CHAPITRE I
îo3
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{ Lignes 1 4 f> . 1 f> a. )
TRADUCTION DE NKRIOSENGH.
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( Ms. Anq. n* a F, pag. 4- )
TRADUCTION d'aNQUETIL.
« Je le prie et l'invoque (lui) qui fait du bien aux rues (et qui « est) saint, pur et grand **. •
Le n* 3 S oublie l'anusvâra dans ie mot sâgaagha, transcription du mot rend çâvaÿheé. D lit nâmni tchâyâ au lieu de tcha yâ; cette dernière faute vient de ce que le copiste a pris la barre qui sépare les mots sanscrits destinés k représenter le texte, de la glose qui les accompagne, pour une marque d‘d long. Le n* a F lit tamakâryi-
ntm, et le n* 3 S samakârytnti ; nous avons rétabli le nominatif. Le même ms. a yutkâni, pmvrtrddhayati , visinâmni , punyagurv i, manachyésara mAvêdêchu, sakârryirni. Les fautes du n# 3 ont existé, en partie du moins , dans le n* a F, mais elles ont été corrigées par une main moderne; le mot môbêdichu était écrit mâivadi ; et sakârryint a reçu entre les lignes l'addition d'un t quiescent.
M Zend Attesta, tom. I, a* part, pag, 8a.
aoA COMMENTAIRE SUR LE YAÇNA.
Nous trouvons ici deux mots qui passent aux yeux des Parses pour les noms de deux coopérateurs de Ilàvan. C’est ainsi que nous avons vu, au paragraphe V, deux assesseurs d’Oschcn. Nériosengh suit l’opinion de ceux qui personnifient les attributs que désignent ces mots; Anquetil, au contraire, les traduit comme de simples épithètes, et les fait rapporter à Hâvan, au mbycn de l’addition du pronom lui. Le premier de ces deux mots est lu «s# dans
le seul n” 3 S, pag. 3; et quoique cette leçon ne soit soutenue par aucun autre manuscrit, je soupçonne que c’est la véritable, parce que nous trouverons ce mot à l’accusatif, fâvaghim, lequel nous donne un thème çdvagh, et non çdvaghi, comme il serait nécessaire de l’avoir, si le datif de ce mot était réellement çâvaghèi. Je crois que c’est le voisinage de çdvaghê et de hâvanèê qui a porté le copiste i donner au premier la terminaison du second.
Quoi qu’il en soit de la désinence èé qui nous donne un thème en i, ou de é qui nous en donne un terminé par une consonne, Nériosengh, qui considère tous ces mots comme des féminins, plutôt peut-être parce que le nom sanscrit des divisions du jour est féminin, que par suite d’une observation bien exacte du genre des termes originaux, Nériosengh, dis-je, regarde çdvagh comme le génie coopérateur de Hâvan, et sa glose signifie ■ celle qui fait croître les > troupeaux de bœufs. > Réunissant ce mot au suivant, Anquetil l’interprète par ■ celui qui fait du bien aux rues. • Il résulte de là que çdvagh signifie • celui qui augmente ou qui fait du bien ; • et dans le fait, le mot zend qui a le plus de rapport avec celui qui nous occupe est çavù (pour faeaj) qu’ Anquetil traduit par bien, et Nériosengh par lâbha (gain). Mais d’où vient que, dans le çâvagk-é de notre texte, la voyelle du radical est longue? Elle ne l’est dans aucun des cas de çavâ (bien), et cette considération me paraît suffisante pour nous faire reconnaître que si ces deux mots peuvent appartenir à la même racine, ils ne sont cependant pas un seul et meme mot. En supposant que çav soit le radical commun de ces deux