‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 85 sur 139 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

TRADUCTION d’aNQBETIL.

• Je prie et j’invoque (le Gàh) Rapitan, saint, pur et grand »

La portion du jour invoquée sous le nom de Rapitan, selon la prononciation parsie, commence à midi et dure jusqu'à trois heures du soir. C’est également, selon Nériosengh , le samdhyâ du milieu du jour. Ce nom est écrit dans le n* 6 S, pag. 3 ;

Auij dans le n° 2 F , pag. 5; et dam le n° 3 S, pag. 3 : je

conclus de la comparaison de ces variantes, ainsi que de celle des autres passages où se trouve ce titre, qu’il faut l’écrire rapi... et non rapt. Du reste, cette question de pure orthographe aurait plus d’intérêt si nous savions le sens propre de ce mot. Je n’ai jusqu’à ce moment trouvé dans 1a langue aucun autre terme qui me permit d'en déterminer le sens. On peut sans doute croire que le thème rapithwina, dont nous avons ici le datif singulier, est un adjectif formé, comme uchahina (si toutefois l'on admet cette variante), avec le sullixe ina. En effet, on trouve dans un autre passage duVendidad proprement dit, au second fargard, le mot rapithwàm qui

nous donne une forme primitive , si on la compare à rapithwina 10°. Il n’est pas aisé de reconnaître d’après la traduction d’Anquotil (« le « pays auquel préside Rapitan »), quel est le rôle grammatical de rapithwàm. Expliqué par le seul secours de l'analyse, rapithwàm est l’accusatif singulier d’un thème, vraisemblablement féminin, rapithwa, qui, à en juger par le sens du contexte, doit signifier le midi. Dans ce thème, rapi est-il le radical, et thwa la formative? Cela est vraisemblable; mais comment le suffixe thwa, sans doute pour le sanscrit tva, peut-il former un nom qui a l’apparence d’un féminin? Ce sont là des questions que l’absence de moyens de comparaison me met, quant à présent, hors d’état de résoudre. Je ne puis cepenn Zend Avesta , tom. I, 2* part. pag. 8a. — ,0* Vendidad-sadc, pag. 137 et 138

aa4 COMMENTAIRE SUR LE YAÇNA.

dant m’empêcher de remarquer le rapport que présente le mot zend rapt (en supposant que ce soit là l’origine de rapilhwa) avec le sanscrit ravi (soleil). Peut-être ces deux mots ne sont-ils que des orthographes diverses d'un seul et même terme. D’un autre côté, nous verrons par la suite que le radical sanscrit rabh (se réjouir) est devenu en zend rap, par la substitution de la sourde non aspirée à la sonnante aspirée; mais je ne vois pas clairement le rapport qui peut exister entre un radical signifiant se réjouir, et le génie du midi, si ce n’est peut-être celui qui se trouve entre div et divan (jour).

Quant aux autres mots qui composent ce paragraphe, le premier, achaonê , est lu de cette manière dans le n° 3 S, avec un)» d long, dans le n° a F, et dans le n° 6 S. Ce dernier

manuscrit lit seul correctement mo 1 •**#?•**, au I*ou de asalté que donnent les trois autres copies; mais il a incorrectement Au

reste, en attendant que nous puissions déterminer avec plus de précision le sens du mot rapithwina, nous traduirons avec Anquetil ce paragraphe de la manière suivante :

«J’invoque, je célèbre Rapitan (Rapithwina. le milieu du jour), ■ pur, maître de pureté. «

•joodo-^ qyjlMigyj»

(Ligne 19 &;et pag. 5. iig. i,n.|

TRADUCTION DE NÉRIOSENCH,

faM«dqifn gppfarfH pftfofimwqt : ftn^tfjufi art

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