‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 93 sur 139 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

TRADUCTION D'ANQUETtL.

< Je prie et j’invoque le Bordj donné d’Ormmd, ce nombril des * eaux. (Je prie) l'eau donnée d’Ormuzd n*. •

Le premier mot de ce paragraphe, que tous nos manuscrits lisent delà même manière, est un des termes qui se représentent le plus souvent et sous les formes les plus variées dans les portions qui nous restent du Zend Avesta. C'est un adjectif, ou plus exactement un participe au génitif, dont la forme absolue bërëzal représente le sanscrit vrihat (large, grand) uî. Ce rapprochement fondé sur l’identité

bidjam par un i bref; dans les deux mss., ce mot est suivi d’un trait simple de séparation que je supprime comme inutile. Le n* 3 omet le relatif yêna qui cependant est nécessaire, et il surmonte Ta initia) de açvdh de la figure de IV et d'un anusvàra. Les deux mss. écrivent amamdasya et suihdaratarû avec un anusvàra , et le n* 3 emploie même l'a long. Tous deux ont également dj ayant té. Le n* a a àpaçlcha, et le n* 3 a âyaçtcha, par suite de la confusion de y avec p.

m Zend Avesta , tom. I , i* part. pag. 83. m Voyez ci-dessus, $ V et la note 68.

(Test avec raison, je crois, que M. Pott ( Etym. Fonehung. introd. pag. lxxyi) rattache au radical zend berèz le nom propre Barzenles et Barzaentes de Quinle-Curce {1. VI, c. 6, cl 1. VIII, c. i3), que Ion trouve écrit BV^***7^ dans Arrien ( Exped . Alex. 1. III, c. a i et 2 5), et B^pnttnç (ibid. 1. 111, c. 8). C'est bien, comme le pense le philologue précité, le participe rend bérïzaüt, qui, ajouterons- nous, se présente tantôt sous la forme augmentée de la nasale, tantôt

sous sa (orme radicale pure. En rappelant l'altération que le peblvi fait subir au mot zend que nous venons de citer, altération qu'Anquelil transcrit Bourzin , et dont les Parses donnent certainement une fausse étymologie ( Zend Avesta , tom. I, a" part, pag. 4’J ) « M. Pott a donné une grande vraisemblance à l'opinion qu'il expose sur le rapport des noms persans où se trouve Barzan , avec le zend bérëzan . Nous remorquerons que ce rapprochement, auquel nous étions déjà arrivés de notre côté, paraîtra presque évident, si l'on se rappelle le datif pluriel du zend bcrézaf, qui est bèrezun-byâ. Voici, au reste, quelques-uns des noms anciens, dont plusieurs ont été cités par M. Pott, qui me paraissent se prêter à cette explication : B^>£orttf (Atriau. Exped. Alex. 1. IV, c. 7 ; Diod. 1. II, c. î) , et en composition, (Clés. Pars. cap. lvii

et Lxxifi; Baehr, pag. aoà et ai6; Atriau. Exped. Alex. 1. III, c. 8: Plut. Vit. Artaxerx. c. xii ; Curt. I. VI, c. 6) ; Aexo- £Vr*"a ( (Xenoph. Cyrop. 1. VIII, c. 8;

j4o COMMENTAIRE SUR LE YAÇNA.

du zcnd ërë et du sanscrit ri, et sur la permutation si facile du v en 6 (permutation qui a lieu de même en sanscrit où vrih, croître, forme Brahman), peut être également appuyé de l’autorité des Parses, qui traduisent le mot bérëzat par élevé. C’est ainsi qu’Anquetil a proposé comme variante à, sa traduction : • ce nombril élevé d’où * Ormuzd (fait couler) les eaux 115. » Ce n’est là qu’une paraphrase sans doute, mais cette paraphrase a le mérite «l’être plus près du texte que la version adoptée par Anquetil, et de nous montrer, avec la signification véritable de bérëzat. l’origine du nom propre de la montagne Bordj , nom «pii n’est que la transcription de l’adjectif bérëzat. Mais si bérëzat signifie élevé, et qu’en même temps il désigne la montagne élevée par excellence, ou le Bordj, lequel de ces deux sens, du sens propre ou du figuré, adopterons-nous dans notre traduction? C'est une question à laquelle il ne sera possible de répondre que quand tous les mots de notre texte auront été analysés; car alors seulement il sera facile de reconnaître à la- «juelle de ces deux interprétations se prêtent les autres mots de celte phrase.

Après bërëzatô, notre Vendidad-sadé donne ahurahi, orthographe fautive que corrigent le n* G S et le n’ a F, en lisant au

génitif de ahura. Le n° 3 S donne par erreur le thème non décliné «Kou). Anquetil traduit ce mot par • donné d’Orniuzd, » tandis que Nériosengh, plus fidèle à son interprétation de ahura, le réunit

Arri»n. Esprit. Alex. 1. III, c. S et 18), cl ( A mon. Exped. Alex.

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