‹ Commentaire sur les Eléments du droit international et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton [microforme] (volume 3)Chapitre 108 sur 138 · INTERVENTION DE L'ANGLETERRE DANS LES AFFAIRES DU PORTUGAL, EN · texte numérisé non relu

INTERVENTION DE L'ANGLETERRE DANS LES AFFAIRES DU PORTUGAL, EN

ÉLéments, part. II, chap. 1, $ 8, tom. I, p. 86.

HisroiRe, 4° pér., $ 25, tom. II, p. 205.

Lt ae La famille royale de Portugal, forcée de quitter ce pays à PORAGAL An la suite de l'invasion française sous Napoléon I®, avait continué à résider à Rio de Janeiro, depuis 1807.! Le roi Jean VI s’y trouvait encore en 1820, lorsque la constitution espagnole fut proclamée à Lisbonne, le 11 Novembre de cette même année. Il arriva dans cette ville le 4 Juillet 1821, tandis que Constitution ]es Cortès travaillaient à rédiger une nouvelle constitution.

proclame à Le roi jura de garder et de prendre pour règle de sa con-

11 Novembre duite les bases décrétées le 9 Mars 1821, et, le 25 Septembre 1822, il prêta serment à la constitution telle qu'elle avait été établie par les Cortès.

AranUs de Le Portugal, qui craignait que la guerre faite par la France

“one AUpAne contre l'Espagne ne fût aussi dirigée contre lui, avait fait

l'Angleterre, une démarche, vers la fin de 1822, auprès de l'Angleterre. pour obtenir de cette puissance qu’elle garantit sa constitution, telle qu’elle venait finalement d’être adoptée. On avait donné à entendre, qu’en ‘cas que cette garantie ne fût pas donnée, une alliance offensive et défensive serait conclue avec la France, ?

Ne M. Canning répondit que si l'Angleterre prenait sur elle de garantir les institutions politiques du Portugal, elle commettrait une infraction directe au principe de non-intervention dans les affaires intérieures des États, principe qu'il était

AE clairement de l'intérêt du Portugal de voir respecté et main-

AT tenu. Le traité que l'Angleterre avait avec le Portugal l'obli-

terre. geait à veiller à la sécurité extérieure de ce royawrne, mais non à examiner ou à récuser ses institutions intérieures, ni à s'en faire le champion. Il lui suffisait, par conséquent, de dire que les changements qui pourraient survenir à l’intérieur n'affec-

1 Voir Tiers, Aistoire du Consulat et de l'Empire, tom. VITE, p. 340. 2? Annual Register, 1821, p. 210. Zbid., 1822, p. 266.

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