CHAPITRE I
que je me crusse autorise à faire ces corrections, il a fallu que la faute fût parfaitement visible , et qu’il ne restât pas la moindre obscurité sur le sens du mot; autrement j’ai dû laisser subsister la leçon des manuscrits, sauf à la critiquer, si le cas l’exigeait.
1. Le premier mot de notre texte, nivaéidhayêmi , est lu dans le n* 6 S, p. 1 , j »jj . et dans les n“ a F et 3 S,
Cette dernière orthographe me paraît préférable à celle du texte
Le n” 3 a, dans tampûrnâm, l'd long du féminin d’une main moderne ; cl le n® 3, toujours fautivement . Vu bref. Le n° 5 a djnâ/hninam. Les deux manuscrits ont çuddhimaiaii), çrîmatam , mahutararh. Le n® 3 seul a sûndarataram... darsanêna. Le n® a a kâryanyâyâi sans visarga, et le n® 3 kâryanàyâi. Je lis sakalèvaratamam au lieu de sukalivartamam du n® a , et sâkalivartamaih du n®3. Le mdme manuscrit donne agâni, et les deux ont anarapa avec o bref : les mots y étant divisés, je les ai laissés dans cet état. Le n® 3 a pntdMnam , nous suivons le n® a . Le n® 3 a panyadja , ce que nous lisons punyêna , nous n'osons dire avec le n® a , car IV qui a été surajouté après coup sur punyana, a été effacé par une main plus moderne encore. Le n® 3 donne tut , et une main récente a corrigé de la même manière le n® a , qui avait antérieurement tan. Au lieu à'uttamadjnânt, le n® a a attamarh djnâni,et le n® 3 nttamam djnâtiiiu; la correction était aussi nécessaire que facile. La faute vient de ce que le traducteur oubliant que cette énumération des qualités d'Ormiud doit être à l’accusatif, a voulu mettre ce mot et les suivants au nominatif. Nous avons du le suivre, quoiqu’il U rigueur il faille djnâninam. Les deux manuscrits donnent en deux mots tat vyûpâ....
nous avons observé plus exactement la loi d'euphonie. Le p® 3 donne encore avec un i bref le deuxième djnânini, ainsi que ânandi; nous suivous le u® a . Les deux manuscrits donnent avec un i bref abhipsîta mais le n® a avait anciennement lï long, qui a été mal corrigé et remplacé par un i bref au-dessus de la ligne. Le n® 3 lit yi ausmâ/îi, le n® i yô asmiSn; si on lit jV, il faut supprimer l’a suivant, et le remplacer par une apostrophe, ce que nous avons fait. Le n® a avait primitivement tutnân, une main moderne a placé au-dessus de cette lettre un a, et les deux lectures, la bonne et la mauvaise , sont passées dans la copie du n® 3. C'est une triste preuve de l’inattention du copiste auquel est du le n®3. Les deux manuscrits ont ghata. . nous rétablissons IV de 1s forme causale. Le n® a donne tanubibam, le n® 3 anabibum.
Je ne connais pas ces deux mots , à moins qu'il ne faille lire tanunbhu/û ( corpore solidum. ) Les deux manuscrits ont yah arddaçyôbhyo ; mais une main récente a, dans le n® a, remplacé le premier 6 par un è, correction nécessaire ; j’y ajoute celle de la suppression de l’a initiai après le changement de yah en yd, et le rétablissement de Jri pour rddat cette manière bizarre de représenter le ri étant très-commune dans nos deux manuscrits.
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lithographié qui fait l’objet de cette discussion , comme à celle du n° 6 S. Je ne pense pas, en effet, que, dans nivaêdhaycmi (où l’on reconnaît immédiatement le sanscrit nivédaydmi), le second é doive être, comme le premier, précédé d'un a bref. Dans vaédh-ayé-mi , vaédh est le radical vid affecté de gana; c’est le sanscrit vêd avec la seule différence du g^dh pour le 3 d, permutation qui vient peutêtre primitivement d’une erreur des copistes, et qui se trouve régularisée en quelque sorte par l’habitude où ils sont d’employer au milieu des mots le dh beaucoup plus fréquemment que le d. Mais dans les syllabes ayc, l’c représente un à long sanscrit, par suite d’une modification de lettres propre aux verbes où figure y. Peut-être cet ê est-il dû à l’influence secrète de fépenthèse, émi, pour d-t-imi. Cependant j’aimerais mieux l’attribuer à la même cause que le changement d’un a bref en é après y, changement dont nous avons plus d’une fois constaté l’existence. Celui d’un d en é est certainement beaucoup plus rare; mais il peut exister en zend concurremment avec celui d’un a bref. Car ce changement consistant, selon moi, dans l’insertion d’un i avec lequel a se fond en é. la fusion peut s’opérer, comme on sait, que la voyelle a soit brève ou qu’elle soit longue. La permutation de la voyelle d en d se montre -d'ailleurs de la manière la plus visible en sanscrit, où M. Bopp s’est attaché à l’expliquer, et où il a pu, dans bien des cas, y voir le résultat d’une sorte d'attraction exercée par une lettre analogue i i, notamment par y Au reste, quelle qu’en soit la cause, ce que nous venons de dire suffit pour justifier l’opinion que nous avancions en commençant sur l'orthographe de ce mot. C’est émi qu'il faut écrire, comme le veulent deux manuscrits, parce que & est dû à une autre cause que le gana. La différence d’orthographe des deux parties de ce mot est donc une des nombreuses confirmations du principe posé dans les Observations préliminaires sur l'alphabet zend; savoir, que aé représente le plus souvent le gana sanscrit.
“ G m mm miucr. r. 471, el surtout r. 6î6.