‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 50 sur 139 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

poids à cette opinion, c’est que le génie de l’équité occupe dans la classification de Plutarque la même place que Schahriver dans notre texte , et que cet Amschaspand a pour coopérateur un Ized nommé vôhakhchathra . « le bon roi. ■ Or, de toutes les vertus qui font le bon roi , l'équité est sans contredit la première. Si l'on pouvait admettre que la classification de Plutarque n’est pas très-rigoureuse , on serait tenté de conjecturer que Schahriver est le génie que cet écrivain appelle le dieu des richesses. Ce que les textes zends et la glose de Nériosengh nous apprennent de cet Amschaspand pourrait donner quelque vraisemblance à ce dernier rapprochement.

4. Les deux mots suivants forment le nom propre de l’Amschaspand que les Parscs appellent Sapandomad. Le premier est lu comme dans notre lithographie par le n° a F et par le n” 6 S. Le n” 3 lit seul La seconde partie de ce nom propre est écrite par les trois manuscrits précités , ce que l’accord des plus an-

ciennes copies et la connaissance de la véritable désinence des datifs de quelques noms en i, nous doit faire admettre pour l’orthographe véritable. Anquetil traduit ce nom propre par « disposition « de coeur excellente et d’esclave, c'est-à-dire humble et soumise. ■ Nériosengh se contente d’en transcrire l'altération pehlvie.

De ces deux mots, celui pour lequel nous avons le plus de moyens d'interprétation est çpéntayâi, dont la forme absolue , çpënta, nous est connue avec le sens d 'excellent. Ici nous devons trouver un datif du féminin; car, en premier lieu, ârmaiti se présente dans les textes avec ce genre, et ce mot est réellement ici au datif (drmailèé ). Mais quelle en sera l’orthographe ? Sera-ce çpëhtayâi ou çpôntaydo ? Les manuscrits varient beaucoup sur ce point, et les désinences ayài et ayâo sont d’ordinaire confondues par les copistes. Mais une comparaison attentive des combinaisons de ces désinences avec les autres mots qui les accompagnent, me permet d’affirmer que ayâo étant spécialement affecté au génitif féminin, et par ex-

tension seulement au datif, aydi doit être la désinence propre du datif de ce meme genre. Nous ne parlons en ce moment que des féminins d'un thème en a, catégorie à laquelle appartient çpénta; nous verrons plus tard quelles modifications subissent les finales des autres thèmes dans leur rencontre avec la voyelle de la désinence. Ce que nous devons remarquer en ce moment, c’est le rapport du féminin çpihlayâi avec le masculin çpëntâi. Si ton admet , ce qui nous semble plus que vraisemblable , que di représente de part et d’autre un vriddhi sanscrit, au masculin la dipbthougue se joindra immédiatement au thème du mot, tandis qu’au féminin elle ne s’y ajoutera qu’après que le radical, augmenté en é, se sera résolu en ay devant la désinence. Il nous semble du moins qu'on peut appliquer ici la belle théorie de M. Bopp sur la formation de l'instrumental féminin d’un thème en a, théorie qui nous servira plus tard pour rendre compte d’autres faits analogues de la langue zende Dans ce dernier idiome, le datif féminin ne diffère que par une nuance légère du datif sanscrit, qui prend ây (âi), et non ay (c), devant la désinence. s -

Nous venons de dire que ârmaitèc était un datif féminin; mais comment en rendre compte ? Evidemment la comparaison seule du datif zend et du datif sanscrit n’est ici que d’un faible secours; car ce ne serait pas donner une explication complète que de dire que èê représente le ayè sanscrit. Le rapprochement des diverses terminaisons zendes des noms en i au datif fournit, ce semble, plus de lumières. Déjà nous avons reconnu une terminaison en ayaê devant tcha pour les substantifs qui nous occupent, ou, pour mieux dire, nous avons vu, selon La théorie de M. Bopp, la voyelle finale du thème subir un .gana, lequel se résout devant le de la désinence.

Nous pouvons dire en ce moment que cette terminaison ayaê ne se trouve jamais que devant la copulative tcha ; et cela doit être, car nous savons que tcha jouit de la propriété de conserver entières '* Gnunm. sanscr'r. ia5.

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