CHAPITRE I
zjmfa i**rt tr^rtrni aahi &i ^ m *r^zrç
n^ïnà twiif<ufi h ■•■
(Ms. Auq. n* a F, pag. 5.)
TRADUCTION d'aNQCETIL.
« Je le prie et l'invoque (lui) qui donne tout dans les villes, (et qui « est) saint, pur et grand 1M. »
Le premier mot de ce paragraphe, que le seul n° 6 S lit asj, a déjà été expliqué au paragraphe VI. Il est en composition avec le mot suivant, qui est diversement lu dans les divers manuscrits, dans le n* î F et dans le n° 3 S, et dans le
n” 6 S. Ce mot porte la désinence du datif que nous reconnaissons dans les mots de ce passage, avec lesquels il est en rapport. De ces diverses leçons, la dernière est évidemment la plus fautive, par cela meme qu’elle n’a pas de désinence. Mais on peut hésiter
VARIANTES DE LA TRADCCTION DE NÉRIOSEXGH.
Les deux manuscrits écrivent avec anusvâra nimamtrayâmi. Le n* 3 lit toujours tampunt avec un u bref; le n° a double le n sous le r. Le n* 3 S a phrtdadâranAmni samdhydm; le n* a F avait aussi anciennement ce dernier mot, mais une main moderne l'a effacé comme inutile. Le n" 3 oublie donc pm du n° a. Le na 3 a fautivement rathwini samdhyâmyâ ; le n* a avait aussi primitivement ce second anusvâra , qui est fautif. Aucun des deux mss. ne donne le visar-
ga, signe du gén. que je rétablis. Le n* a F avait anciennement samakâryécha ; au-dessus de la dernière syllabe de ce mot, une main moderne a écrit ni, ce qui donne jamakâryêni, lecture très-fautive. Le n* 3 est ici confus , on peut y lire samakarni ou même tamakârnê. Le même ms. a ynthâni paçunthn ; en revanche il lit pravanidhayati , mieux que le n" a F, qui a pravarddhayiti. Le n* 3 a djitdandmnt punyAtmani ptuiy amorti; j'ajoute un anusvâra au punyâtmant du n° a F. Le n* 3 S a manachêcku et saikAryini ; et le n* a F, satkâryint.
101 Zcnd Avesta, tom. 1, a* part. pag. 8a.
aa6 COMMENTAIRE SUR LE YAÇNA.
entre fsavé et fsaovê; car ces deux leçons sont également justifiables. Dans l’une, av est le résultat de la résolution de ao devant ê; dans l’autre, ao reste sans altération, mais c’est parce que v s’insère comme lettre de liaison entre ao et la désinence ê. Celte dernière orthographe est en particulier très-intéressante, en ce quelle semble rappeler la distinction qui existe en sanscrit entre les noms en ü monosyllabiques, et les mêmes noms lorsqu'ils sont polysyllabiques. Nous avons déjà vu, par le mot vaghavé, que le datif des substantifs dont le thème est terminé par u bref souffre, en zend comme en sanscrit , un gu na qui se résout en at> devant la voyelle désinentielle é. Les mots comme rathwé, tanuyé et d’autres présentent, il est vrai, quelques exceptions à ce principe; mais il ne s’applique pas moins dans un assez grand nombre de cas pour qu’on puisse le dire commun au zend et au sanscrit. Qu’arrivera-t-il, au contraire, si le thème du mot est en ti long, si ce thème est un monosyllabe, et qu’il soit employé comme seconde partie d’un mot composé? La voyelle finale du thème souffre un guna qui se résout devant é , ou qui subsiste sans altération, grâce à l’insertion de la semi-voyelle v. C’est l’insertion même de cette lettre qui me paraît rappeler ce qui arrive uniformément à tous les monosyllabes sanscrits end, lorsqu’ils sont isolés, et seulement à ceux dont la voyelle est précédée de deux consonnes, lorsqu'ils sont employés à la lin d’un mot compose. En effet, entre fsaovê du zend fsù, et druvê du sanscrit dru, il y a cette différence, que la voyelle finale du thème a déjà subi en zend guna, tandis qu’elle ne le subit pas en sanscrit; et il y a d’autre part cette ressemblance, que le guna s’est joint à la voyelle de la désinence au moyen de la semi-voyelle v dont l’élément fondamental est a, de même que la voyelle du thème dm s’est résolue en un devant é. 11 me semble que le v de fsaovê n’est pas exactement une lettre de liaison au même titre que le y de lanuye, et qu'il sort plus virtuellement, et plus organiquement, sijepuis m'exprimer ainsi, de la voyelle radicale du mot. Dansysai’é au contraire, la règle générale est suivie, et