CHAPITRE I. 3a
siaque), et d’autres, qui tous nous conduisent très-près du sens de semence donné par Nériosengh à varsni Ce mot n’est vraisemblablement autre chose que le féminin de l’adjectif sanscrit varchin (quod guttatim cadit), dont le premier i a disparu, ce qui fait que de varckint on a varsni (aqua quæ guttatim cadit). Je ne trouve donc pas de difficulté à croire que vrichni a pu signifier semence, et conséquemment je proposerai de traduire varsni harsta par ■ se- « mine creatus,» ou «qui semen emisit,» en attribuant à harsta une signification active. On voit que nous approchons, par cette voie comme par l’autre, de l’interprétation de Nériosengh, selon lequel notre texte désigne « l’époque pendant laquelle a lieu l'cmis-
• sion de la semence, c’est-à-dire l’époque de la fécondation des ani- « maux. • Si nous savions avec certitude ce que veut dire ayâihrama, les détails dans lesquels nous venons d’entrer nous donneraient les moyens de traduire ce texte d’une manière tout à fait précise.
Les autres mots de ce paragraphe présentent les variantes ordinaires; le n° 6 S lit nous suivons les deux autres Yaçnas :
tous ont pour achahê; le n” 6 a seul
En corrigeant ces diverses inexactitudes des manuscrits, et en réunissant les observations que nous a fournies l'analyse des mots qui forment notre paragraphe, nous le traduirons avec l’addition du mot temps, pour répondre à l’idée du Gâhanbar, qui est Vraisemblablement sous-entendue dans ce texte :
«J’invoque, je célèbre Eïathrem (Ayâihrama), temps de la fé-
• condation et de l’émission de la semence, pur, maître de pureté. •
,M Ayant remarqué , comme je le dirai plus bas, que le zend insère souvent, devant s et ch , un r inorganique, j’avais supposé que varsni, perdant ce r, pouvait se ramener à tasni ou à vachni. Ce dernier mot me paraissait être le féminin d*un thème vachan, pour vakhehan (bœuf), répondant au mot ukhehan, comme en sanscrit vak-
chas répond k ukchan Mais j’ai abandonné cette conjecture, parce que je n’ai trouvé nulle part ailleurs vachan, tandis qu'on rencontre souvent nkhehan, notamment à l’accusatif ( Vendidad-sadé , pag. 483), et au génitif dans çriraokhehné (de celui qui a de beaux bœufs ) et këréçaokhchnâ (de celui qui a des bœufs maigres).
UftfJM .UàUil .JtyjAA ttlàUjjÇJtty . J ty}444l(«)04l»4j
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TRADUCTION DE NERIOSENGH.
tfquf<mfît HffÀâtUfHIHM yo«PJh I irat tl^îTt
fftHahlç* H >«
(M». Aoq. n" 1 F, p«g. 1 1.)
TRADUCTION d’aNQCETIL.
« J'invoque et je célèbre le (Gâhanbar) Médïareh.... saint, pur et « grand m. »
Le Gâhanbar invoqué dans ce paragraphe est le cinquième; c’est, selon Nériosengh, le temps de la création des bœufs et des troupeaux. C’est aussi ce que nom apprend l’Afrin du Gâhanbar, dans le passage suivant que nom transcrivons d’après les manuscrits :
•££ü“t» ■)^^0J»4«t4ü(64. •es?
Les deux manuscrits écrivent avec un anusvAra nimamtr... Le n* 2 double le n
sous la liquide r, et le n* 3 a a bref ; en revanche , ce dernier manuscrit lit bien punyâtmakam , tandis que le n* a Fa pttnyatmakam. Le n* 3 a fautivement paçunâm.
m Zend Avcfta , tom. I,| 2* part. p. 84.