‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 66 sur 139 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

■ milieu de» hommes qui ont des occupations, des richesses, de « la nourriture, des maisons. » On comprend qu’une traduction du genre de celle que donne ici Nérioscngh doit laisser sur le texte une grande obscurité. Elle ne nous apprend pas, en effet, dans quel sens il faut entendre l’adjectif nmdnya, qui, à ne considérer que la manière dont il est formé, doit signifier littéralement * rela- « tif aux maisons. »

Quant aux mots qui suivent et qui reviennent à la lin de chacune des invocations du Yaçna , tous les manuscrits lisent asahê au lieu de achahé. Le seul n“ 6 S donne et enjoignant

ce dernier mot à asahê, comme le fait le Vendidad-sadé.

L’analyse que nous venons de donner des seuls termes véritablement importants de ce texte, nous a mis, ce me semble, en possession de leur étymologie , et du sens propre des éléments qui les composent. Mais ce n’est pas assez pour donner une traduction précise de ce passage; car nous sommes encore en doute sur la question de savoir si par bérizya il faut entendre simplement élevé, ou * qui croît, » par allusion au lever du soleil, et nous ne savons pas davantage ce que peut signifier ■ relatif aux maisons. » Est-ce • qui pénètre dans les maisons, • nu • qui a l’inspection des mai- « sons? • Nous sommes, à l’égard de ces mots, dans la même position > que celui qui, privé de tout secours pour apprendre le français, et ne possédant de cette langue que quelques pages éparses, aurait fini, à lorce de labeur, par reconnaître que comprendre est composé d’un préfixe exprimant l’idée de arec, et du verbe prendre, mais qui resterait hors d’état de déterminer dans quelle acception doit être pris ce composé, en d’autres ternies, s’il est employé au propre comme synonyme de contenir, embrasser, ou au figuré et dans son sens métaphysique. La difficulté que nous venons d’indiquer ne s’est que trop souvent présentée à nous dans l’explication des textes que nous nous sommes imposé la lâche d’interpréter. Ici elle m’oblige de ne proposer qu’avec une grande réserve la traduction

suivante , qui reproduit la signification radicale des mots , mais qui

n’exprime peut-être pas leur sens relatif ou d’extension.

« J'invoque , je célèbre celui qui est élevé et qui protège les rnai- * sons, pur, maître de pureté. »

*“<S. .{i»i ■ >ajja> -u^l) .MftStMp

(Lignes 9 b— la.)

TRADUCTION DE NÉFIIOSENGO.

i fHM-xtMllH tiydÎMtTH TtTST tpqirMPl tTfWSft^ frïïfM' ^TTt «L&mfrf l s ^ ffàï

(Ms. Anq. n* 2 F, pag. 9.)

Le» deux m»s. écrivent toujours ninuuh Avec anusvâra. Le n* 3 a purn avec u bref; le n* 2 double le n sous le r. Au lieu de çrAçam que donne distinctement le n* 2 , le n* 3 a un moi confusément écrit qu'on peut lire Ata ou peut-être çrdsa. Le même ms. lit

mal dtmanâm avec le second a bref et le dernier long , de môme tilarh pour çîlam , vndhrida pour vnddhidam , bkusarhbhutéh , çrtUa âdêsapati. Je remarquerai, sur ces deux derniers mots, que j'ai suivi la leçon du n* 2 ; mais je soupçonne que cette leçon est moderne et que de plus anciens mss. auraient le nominatif. En effet, on voit clairement dans le ms- 1a trace d’un visarga effacé

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