‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 17 sur 139 · CXV1I · texte numérisé non relu

CXV1I

ALPHABET ZEND

la silBante persiste. J’en conclus que le zend connaît comme le sanscrit la distinction des trois sifflantes, et c’est principalement sur la considération des faits précédents que je me suis appuyé pour avancer plus haut, sur les n"* 9 et 10 d'Anquetil, que cette distinction existait dans la langue ancienne de l’Arie, et que si aujourd’hui les manuscrits nous montrent les sifflantes confondues, la critique a le droit de les distinguer.

Ce qu’il y a de certain , c'est que nulle autre sifflante que la dentale ne devient en zend l'aspiration, et que, comme la sifflante dentale n'est jamais précédée des voyelles i, u, ê, toutes les fois que ces voyelles précéderont une sifflante, cette sifflante sera un ç ou un ch. Mais de même que la sifflante dentale subsiste en sanscrit après un a et un d, de même elle se change en zend, au commencement d’un mot en h, au milieu d’un mot en h ou en ijh. Cette dernière modification ne peut avoir lieu que dans le corps d’un mot; aussi

engendre le* sifflantes d'où sortent à leur Si, à la lecture de ce tableau, il reste tour les dentales, et nous complétons ainsi, des doutes sur la génération des dentales , au moins par hypothèse, la théorie de ils tiennent uniquement à ce qu'on ne voit Grimm , en admettant a comme la base pas le passage de l'a au h , d’une manière des dentales. Cette théorie a laquelle nous aussi évidente que celui de l'f au y> et de n'apportons d’autres modifications que de l’a au v; car une fois arrivée au À, la déreprésenter tes aspirées cht f/t,/par les duction nous parait inattaquable. Mais il signes grecs , et de faire suivre chaque faut avouer que le premier pas est difficile consonne d’un a bref qui la vocalise comme & franchir; et le soin que nous avons ap en sanscrit , peut être exprimée dans le porté à présenter les faits sous le jour le tableau suivant, que le lecteur est prié de plus favorable à notre hypothèse, ne doit

lire de bas en haut :

pas nous empêcher de reconnaître que si

ka

rien n’est mieux démontré que l'affinité de l'a avec le h en zend , la transition de l'a

au h n’est pas aussi certaine que celle de

l'a au o, et de 1 i au y. Au reste, quelle

jr-a

que soit l’opinion qu’on admette . il reste toujours démontré que si a n’engendre pas h, h est certainement la base des sifflantes .

et les sifflantes celle des dentales.

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