CHAPITRE I
tion, il y a plusieurs distinctions à faire. S’agit-il de savoir si lesParses ont pu désigner ces portions par l’un des premiers mots de l’une des prières qui y figure le plus souvent? L’affirmative n'est pas douteuse. S’agit-il de reconnaître quel est le mot qui a fourni les cléments de la dénomination de Hd? C’est, dans la prière que nous venons d’expliquer, le terme hdlàm. Enfin, s'agit-il de savoir si le mot hdta a le sens de division, chapitre, ou, comme semble le croire Anquetil , de terme, limite? La négative n’est pas plus douteuse; car, quand même je n’aurais pas fait ressortir dafis tous ses détails le sens véritable d’un texte que sa précision rend certainement obscur, on peut dès à présent affirmer qu’Anquelil n’en a pas donné une interprétation exacte ,0. Le terme qui fait l’objet principal de la discussion signifie , sans aucun doute , de ceux qui existent. C’est un point que nous aurons occasion de démontrer de nouveau chaque fois que hdtàm se représentera.
Nous pouvons maintenant passer à l'examen du texte du Yaçna lui-même. Je l’ai divisé en petites phrases auxquelles correspondent
" Je n’en suis pas moins convaincu que l'interprétation donnée par Anquetil repose sur un texte ancien , et qu elle a pour elle l’autorité des Parses. Noua verrons, notamment quand nous serons parvenus au xxi* chapitre du Yaçna , que les Parses ont un commentaire en rend de la prière y4n§hê hâtâm, commentaire dans lequel se trouvent les éléments du sens d' Anquetil. L'existence de commentaires de cette espèce ( et il j en a plus d'un dans le Yaçna), est une particularité très-curieuse pour 1a critique des portions qui nous restent des livres attribués à Zoroastre , et elle donne déjà à penser que ces diverses portions n’ont pas été rédigées à la même époque. La manière dont sont composées ces gloses , souvent très-développées , me parait
devoir changer ce soupçon en certitude.
On voit qu'elles consistent en phrases empruntées, selon toute apparence, à d’autres parties des textes, et rattachées au passage à expliquer par un rapport qu'il n'est pas toujours aisé de saisir. Le sens qui résulte de la combinaison de ces gloses avec le texte est d’ordinaire moins élevé et beaucoup plus pratique que celui que l’on peut trouver directement dans la prière primitive. Je dois avertir que, dans la discussion qui précède, je n’ai fait aucun usage du commentaire sur le yinyhê fui tant donné dans le xxi* chapitre du Yaçna. On verra, par l'analyse de ce chapitre, jusqu’à quel point il était possible d’en tirer des lumières pour résoudre les difficultés de notre texte.
les numéros de la version de Nériosengh, afin de rendre l'analyse du passage entier plus facile. L’exemple de cette division du texte en nombreux paragraphes nous est donné par les copies du Yaçna zend et sanscrii; elle y est même poussée plus loin que nous ne l’avons fait. Je dois également avertir que j’ai reproduit la glose de Nériorengh telle qu’elle est transcrite par les manuscrits, et notamment par le plus ancien, le n° a du Fonds d’Anquetil : je n’ai rien changé • à l’orthographe ; seulement je me suis permis de corriger quelques fautes trop grossières que j’ai indiquées dans une note Mais pour
11 Quoique la glose de Nériosengh soit certainement le texte sanscrit le plus incorrect et le plus barbare qui soit encore parvenu en Europe, l'importance des données qu'elle fournit pour l’explication du texte zend est trop considérable pour qu’il ne soit pas nécessaire de la reproduire teüe que la donnent les manuscrits que nous en possédons. On m'excusera donc de ne pas lui avoir fait subir les corrections dont elle a besoin , je ne dis pas pour devenir du sanscrit classique, cela est impossible à moins de changements radicaux dans les termes et dans les tournures, mais pour être ramenée aux lois les plut vulgaires de l'euphonie. Les personnes qui croient qu'on en peut tirer quelques lumières pour l'intelligence du texte du Yaçna, me sauront peut-être gré d'avoir rassemblé, dans une note sur chacun des paragraplies dont cette version se compose, les variantes, même les plus fautives, qu'on y remarque. (jet inventaire d’erreurs , souvent si grossières, est sans doute bien fastidieux. Mais on peut se dispenser de le lire, ainsi que la glose etle même. dont les indications essentielles reparaissent toujours dans ma discussion du texte zend. Je ne puis trop
répéter, pour les philologues dont une violation aussi flagrante des lois de la grammaire sanscrite pourrait allumer l’indignation, que cette traduction a été faite sur le polilvi per un Parsc qui ne savait le sanscrit que très-médiocrement , et qu’on ne doit pas juger ce travail , précieux pour nous, avec les idées qu’on apporterait à l’examen d’un texte sanscrit réputé classique. Combien peu de légendes pouraniques, telles que les Mâkàtmyas , et sou veut les Pourânas eux-mêmes, pourraient résister à l’examen sévère de critiques comme les Schlegel et les Lassen I
Le u° 3 S a sampurnaytbni kili, fautes que ne donne pas le n° □ F. Le n° 3 S donne «ÿisru .et le n® a a eu aussi cette leçon dans le principe; il donne en meme temps, après le groupe sni, un â long et le signe de
IV de cette manière m . Cda est bien peu intelligible ; nous avons cependant conservé la leçon idjUni, mot qui ne porte aucune marque de cas , mais que le tradifcteur a considéré comme un accusatif fém. sing.
avec lequel il a mis en rapport l'adjectif tampârnâift. Nous verrons dans d'autres textes le nom de YIzeschné mis au pluriel