasya (grains et fruits), et que ce mot, précédé de la préposition paitis, est un composé possessif qui peut signifier : « qui produit les grains à des « époques périodiques. » On peut hésiter à croire que l’idée de périodicité, qui me paraît exprimée par paitis, soit contenue dans ce mol composé; mais on ne peut avoir de doutes sur hahya, dont le sens fait penser à la terre, mère des productions végétales. Nous

"* Zend Aveita , tom. Il , pag. 84.

,TI f cntUilad-sadc , pag. 17 et 7$. Voici quelques variantes recueillies dans les manuscrits qui donnent l’Aferglian du Gâhanbar. Nous trouvons le nom de Peteschem

au génitif, écrit paitis hahyéhê, n* 3 S. pag. 355, et n‘ 4 F, pag. 189; paitis kukyê, n* 3 S, pag. 353, et n° 4 F, pag. 186; paitis ahyêhê, n* 4 S, pag. 76; paitisahyêhê, n* 5 F, pag. 03. La première leçon est la véritable.

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