CHAPITRE I
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( Ms. Anq. n° a F, p»g. 3 et 4. )
TRADUCTION D ANQVET1L.
" Je prie et j’invoque Balmian, Ardibehescht, Schahriver, Sapan- ■ domad , Khordad, Amerdad, Goschoroun qui a soin des troupeaux, • le Feu d’Ormuzd, le plus agissant des Amschaspands*. ■
Ce paragraphe contient l'énumération des noms des Amscha-
spands, avec ceux de deux autres
’* vari antes de la traduction
DE NÉMOSKRGtl.
Les deux manuscrits oublient le n de nmantmyAmi. Le n® a lit le nom de Raliman gvuhmamana , et le n® 3 gvahmana; mai» dans le n° a le second m n’étant pas terminé, doit être supprime comme il l est dan» le n° 3. Le n° a avait nâmndmànam , ce qu a transcrit le n® 3 ; une main moderne a effacé la syllabe fautive mnd , et a rétabli la vraie leçon. Le n° 3 écrit fautivement paçanâin avec un u bref, agnindm avec un i bref, dhdtundm avec un a bref; le n° a n'a de ces faute» que la dernière. Après le nom spuiulâramada , le n° a avait primitivement htîmnim, au féminin ; cette leçon a été changée en ndmdnam en rapport avec amararû. I<e n° 3 mutile tout ce passage d’une manière barbare en lisant lufmana a muni ni thvfpatim. Le n° a a eu anciennement pntkvipatim ; mais le groupe tim a été remplacé par tlim (Jiifm?), sans doute en considération de ce que Sapandomad est
personnages divins qui jouent un
du sexe féminin. Les deux manuscrits doublent le d sous le r de avirdàda et de amirdAJa. Après ce dernier mot le n° 3 lit à tort ndmanam, et avec un i bref vanatfta* tindm. Le* deux manuscrits donnent avec un visarga gôh AtmAnam ; comme le sandhi a été observé dans l’orthographe du mot précédent, nous avons cru devoir en faire autant pour gdh dans sa rencontre avec AtmAnam. Le n® 3 oublie l'anu&vâra rie agnim; il Ut tchuhhnê au lieu de tchihné. Après * smin , le n® a Ut dvithi et le n® 3 dviti , mot que je ne comprends pas-, peut-être faut-il lire dvidhA on seulement dvê. Le n® a avait primitivement ahilôkasya , ce qu’une main moderne a remplacé par ihalôkasya ; le n® 3 S n’a fait que la moiUé de la correction, et Ut encore inexactement aha.... Les deux manuscrits Usent fautivement ghy6tiçtcha, par suite d’une confusion fréquente du gh et du dj , quand y vient à suivre ces lettres.
* Z end Avesta, loin. I, a* part. pag.8i.
rôle élevé dans la doctrine de Zoroastre. Il est curieux en ce qu'il nous montre les Amschaspands rangés en quelque façon suivant l’ordre de leur Importance relative, au-dessous d’Ormuzd, qui est cité et invoqué à part à cause de son caractère de créateur. La glose de Nériosengh donne aussi sur chacun de ces êtres , dont nous trouverons que les titres sont significatifs, des détails qu'il est nécessaire de connaître.
i . Cette phrase dans le manuscrit lithographié commence par le mot eg}w»jj suivi d’un point vide qui indique une abréviation. Le n° 3 S , pag. a , et le n° 6 S , pag. 2 , écrivent en toutes lettres les mots nivaêdhayêmi, hahkârayêmi, avec l’orthographe que nous croyons être la meilleure; le n° 2 F a seul L'être invoqué
en ces termes est Bahman, dont le nom au datif est écrit de la même manière , vaghavé managhê, par tous les manuscrits à l’exception du n" 6 S, qui lit en un seul mot ortho-
graphe rare et remarquable, qui nous montre la désinence ê prenant la voyelle a prothétique en redevenant médiale, soit par l'influence de l’accent, soit parce que é médial peut passer pour un guna.
Anquetil traduit les deux mots qui composent ce titre par < sainte * disposition du cœur. » Nériosengh les transcrit de manière à se rapprocher le plus qu’il lui est possible du nom parsi Bahman, altération des deux mots rends. Il est remarquable cependant, qu’au lieu de se servir directement du b, il emploie le groupe gv, Gvahmana, selon la lecture du n” 3 S, lecture qui se reproduira plus tard. Cette orthographe conserve encore quelque chose du v primitif, uni à une gutturale qui, comme on sait, remplace fréquemment le v et le w. Il y a tout lieu de croire qu’elle est ancienne; car Hydc nous apprend que les Parses appellent Ghuâd , ou Govâd, le vingt-deuxième jour du mois, nommé en persan bâd, du zend vâta (vent) C’est même par des combinaisons comme celle que
” Detxt. ni. Pen. pag. a63, édit. 1760.