CHAPITRE I
dans le Vendidad-sadé, et dans le n° 6 S, pag. 5, si ce n’est qu'il est séparé en deux mots par ce dernier manuscrit, de cette manière : uu-ut ; le copiste s’est même servi à tort du yç y
précédé d’un signe indiquant l’a bref, comme on le représente dans l’écriture pchlvie : l’emploi de la figure pg y vient probablement de ce que le copiste avait cru que le mot était yâthrama. Le n° a F est le seul qui lise par suite de l'oubli d’un second
i i nécessaire pour former le ti y, et du changement , régulier d’ailleurs en zend, de m a en £ é devant m 17t.
J'ignore sur quelle analogie Anquetil se fonde pour traduire ce mot par « qui nourrit bien w; » ce que je puis dire , c’est que ne l’ayant pas encore rencontré employé autrement que comme nom propre , et seulement dans un petit nombre de passages, il m’est difficile d’en déterminer le sens. On peut supposer que les deu/ syllabes thrama sont l'équivalent du sulfixe sanscrit trima, qui iudique , comme on sait , le résultat de l’action exprimée par le radical auquel on l’unit; et il est meme assez remarquable que Nérioscngh transcrive le mot zend comme si le sulfixe en était thrima, de cette manière, aiâtlirima. Je verrais d’autant moins de difficulté à supposer l’identité des suffixes thrama et trima, que ce dernier paraît visiblement formé de deux parties: tri, dont le sens primitif indique un agent ou un instrument, et ma qui forme uu certain nombre d’adjectifs. C’est du moins de cette manière que les grammairiens indiens analysent ce suffixe, ainsi qu’on peut le voir par la règle de Pâuini 'fcr.fèfî': expliquée comme il suit :
JFJ «TRI HWlild» : fëFWTR : RÏTîT I HrâsSRtff* ^ I àfiïrar ;t WÇVfà II
m Voici quelques variantes recueillies n“ 4 S, p. 77; ayâthremahd, n* 3 S, p. 355, dans les manuscrits qui donnent 1* Afcrghon et n* 4 F, p. 1 90.
du Gâhanbar. Nous trouvons le nom d'Faa- >T7 Zend Avcsta, tom. Il, p. 85, note 1. threm ou génitif, écrit ayâthramahé, n* 3 S, m Périrai , III , 3 , 88 , Laghakâumndi, pag. 353; n*4F. pag. 186; n" 5 F. pag. 64; pag# 161, «kl. Cale. 18*7.
Une fois le suffixe thrama supprimé, il reste ayâ que j’ai quelque peine à regarder comme un radical simple. Je n’y puis reconnaître cpie la racine verbale yâ précédée de la voyelle a employée soit dans le sens négatif, soit seulement comme voyelle prosthétique, ainsi qu'on le remarque dans açtâr (astre) pour çtâr. Cette dernière conjecture me paraît la plus probable, et elle se trouve en quelque façon confirmée par la lecture primitive du n° 6 S, manuscrit où le mot qui nous occupe était écrit ydthramâi. Si maintenant l’on a pu admettre que ayâ revient à yâ, on devra représenter le zend aydthrama par le sanscrit ydtrima, adjectif auquel, s’il pouvait exister, il faudrait donner le sens de * qui est le
• résultat de l’action d’aller. • Mais j’avoue que ce sens est trop obscur pour être appliqué avec avantage à l’explication du mot qui nous occupe, mot où l’on aimerait à rencontrer l’idée soit des arbres, soit des végétaux.
Nous ne trouvons guère plus de lumières pour le mot suivant, que le n” 6 S lit iMiÇapa s.u>>)L*i)^, le n° a F le n° 3 S et le Vendidad-sadé
yytjjjjg au génitif, parce que dans le passage du Vispcred auquel nous empruntons cette variante, tous les mots sont à ce dernier cas. Ce terme, que je n’ai pas rencontré ailleurs, signifie, selon Anquetil, * qui fait croître en abondance les arbres, les fruits, * et selon Nériosengh, « l’arrivée du temps de la chaleur qui était
• retournée en bas ; * car quoique le mot parivartila ne sôit joint dans aucun des manuscrits au terme suivant et que nous ayons dû le reproduire ainsi puisqu’il ne porte aucune désinence grammaticale, je ne doute pas qu’il ne doive être regardé comme étant en composition avec uchna. Or, cette notion du retour de la chaleur qui s’était réfugiée en bas, c’est-à-dire au sein de la terre, offre une grande analogie avec ce que nous apprend le Boundehesch, c’est à savoir que, à l’arrivée du froid, au mois Aban, le céleste Rapitan (personnification de la chaleur méri-