‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 136 sur 139 · CHAPITRE I. 3a i · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. 3a i

dixième classe ou de la forme causale, c’est-à-dire quand il modifie, à l’aide du guna, sa première voyelle, nous trouvons celle de concevoir, engendrer (TT îTT Hjid), et cette nouvelle valeur de la racine vrich se rapporte assez bien à une partie de la version si vague d’Anquctil , « qui fait croître avec abondance les arbres. » J’avoue cependant qu’en donnant au radical urvich, et, sous sa forme dérivée, urvaês, la signification de concevoir, je me fonde moins sur les paroles précitées d’Anquetil que sur le rapport que je vois entre le zend arvich et le sanscrit vrich , radicaux qui gardent le même sens tant qu'ils restent sous leur forme primitive, et qui, du moins si je ne me trompe pas , en prennent un nouveau en recevant des lois de la dérivation une forme nouvelle. J'ajouterai que l’explication du mot suivant doit nous engager à chercher ici les idées de fécondation et d’imprégnation. Mais, en meme temps, il faut prêter un peu au sens du suffixe trama, et ne pas l’entendre dans la rigueur de la grammaire sanscrite. C’est ici, selon toute apparence, un simple suffixe de dérivation adjective, qui donne au radical modifié urvaês le sens de • relatif à la conception. • L’addition de la particule fra, dans le sens d’en avant, est ici d’autant plus naturelle qu’elle se trouve également dans les mots sanscrits pradjana et pradjanana, employés dans le sens de conception.

Les deux mots suivants sont réunis en un seul, par le n° a F, de cette manière : Le n* 3 S, qui suit la même

comme nous l’avons fait, d’après l’usage le plus ordinaire des copistes, Le n" 6 S, insé-

rant des voyelles entre les consonnes dont la réunion forme un groupe difficile à prononcer, lit , à peu près

comme le Vcndidad-sadé dans le premier chapitre du Yispered, Il n’est pas facile de reconnaître, d’après la traduction d’Anquetil, • qui fait croître en abondance les jeunes (ani- « maux), • quel est le sens de ces deux mots. La version de Nériosengh , qui signifie * l’émission de la semence . » et qui est suivie de

orthographe, les sépare,

3aa COMMENTAIRE SUR LE YAÇNA.

cette glose : « c’est-à-dire que l’émission de la semence des chevaux * et des autres animaux domestiques a lieu dans cette période, * nous met, ce me semble, plus directement sur la voie de la signification primitive des mots rends varsni liarslditcha. Et d’abord, Icha indique que ce mot se joint, au moyen de et, à un substantif précédent qui est ayâthrama. La seconde partie du composé, harsta, traitée d’après les lois euphoniques du rend, ne peut guère être autre chose que le participe parfait passif du radical fierez, en sanscrit îfïf

sriilj, que nous connaissons en rend avec le sens d'emittere. Le participe passif harsta ou harësta, avec l’é schcva, est régulièrement tiré du radical, au moyen du suffixe ta, qui force le z primitif de se changer en s. La voyelle primitive ri, en rend ère, devient ar, comme cela se voit dans les verbes terminés par une sifflante, quelle qu'en puisse être l'origine, par exemple dans harsta, parsta, varsta. Déjà nous avons essayé d’expliquer cette modification de la voyelle, par l’attraction que les consonnes ret s ont, en général, l’une pour l’autre 1M. On peut donc traduire par le sanscrit srichta (lancé ou créé) le participe harsta, et par là se trouve déjà justifiée une partie de la traduction de Nériosengh.

Quant à varsni, si l’on pouvait admettre, pour ce mot, une modification du ri sanscrit (zend ërc ) pareille à celle que nous remarquons dans le mot précédent, on aurait exactement le sanscrit ffw vrichni (bélier). Cette modification, justifiée comme dans parsta par la présence de la sifflante, en nous permettant d'identifier les deux mots varsni et vrichni, nous invite à leur donner le même sens, celui de bélier. II suit de là qu’en réunissant en un composé ce mot et le précédent harsta, on peut traduire le zend varsni harsta par le sanscrit vrichni srichta, qui signifiera, ou «lancé par le bélier» comme la semence, ou «créé par le bélier» comme un de ses petits.

D’un autre côté, on sait que le radical vrich (émettre goutte à goutte) produit des dérivés comme (scrotum), (aphrodi-

“* Voyez ci-dessus, /niwafion, psg. 97,

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