CHAPITRE I. a
ccptihlc d’une modification tendant à l’augmenter. Dans zanlama, du paragraphe XI, la voyelle a n’a pas subi une modification pareille: c’est sans doute parce que la voyelle précédant la nasale n, s’incline tellement sur cette nasale quelle semble faire corps avec elle, et que jçh an
son nasal à la voyelle a est le plus haut degré d’augmentation auquel a puisse parvenir, puisque à représente d’ordinaire (à l'exception peut-être de quelques mots) un a long dévanâgari avec lequel se fond le son nasal.
Au reste, adoptant pour ddqyuma le mode d’interprétation suivi pour zanlama , nous le traduirons par < celui qui protège les pro- « vinces. » Le sens de province donné au primitif daqya est établi par un grand nombre de passages, et même par l’autorité de Nériosengh, quoique ici sa glose n’offre, au moins selon moi, aucune trace du sens du texte. Nous n’y trouvons qu’une transcription fort abrégée du mot zend qui s’est altéré en dché , transcription qui nous apprend que le g s’est changé dans la prononciation parsie en h. Le reste de la version de Nériosengh signifie (pourvu toutefois qu’on adopte les corrections qu’il m’a paru nécessaire de lui faire subir), « celle qui fait le bien au milieu des hommes qui • n’ont pas tremblé par crainte des êtres célestes. » Quant aux diverses formes du zend daqya, et à l’analogie de ce mot avec le sanscrit dasyu, je renvoie le lecteur à ce que j’ai dit à ce sujet dans les Notes et éclaircissements joints à ce volume m.
Les derniers mots de notre paragraphe présentent les variantes ordinaires. Le Vcndidad lithographié lit fautivement achaoni, ainsi que le n° 6 S, qui confond d’ordinaire J i avec «j ê à la fin d’un mot. Les deux Yaçnas zend-sanscrits ont régulièrement Tous
les manuscrits ont asaliâ; c’est qu’il faut lire. Le seul n“ C
a Jü/’ôij 5 ; les trois autres lisent ralhwé. En résumé , nous pourrons traduire ce paragraphe de la manière suivante :
m Voyez ci-dessous , Notes et éclaircissements , note Q , pag. lxxxix sqq.
représente en quelque façon £ à; or, l’addition du
a38 COMMENTAIRE SUR LE YAÇNA.
• J’invoque, je célèbre celui qui multiplie les hommes, et qui • protège les provinces, pur, maître de pureté. ■
(Lignes 7, 8 a.)
TRADUCTION DE NÉRIOSENGH.
ftru^ïTTfn ^ RTfwr 5mf pfenul ctuii '^ra)
*TT: tJ3î*TR fatfçs» £ I ITrtRTcJ ^Tftî: VW WÙ tjtl MHWWId;
’t irt jiok*i TTfÿZFtJZf *Tt*J t WT HW : ÇÎEÎÎT jTPTît H »jhah *Tâî- 7HT: H "•
( Ms Anq. n* a F. pag. 6 el 7. )
1 VARIANTE DE LA TRADUCTION DE NÉRIfKCNGIl.
Le» deux mas. écrivent mmam . . . avec un anuavâra , el le n* 3 lit samparnayâmi ; le na a double n sous r. Le n° 3 oublie l’anu* svàra de nâbhim el de apârii. Le n* a lit bardjdjasulmt , el le na 3 seulcincnl rdjdjasvthni ; j'ai rétabli la voyelle a dans le mol burdjdja, transcription du mot parsi /iordj. Le n* 3 écrit avec i, slrinâm. Le n* a avait primitivement mdlasthâihruuh , le sth étant repré-
senté . selon les habitudes des copistes de l'Inde occidentale, par stchh; mais une main moderne a effacé le premier anusvàra. Le n* 3 S suit la leçon ancienne sans la corriger. Les deux ms», écrivent nirmalâmgam , ils placent également un trait simple de séparation après êltumât; je le supprime comme inutile. Je rétablis d'un autre côté le vi* sargade ruibhih, signe qu'omettent les deux mss. devant 1. Le mot rram est très-confusément écrit dans le n* 3; il semble qn’on doive lire nyaih; je suis le ua 3. Le n* 3 a